C'est l'heure du prouprou.

Episode 1 : American Horror Story, Glee, The New Normal

Quand y'en a plus, y'en a encore

Episode 2 : Dexter, Grey's Anatomy et Scandal

Episode 3 : Castle et 2 Broke Girls

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mercredi 21 mars 2012

Critique Pilot : Missing - Mon fils, ma bataille


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I want to kill myself with a bullet right in my head
 coz it's so full of crap qu'on dirait Josephine l'ange gardien
 
Derrière ce nom évasif (haha) qui fait référence à une bien belle série, Missing, nouveauté d'ABC en ce doux mois allergisant de Mars, s'imposait comme le fer de lance du genre action de la chaîne. Missing c'est l'histoire d'une mère, Becca Winstone, incarnée par la refaite Ashley Judd, ancien agent de la CIA reconvertie dans le dangereux métier de trafic de fleurs, qui vit une relation fusionelle avec son bambin depuis maintenant dix ans suite à la mort explosive de leur père. Le petit Mikael, Nick Eversman, qui a au passage un sérieux problème de dents, décide de partir à Rome afin d'y réaliser ses études d'architecture, maman est un peu triste mais contente quand même. Alors qu'au bout d'une semaine elle n'a plus de nouvelles, Becca décide de mettre l'Europe à feu et à sang pour retrouver son fils. L'argument premier de vente de la série Missing était et est encore, le fait qu'elle soit tournée en Europe, le contexte européen n'apporte donc rien de plus, surtout lorsqu'on aperçoit des plans incrustés régulièrement.


Un paysage on ne peut plus réaliste


Ce que j'affectionne tout particulièrement chez ABC, c'est cette absence de capacité à ne pas faire du pathos, il faut toujours qu'il y ait des bons sentiments et du moralisme à deux euros six cents, du coup on se tape une serie d'espionnage avec comme toile de fond une mère pas contente du tout. La conséquence directe de tout cela c'est que l'ensemble n'est pas crédible et en devient ridicule, la preuve en est dans cette magnifique exposition des talents d'espionnage de Becca. 

Je suis une super espionne and YOU KNOW IT. (en quatre points)

- Force physique et entrainement : retirée du métier depuis dix ans, Becca n'a perdu ni force physique, ni sang froid. Ainsi elle annihile un espion italien en service et dans la force de l'age, en 3 coups de cuillères à pots, enfin trois coups de cintre plutôt.

Ne sous-estimez pas le pouvoir du cintre

- Maîtrise des armes: Lorsqu'elle reprend un gun en main, elle le réutilise, le démonte FINGER in the nose.

Accessoirement, elle ressemble à Lara Fabian en train de chanter Je t'aime.

- Localisation des  objectifs de mission : Possédant des techniques de repérage de folie, elle retrouve les témoins avec une efficacité déconcertante. Ainsi, en plein milieu d'une boite de nuit (où est diffusée cette discrète et mélodieuse mélodie) elle décide de faire sonner un portable pour le repérer ... au son de la sonnerie, toi même tu sais. 

-Botte secrète : sait faire disparaître et apparaître des escarpins (moches) à la commande.






Toutefois comme on est ABC, notre espionne est avant tout une SUPER maman. Ainsi, l'épisode est ponctué, que dis-je déborde, d'instants Joséphine Ange Gardien.

-Instant JAG n°1 (c'est fou le diminutif de Joséphine Ange Gardien donne JAG, coïncidence? je ne pense pas) : à peine sept minutes après le commencement de l'épisode est diffusé : Glass Pear - Eyes Wide Open (oui, il fait flipper) pop même pas acidulée totalement insipide qui a pour seul objectif d'augmenter l’empathie du téléspectateur devant son écran, ou le faire vomir, c'est selon.

-Instant JAG n°2 : Becca (qui s'appelle comme ça de nos jours d'ailleurs? ) et Mikael ont un code pour se dire je t'aime.

Code qui permet au passage un magnifique placement de produit 



Je ne vous cache rien et vous spoile outrageusement la fin du pilot en vous annoncant qu'à la fin elle ne retrouve pas son fils mais s'aperçoit que gravé dans le mur de la cellule il y a cela :

On s'y attendait pas DU TOUT



- Instant JAG (je ne m'en lasse pas) n°3 : Acmé du pathos et rasperries awards de l'année pour Ashley Judd (à 1:45 secondes) :



Merci Ahsley, vraiment merci.


Série directement échappée des années 90, possédant une réalisation surannée, voire obselète, tenu par la main amputée et botoxée de Ashley Judd, soutenue fortement par la dentition atteinte de parodontite de Nick Eversman, Missing s'apparente plus à un Alias raté, un Alias pour le public de Pascal Sevran (à ce propos je vous propose de vous rendre ici et surtout ECOUTE BIEN L’ACCORDÉON et lisez Vichy-Dancing), un Alias sans le génie de JJ. Abrams, qu'autre chose. Si vous n'avez pas de temps à perdre et même si vous en avez, faites autre chose, VRAIMENT.

C'est exactement ce que j'ai ressenti en me fardant le pilot, merci Ashley tu as toujours l'interprétation juste et mesurée.

P.S. : On remercie en claquant des mains et des coudes la participation de Sean Bean, fidèle à sa réputation, au pilot :




Non tout cela ne sent pas le rebondissement vérolé de mi-saison où en réalité on n'apprend qu'il est en vie alors qu'il devrait ressembler à une chipolata un soir d'été, PAS DU TOUT.

Ciao

N. super en ce mois de Mars