C'est l'heure du prouprou.

Episode 1 : American Horror Story, Glee, The New Normal

Quand y'en a plus, y'en a encore

Episode 2 : Dexter, Grey's Anatomy et Scandal

Episode 3 : Castle et 2 Broke Girls

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lundi 10 décembre 2012

Calendrier de l'Avent - 10 décembre 2012 : Santa Claus is gunning you down

добрый вечер, добрый вечер,

Ce soir est un grand soir : pour la première fois depuis le 1er décembre, le Calendrier de l'Anti-Avent va vous parler un peu de séries! 
Soyons bref : le meilleur épisode de Noël de tous les temps, dont je vous touchais un mot l'an passé ici, est un épisode de la série animée Futurama






Dans cette série, qui débute en l'an 2099, le Père Noel existe vraiment, sauf que voilà, c'est un robot mal programmé : il prend sa mission très à coeur, et s'il décide que vous avez été méchant cette année, non seulement il ne vous amènera pas de cadeau mais en plus il risque de vous faire péter la face à coups de roquettes. Je ne militerai jamais assez pour l'avènement de Futurama, je vous colle donc le trailer de l'épisode ci-dessous, ainsi qu'un extrait de la chanson de Noël revisitée tout spécialement par le casting pour l'occasion.



Bisous!

jeudi 29 novembre 2012

RIEN NE VA PLUS - Un retour flamboyant, déferlant et sans aucune prétention, vraiment.

Quand vous êtes dans la panade jusqu'au cou, quand vous avez l'impression de creuser le fond de votre trou avec ce qui vous reste de votre trachée, vous vous retournez vers votre zone de confort, ce qui vous a protégé depuis minuscule lorsque rien n'allait aka les séries tv. Ainsi, après avoir lamentablement tué ma santé dans mes révisions de concours, plané sous cortisone à haute dose, sombré dans la plus haute alcoolémie que même un soldat des tranchées n'a jamais connu, essayé de sauver mon chat d'une mort certaine et avoir failli foutre sept milliards de baffes à l'ensemble des administrations de France qui estiment que vous n'avez plus droit d'être payé-malade-étudiant-propriétaire d'une voiture et d'avoir internet simultanément, vous vous tournez vers l'une des meilleures séries de la création, j'ai nommé Farscape

Farscape aka le pays où la vie est tout autant shakespearienne qu'un trip sous LSD



Ils font peur, ne vous inquiétez pas c'est normal

Écartons tout de suite toute controverse - tout autant avec W. qu'avec d'autres humains ou aliens - j'estime et j'affirme que Farscape supplante de loin Battlestar Galactica (version 2000), d'ailleurs tout autant surpassée par Babylon 5 alors que je n'en suis qu'à la première saison - Bob Dylan et des Cylons sexy ne suffisent pas à rattraper, à mes yeux, la connerie patente de Gaius Baltard et le nombre incalculable de baffes que j'ai eu envie de foutre dans la face à Starbuck (si d’aventure j’avais besoin de quelconques autres arguments je pourrais rajouter que Community et Futurama font référence à Farscape).

Farscape d’une petite série australienne sans prétention diffusée sur Syfy va devenir la série adulée par les puristes d'une branche plus fantasy de la SF qu'azimovienne. Le scénario use d'un angle d'attaque d'une simplicité extrême, un humain est transporté par hasard au cœur d'un vaisseau d'aliens, tout en ayant pour corollaire une complexification scénaristique concentrée sur la folie, digne d'une paire de boules de la taille de deux sacs de frappes de Captain America. Ainsi, le héros, John Criton va, aux cotés de la prêtresse Zahn - plante bleue humanoïde dont l'activité favorite est le photo-orgasme - du guerrier Kah Dargo, du voleur et empereur déchu Rigel - dont les traîtrises sont aussi répétées que ses pets à l'hélium - et de la Peacekeeper Aeryn Sun - élevée dans une société qui s'inscrit directement dans la continuité nazie - sombrer peu à peu dans la folie, créant ainsi une série profondément baroque, grandiloquente et d'une beauté émotionnelle transcendante. S'enchaînent amours, passions, trahisons, morts et guerres dans une incohérence à la cohérence redoutable. La beauté de Farscape pourrait se résumer à cette force qu'elle possède de vous transporter dans l'inconnu, de vous chambouler en permanence tout en vous portant au sein d’une sérénité dont l’ataraxie est présente en permanence.
La série portée par l’un des méchants les plus malsains et fascinants toutes séries confondues, tombe dans le shakespearien dès la saison 2, créant une dualité rarement aperçue dans un format tv, voire dans un format papier. La folie devient un personnage quasi à part entière du scénario, ce qui en soit répond à une logique féroce : que feriez-vous si vous pauvre pécheur d’humain atterrissiez au milieu d’un vaisseau vivant, rempli d’aliens prisonniers d’une société néo-nazis, sans jamais plus n’avoir contact avec vos amis, familles ou animaux de compagnie ? Ben Browder, acteur qui tient le rôle du héros John Crypton, transcende son rôle, rendant la folie palpable d’épisode en épisode, le tout exalté par des scénaristes qui se permettent des bijoux d’écriture en effectuant des épisodes honneurs aussi bien à Don Quichotte, Alice aux Pays des merveilles ou encore les Looney Toons.
La folie, ce compagnon de tout épisode, se dilue intégralement lors de la saison 3, qui, pour ma personne et quelques autres initiés, voire puristes, est l’une des plus belles créations que le petit écran ait connu. Toutes les folies sont permises, toutes étant au service d’une tragédie dans son sens le plus classique. La saison bouleverse votre sphère sensible de façon brutale, l’interprétation sauvage, dermique et douce à la fois d’une des actrices n’y est aucunement étrangère.
La série assassinée au cours de sa saison 4, initialement prévue pour cinq saisons, dut torpiller son intrigue pour espérer prodiguer à ses suivants une fin de saison satisfaisante qui se prolongea, toutefois, quelques années après sous la pression d’une communauté acharnée de téléspectateurs, grâce à un film, The Peacekeeper Wars.

D’aucuns diront que la série fait kitch, voire peu ragoutante parfois, ce à quoi je répondrais que ce kitch est en réalité un honneur aux monstres marionnettes présents dans l’ensemble des films d’horreurs des années 90, que deux des personnages principaux sont des marionnettes qui nécessitent chacune au moins cinq artistes pour les faire fonctionner - et que bon Jim Henson, le créateur de la série est celui du Muppet Show. En réalité, le pouvoir du beau ne repose pas uniquement dans sa capacité à charmer, émerveiller et sidérer, il s’incarne tout autant dans sa possibilité à effrayer, déranger et violenter son récepteur.

Farscape possède la force des violons, la sagesse de la folie, la beauté de l’horreur de son monde, l’émotion de personnages qui ne font qu’évoluer en permanence chacun selon leurs convictions propres et rarement pour un bien commun. Le manichéisme n’a aucune place en ce lieu intemporel qu’est Farscape dont l’une des principales forces est de s’imposer au-delà de son visionnage : plus la distance temporelle qui vous sépare de la série est grande, plus elle repose, vous incitant ainsi à appréhender la complexité de son message et la beauté transcendante de son cœur et ses âmes que sont respectivement son scénario et ses personnages.


Six Feet Under : Les croque-morts, c'est plutôt sexy


Faisons le point. Que s’est-il passé en ce mois de novembre ? En gros, j’ai fait quelques milliers de kilomètres, essuyé quelques galères administratives intergalactiques, bu quelques verres, raconté quelques conneries, traîné quelques heures dans les bouchons. Par contre, je n’ai pas pris beaucoup de douches chaudes –voire de douches tout court-, je n’ai pas regardé beaucoup de séries, j’ai pas mal dépéri, je me suis pas mal lamentée sur ma terrible tendance à procrastiner qui peu à peu, tirait Chats en Série vers le fond du seau des œuvres géniales inachevées.
Au milieu de ce marasme parfaitement novembresque, dirais-je, deux ou trois trucs m’ont sauvé la vie et en matière de séries, je vous le donne en mille, ce n’est PAS la quatrième saison de The Vampire Diaries qui a remporté la palme, non non non.

Seriouslyyyy

NON. La seule vraie série qui dans ta vie fait une belle différence, c’est Six Feet Under, et ce que j’aime particulièrement au delà de la regarder pour la cinquième fois en entier, c’est  de contribuer à la faire découvrir à quelqu’un, observer ses réactions à chaque début d’épisode devant les scènes de mort tour à tour hilarantes, déprimantes, absurdes. A chaque fois, ou presque, la magie opère : Six Feet Under peut conquérir n’importe qui. Pour moi, ce qui prouve que c’est ma série favorite pour toujours, c’est que j’ai beau connaître les épisodes par cœur, je trouve toujours un sens nouveau aux événements ; cette série s’appréhende différemment en fonction de son propre vécu, du contexte dans lequel on la regarde.

La première fois que j’en ai entendu parler, j’étais plus ou moins un bébé de 15 ans ; je lisais un magazine hautement scientifique de type « Series TV Mag » et je suis tombée sur un encart parlant de SFU. Interpellée par le titre ô combien sexy, quand même, et plus ou moins fana de surnaturel, je me dis qu’il y a peut-être quelque chose à palper et je lis le petit paragraphe. Je vous le dis : on a jamais vu un pitch aussi repoussant que celui-ci, a tel point qu'il s'est gravé dans mes souvenirs. « Six Feet Under raconte le quotidien d’une famille de croque-morts à la suite du décès de Nathaniel Fisher, le père et directeur de la maison funéraire ». Ah bon ! Voila une intrigue qui promet rebondissements et sexytude…
Pour finir, un jour, j’ai regardé la saison 1 de Dexter ; j’aimais bien Michael C. Hall, je me suis dit, bon, regardons ce qu’il a fait avant. Alors j’ai vu le pilote de SFU, et là, j’ai fait un AVC de bonheur puis j’ai acheté l’intégrale.



Pourquoi ? Parce que Six Feet est une incroyable histoire : on a rarement dépeint à la télévision l’être humain avec un tel réalisme, une telle vérité. Tout y est beau, parfois triste à crever, parfois terriblement drôle, parfois long, parfois trop court avec en fil conducteur, cette expression calamiteuse : « tout ce qui naît meurt ». En cinq saisons, si tu ne l’avais pas compris avant, on t’explique que rien n’a de sens, que tout risque de s’achever dans la douleur, que le changement est inévitable : Alan Ball prend ses nouilles à deux mains, écrit des mots merveilleux pour un casting d’une excellence à pleurer et il te parle gentiment de la mort et du temps qui passe.
On pourrait penser, on pourrait me dire, « hum, c’est déprimant ton truc » et je pourrais répondre « fuck off », mais la vérité, c’est que parler de choses terribles avec un ton simple et de super fondus enchaînés au blanc rend la vie plus belle, plus lumineuse, plus compréhensible, plus facile à supporter.

Sérieusement, qu’est-ce qu’on peut redire à ça ?

W., attend Spike de pied ferme


N., wzzzzioum, wzzzzioum


mardi 26 juin 2012

Il fait beau aujourd'hui tu ne trouves pas ? - Semaine du 27 Juin 2012

Salut les minous, cette semaine notre chronique est divisée entre une sitcom minable de plus, la reprise de Futurama sur Comedy Central et celle de Suits sur USA. Oui, c'est ce qu'on appelle un crescendo.


Baby Daddy


Pas d'entourloupes : j'ai frôlé l'embolie en regardant la dernière sitcom d'ABC Family au réveil il y a quelques jours. Pour rappel, ABC Family est la version délibérément niaise d'ABC qui n'est déjà pas la dernière au pays du culcul : quand il nous arrive une série de cette contrée reculée et pailletée, la méfiance est de mise.
Parfois, on tombe sur une série pour adolescents complètement nulle, mais elle parvient à créer une alchimie surprenante : The Lying Game, Switched At Birth et feu The Nine Lives of Chloe King forment ainsi d'excellents guilty pleasures. On kiffe.
Le reste du temps, on voudrait se taper la tête sur les murs pour oublier les vingt voire quarante minutes d'une vie perdues à regarder une série pourrie. Comme vous êtes des petits malins, vous avez bien compris à quelle catégorie appartient Baby Daddy, que j'ai du regarder sans le son à partir de la huitième minute pour tenter de préserver mes synapses : je ne veux plus jamais en parler.


Je résumerai, toutefois, pour les aventuriers et les gens sérieux, le principe de cette nouvelle sitcom en quelques points : 

  • la scène se passe dans un appartement new-yorkais
  • un bébé est abandonné sur le paillasson d'une colocation de jeunes garçons stupides mais attachants
  • le héros s'avère le père du bébé
  • une fille surgit fort à propos pour changer des couches
  • la fille est secrètement amoureuse du héros
  • le héros décide de garder le bébé pour l'élever avec ses amis



Voilà, joyeuse saison et à bientôt dans l'au-delà




Futurama

Une bien meilleure nouvelle est tombée cette semaine : la merveilleuse série d'animation quinze fois ressuscitée, Futurama, est repartie pour une septième saison. En dépit du fait mystérieux que la seconde moitié de la saison sera diffusée à l'été 2013 uniquement, rien ne nous empêche d'agiter nos petits bras en l'air de joie à l'idée de retrouver les héros déjantés du 31ème siècle.
Il faut que j'avoue d'emblée n'avoir aucune objectivité concernant Futurama, car c'est la première voire la seule série d'animation qui a suscité chez moi un tel intérêt : les robots alcooliques, les machines à suicide, New New York, les présidents décapités et les personnages plus délirants les uns que les autres sont une source inépuisable de fous rires nerveux. Je ne m'en lasserai ja-mais.
Je peux donc rassurer les fans, même s'ils ne devaient pas être trop inquiets, car cette saison sept démarre sous les meilleurs auspices avec deux épisodes d'enfer. Au programme cette semaine: des bébés robots, un Fry phosphorescent, une machine à boisson concupiscente, la fin du monde en 3012, une chasse au pantalon dans l'espace et quelques braquages de banque. Que demander de plus?




Le ronron de la semaine

Chaque année, un certain nombre de séries estivales font leur apparition : noyées au milieu de comédies sans saveur comme Franklin and Bash ou d'autres daubes infâmes à la Baby Daddy, émergent des perles comme Suits. Serie au premier abord juste sympathique, ce drama judiciaire fait exploser son talent dans sa seconde saison. La fiction met en scène Harvey Specter, avocat de renom et don t la cruauté et l'interet  pour l'être humain semble s’arrêter à l'entrejambe féminin, et Mike Ross, un moins que rien qui possède une mémoire photographique. Les larons se rencontrent lors d'une situation des plus cocasses ; en effet, Mike qui tente d’échapper à la police lors d'une transaction de drogues se retrouve en plein milieu du recrutement du  nouveau disciple de Specter. Le pitch est donc simple : Mike Ross sans aucun diplôme en poche devient le protégé de Specter et avocat en herbe. Au delà du simple divertissement à potentiel que représente la série durant sa première saison, le drama judiciaire de USA Network se révèle complexe et aussi stimulant qu'un The Good Wife dans son second volet. Ainsi, les intrigues principales et secondaires se mêlent avec aisance et efficacité, et les second rôles sous tendent parfaitement la narration. La part belle est ici faite aux femmes, qui s'avèrent les véritables détentrices du pouvoir au sein de la firm : que ce soit Donna la secrétaire de Harvey qui connait son patron et ami par coeur et surtout sert de réserve à potins et à informations, ou Jessica Person, associée senor de l'entreprise et mentor d'Harvey, incarnée par la sublime et intemporelle Gina Torres, en passant par Rachel, la parajuriste soutient fascinant de Mike Ross, elles sont toutes indispensables aux héros et à l'intrigue de la série et ce, bien au delà; de leur simple charme. Bref, jetez vous dessus.




N.
W.