C'est l'heure du prouprou.

Episode 1 : American Horror Story, Glee, The New Normal

Quand y'en a plus, y'en a encore

Episode 2 : Dexter, Grey's Anatomy et Scandal

Episode 3 : Castle et 2 Broke Girls

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samedi 5 janvier 2013

Do you have balls? SIR YES SIR! --- Castle et 2 Broke Girls

Bonjour à tous, aujourd'hui c'est reparti pour un troisième volet de notre analyse consacrée aux séries qui n'ont pas froid aux yeux. C'est bien, parce que je regarde la saison deux de Homeland en ce moment et il me faudrait un microscope pour trouver leurs balls à ces mecs là. Si toi aussi, pauvre fou, tu pensais que le fond du seau avait été atteint lors du final de la première saison, tu ferais mieux de mater Castle ou 2 Broke Girls; d'ailleurs viens, je vais t'expliquer pourquoi.




Castle (spoiler for you baby)


En cette cinquième saison, Castle passe de son statut de série mignonne à celui de coup de maître. On en le répétera jamais assez, mais la clé du succès réside dans un parfait accord entre les ambitions affichées et les résultats obtenus : la justesse du ton, la modestie et une certaine forme de culot sont alors à l'oeuvre dans un mécanisme bien articulé. C'est bien le cas pour Castle, qui petit à petit, a foutu un gros coup de pied dans le derche de Bones, longtemps considérée comme sa grande soeur. En effet, quand Bones s'enlise douloureusement dans les travers béants de sa storyline, Castle triomphe avec génie des écueils qui menacent ces séries fondées sur la dynamique d'un duo. Le côté "vont-ils, ne vont-ils pas se mettre ensemble" est géré de façon tout bonnement magistrale alors que chez Bones, excusez mon entêtement, le seul résultat de la tournure prise par la série a été d'aggraver encore ma calvitie précoce. Les scénaristes de Castle l'ont compris : point n'est besoin de drama à outrance, dans la vie comme dans les séries, pour ferrer l'attention et la conserver.
Au delà donc de retournements  de situation très acceptables par rapport à la trame de fond, comme d'habitude assez rapides mais cohérents puisque Castle reste une série au ton résolument léger, la saison cinq ne faiblit en rien. Les personnages secondaires sont toujours aussi sympathiques, leurs rôles ne se déparent pas de leur justification et ils parviennent même pour certains à gagner en saveur (big up Captain Gates) ; les épisodes sont toujours aussi plaisants, puisque les enquêtes hebdomadaires restent inventives. La où d'autres séries policières similaires, comme Rizzoli and Isles, trouvent le moyen de décevoir par une transparence scandaleuse de l'intrigue, Castle garde une construction solide qui permet au spectateur de s'amuser sans deviner, systématiquement, qui est le coupable et à quelle minute il va se faire choper. 
Une satisfaction particulière en cette saison cinq donc, avec une mention spéciale pour l'hommage à Firefly qui a mis des papillons dans le coeur de tous les fans...


2 Broke Girls


On vous l'a déjà dit, on avait littéralement craqué pour la saison 1 de 2 Broke Girls, cette sitcom fraîche et piquante pourtant sortie du cerveau atrophié de Withney Cummings. La saison 2, qui a débuté en septembre, nous donne raison : les dialogues sont toujours aussi bien écrits, le casting talentueux, le rythme enlevé...On pourrait presque me rétorquer "à l'ouest rien de nouveau" et me demander à quoi sert mon article, mais c'est qu'en réalité 2 Broke Girls se surpasse littéralement depuis quelques épisodes. Pourquoi? Parce qu'elle excelle là où tant de sitcoms meurent littéralement dans de terribles, terribles souffrances.




Andy!


Réussite numéro 1, l'apparition d'un nouveau personnage, un grand blond nommé Andy qui tient un magasin de bonbons et n'a pas peur du ridicule. Son irruption est extraordinaire parce qu'elle est inattendue, dans la mesure où souvent les séries qui fonctionnent selon un patron millimétré comme les sitcoms ne parviennent pas à briser leurs schémas de cette façon. L'arrivée d'Andy est également géniale parce qu'elle est menée de main de maître  : son humour est au top, il s'insère parfaitement entre le cynisme rude de Max et l'hystérie de Caroline et vient presque compléter la dynamique centrale de la série.


Cupcake power

Réussite numéro 2 : le scénario AVANCE. Pour frapper fort et bien, je vais vous développer une argumentation imparable : qui a déjà vu How I Met Your Mother? Ouais mais qui a continué la série après cinq saisons? 
C"est bien ce que je pensais, tout le monde est d'accord sauf quelques intrépides :  il n'y a rien de pire que les sitcoms qui se fixent une ligne narrative complètement rigide, qui sont asservies à un pitch ;et surtout, qui tournent en rond pendant que tout le monde attend que Ted rencontre enfin sa meuf. On se souvient, 2 Broke Girls commence exactement de la même manière : Max et Caroline n'ont pas une tune, mais veulent monter un magasin de vente de cupcakes et devenir leurs propres patronnes. Chaque épisode se solde d'ailleurs par le compte de l'argent qu'elles ont amassé ou perdu, un peu comme chaque épisode de HIMYM débute avec la gueule enfarinée des enfants de Ted (qui ont donc pris dix ans depuis qu'ils se sont assis sur le canapé). Seulement voilà, la structure est peut-être similaire, l'originalité est peut-être au rendez-vous dans les deux cas, mais la différence est énorme : chez 2 Broke Girls, on a des couilles, et à peine quelques épisodes après le début de la saison deux, la roue commence à tourner pour les protagonistes. On est peut-être pas arrivé au bout du tunnel, là où Max et Caroline boivent du champagne en prenant un bain de caviar, mais cette prise d'initiative des scénaristes est d'excellent augure. C'est un peu comme si on nous disait : "promis, vous n'allez pas vous ennuyer comme des rats morts jusqu'à vos trente ans" et ça, ça fait vraiment plaisir.

Bilan : ça va, rangez vos terroristes et vos agents de la C.I.A. coincés comme des manches à balais de grand-mères et laissez-nous rire de séries qui savent être décontractées et intelligentes!
Je vous laisse donc méditer cet aphorisme de qualité et vous donne rendez-vous très bientôt pour une nouvelle incursion au pays des séries couillues. Kissou.


W., tâte du stick

mercredi 19 septembre 2012

Pour la rentrée on fait pas nos sucrés - Petit guide du spectateur en eaux troubles


Bonsoir! En ce magnifique mercredi, nous vous proposons de regarder d'un peu plus près la rentrée des séries, en lieu et place de notre si fameux et reconnu "Il fait beau aujourd'hui tu ne trouves pas ?". Au milieu des cinq mille shows qui sont à votre disposition via la magie d'internet, comment faire pour choisir son camp? Que regarder? Pas d'inquiétude les poulets, Chats en série est là pour vous sortir de la panade avec un petit classement binaire sympathique : ce qu'il ne faut pas s'infliger et ce qu'il faut absolument regarder. Cette semaine, notre penchant naturel pour le sordide nous incite à démarrer avec le fond, du fond, du fond du seau au fond du puits de mélasse : le pire des séries américaines de la rentrée, c'est maintenant.

mercredi 22 août 2012

C'est la canicule tu ne trouves pas ? Spécial Vacances 4


Cette semaine, c'est la révolution sur ce blog car si nous avons choisi d'aborder très traditionnellement deux séries qui débutent ou reprennent sur nos écrans, nous accueillons une invitée de marque. Yuk, célèbre pour ses commentaires et sa victoire incontestable au Quizz de Noël, revient ainsi sur le premier épisode de la saison deux de Grimm, diffusé le 13 août. Quand à N., toujours au taquet, il s'intéresse à Copper, nouveauté de la BBC America. 
Sur ce, kiffez bien vos quarante degrés à l'ombre, personnellement je m'en vais prendre un vol direct pour Yakutsk.

Grimm





La semaine dernière, Grimm a choisi pour une raison inconnue de ma personne de reprendre du service (attendre septembre comme tout le monde étant au-dessus de ses forces). Si on m’avait gentiment informée que Merlin recommençait au mois d’août, que True Blood continuait jusqu’en décembre, j’en aurais été fort heureuse mais la reprise de Grimm a eu malheureusement le même effet sur moi que la reprise de la Ligue 1 ("Putain déjà bordel ?!").
Pourquoi autant de méchanceté envers cette série qui n'est franchement pas si mal ? Le problème de Grimm à mon dur avis c’est qu’on m’a vendu du rêve (les frères Grimm, les contes de fées, la fantasy aka un background de malade = un potentiel de folie) et qu’au final j’ai juste eu une adaptation bancale et sans charme de Supernatural.
La saison 1 correspond dans le fond à ce qu’on pouvait espérer : des épisodes one-shot avec l’introduction d’un ou deux monstres différents à chaque fois, la base. L’intrigue de fond tourne autour du personnage principal, Nick Burkhardt, et de la mort de ses parents; en filigrane on voit tout doucement apparaître l’organisation des « monstres ». Du coup de quoi je me plains ? C’est simple, comme la saison 7 de Bones (dont on ne parlera pas ici), ça ne prend pas. Le héros manque de charisme, les allusions historiques me filent de l’urticaire, on voit venir les trucs à des kilomètres. Le problème fondamental de Grimm c’est que la série a tout pour plaire mais au final j’ai juste une série teenager qui tente de prendre le créneau de Supernatural (en pleine dérive).
Vu que je suis un peu con sur les bords et optimiste (mais que pour les trucs inutiles), je me suis lancée dans la regardure de ce pilot de saison 2. Que dire? Il y a peut-être une chance pour que la série rende quelque chose, enfin qu’il se passe vraiment un truc, à la fin de la saison ou la saison prochaine. Ah, et pour finir sur un SPOILER, à la prochaine série qui me sort un parent mort de sa manche en mode « Mum ? » en final season et le fils et la mère en justiciers de la mort à la fin du premier épisode de la saison 2, je fais un meurtre.



Copper



La fin des vacances approchant, il faut en saisir les derniers instants pour voyager. Copper vous propose alors un vol direct vers le dix-neuvième siècle et plus précisement en 1864 à New York. Au programme purin, catins, flics aux méthodes sportives et corruption politique ; le tout est evidemment servi sur fond de musique irlandaise - communauté puissante de la ville en ces temps anciens - et de guerre de faction. La série s'attarde sur le persnnage de Kevin Corcoran qui, fraichement revenu de la Guerre de Sécession qui bat encore son plein, est promu inspecteur pour avoir sauvé le fils du maire de New York. Badass au coeur fragile -il est guidé par la mort récente de sa fille et la disparition de sa femme- Corcoran se révèle pret à tout pour obtenir la vérité sur les crimes qui sévissent dans les rues de l'une des villes contemporaines les plus sexy du monde : il n'hésite ni à s'acoquiner avec la communauté noire, ni à botter des culs et va même jusqu'à dénoncer des figures politiques locales et ce quelque soit leur influence. 
Le tout se regarde avec plaisir même si la réalisation de Tom Fontana (Oz, Borgia, Homicide) laisse à désirer, oscillant régulièrement entre le capharnaüm incroyable d'un épisode de Xena the warrior princess et une version dirty de Doctor Quinn, sans la biatch WASP culcul mes pralines et l'Indien bogoss qui n'a d'indien que le prénom, à y réfléchir sans rien en fait. 
Quoiqu'il en soit, on reste sur sa faim à la fin du pilot, nul ne sait si la nouvelle série de BBC America est en réalité un procédural ou une série feuilletonnante  ; mon flair de chat m'oriente vers un mélange savant des deux. 
Bref, une bonne surprise en cet fin d'été. 



N., un brin mégalo

Yuk, chat futé

mercredi 11 juillet 2012

Il fait beau aujourd'hui tu ne trouves pas ? Spécial on est des branques totalement à la bourre - Hé bien bilantez maintenant Part II










Chers lecteurs du mercredi, cette semaine la chronique hebdomadaire profite d'un retard supplémentaire de notre part : après un premier article faisant le bilan d'une moitié des séries que nous avons regardées, voici, à grands renforts de chats de cérémonie, le bilan de l'année 2011 / 2012, suite et fin. Traditionnel petit rappel concernant les prix que nous avons à disposition :
- le chat d'or
- le chat d'espoir
- le chat perplexe
- et last but not least le chat I wanna kill myself with a bullet right in my head coz it's so full of crap qu'on dirait Joséphine l'Ange gardien.

Si votre série favorite ne figure pas au classement, c'est que, par un grand mystère quantique, nous n'avons pas vu l'épisode de fin; si votre série favorite vous semble injustement qualifiée de daube infâme, n'hésitez pas à vous manifester cette fois encore.





I- Les Séries de Networks


Chat d'Or


Don't Trust the Bitch (ABC)


Vous cherchez de l'originalité, du sang frais et de la biatch ? Vous êtes à la bonne adresse. Malgré quelques clichés d'exagération ça et là, la série navigue en imposant son ton décalé et original : voisin fétichiste, voisine hystéro-amoureuse et autres montages video porno autour de la confection de confiture, la série va de surprise en surprise et se savoure sans modération. Un pouce d'or et un miaulement sexy pour l'épisode sur Tall Slut no Panties qui se révèle juste ENORMISSIME. Merci, merci de me réconcilier avec les sitcom cette année. 


Chat d'Espoir
Revenge (ABC)


Non, le placement de Revenge dans cette catégorie n'est pas une erreur...Pourtant, vous vous souvenez très certainement d'un article assassin présentant la série à la rentrée 2011, à grand renforts de comparaisons entre Madeleine Stowe et Lesley Anne Down...Mais que s'est-il passé? Eh bien, j'ai regardé consciencieusement la saison entière, avec l'objectif non dissimulé de pondre un "Ma TV va craquer" dantesque ; chaque épisode m'émerveillait par son ridicule et je me frottais un peu les mains en ricanant. Seulement au fur et à mesure, Revenge s'est transformée en véritable guilty pleasure dont il me tardait de voir la suite, car le ridicule de cette série est parfaitement assumé : partant, les grimaces de Madeleine Stowe, le jeu d'acteur inexistant d'Emily VanCamp et autres rebondissements improbables deviennent un plaisir sadique hebdomadaire. Une fois le cadre établi, c'est à dire que Revenge est une série nulle mais sans ambition donc c'est pas grave, on prend du recul et, avec un docte point de vue d'analyste, on réalise que cette série n'est ni plus ni moins qu'une réussite. Elle a accroché son public tout au long de la saison, s'améliorant même, et le dernier épisode, au-delà d'apporter une véritable conclusion à la tonne et demi de retournements de situations connus dans la saison, prend un parti un brin audacieux qui m'intéresse presque. Alors, si je n'irais pas jusqu'à véritablement "espérer" quoi que ce soit, je pense tout de même que la prochaine saison méritera d'être regardée. Youpi!


Scandal (ABC)


Dans le monde merveilleux de Shonda Rhimes, les gens sont beaux, immenses, pétés de tunes, sexy et tourmentés. En gros tellement ils sont parfaits, tellement ils ne méritent même pas 30 secondes d'onanisme. Scandal se trouve au croisement d'un show typique de la créatrice citée précedemment et une série quelque peu sérieuse. Le ton y est souvent maladroit et peu crédible mais la trame de fond s'avère plutôt efficace. Le problème de Shonda est toujours le même : lorsqu'elle fait du sérieux tout n'est pas convaincant. Toutefois, il y a ici quelques réussites, les personnages se dessinent progressivement et arrivent (parfois) à susciter notre intéret, on se prend au jeu et on attend une saison deux avec un peu d'impatience, le cliffhanger de fin et la théorie du complot qui sous tend les derniers épisodes de la série aidant. Bref, Olivia Pope n'est pas Addison Sheppard mais la talonne. 



Switched at Birth (ABC Family)


Cette nouveauté a un statut un peu particulier : elle est diffusée sur ABC Family et fait donc la part belle aux clichés et à la niaiserie, mais dans le même temps elle traite d'un sujet à la fois fascinant et novateur dans le monde télévisé. Je m'explique : Switched at Birth raconte l'histoire de deux familles qui vont être amenées à cohabiter car elles découvrent que leurs filles ont été...échangées à la naissance. Oui, c'est un soap, mais l'originalité vient d'un élément  au contraire très commun dans ce genre d'histoire : l'une des familles est très riche, tandis que l'autre se compose d'une mère célibataire qui vit dans un quartier difficile. Aussi, lorsque l'enfant est atteint d'une méningite à l'âge de 3 ans, sa mère n'a pas les moyens de la soigner et elle devient sourde. Du coup, Switched At Birth nous parle à la fois de la cohabitation entre des personnes socialement très différentes, de la recomposition délicate d'une grande famille véritablement mise à l'épreuve, mais nous fait également découvrir avec une grande vérité les us et coutumes de ceux qui n'entendent pas : leur fierté, leurs étonnantes aptitudes et évidemment leur propension au drama (c'est ABC Family, pas AMC). Le résultat est touchant mais aussi drôle et curieusement addictif, car si la série fait la part belle aux instants cul-cul, elle évite pas mal d'écueils en termes de sucre d'orge. A l'instar de toute une saison donc, le dernier épisode est très réussi et l'on espère que la série continuera sur cette lancée à la rentrée prochaine.



Chat Perplexe




Castle (ABC)


J'ai véritablement hésité avec cette fin de saison...J'ai même du mal à en parler tant je suis perplexe. Certes, ce que tout le monde attend depuis quatre ans s'est enfin produit et certes, Castle n'a rien perdu et ne perdra rien je pense de son charme, mais ALORS, QUELLE DEFERLANTE DE CUL-CUL MES AMIS! Vraiment, j'espère que le ton donné à ce final va vite être oublié, car j'aime encore que l'on revienne à des enquêtes hebdomadaires mignonnes. S'il vous plait, messieurs les scénaristes, ne détruisez pas Castle...


Grimm (NBC)


Instant confession : nous n'avons pas pu regarder la saison de Grimm en entier, déçus que nous étions de ce qui, pour nous, ressemblait à un massacre d'un pitch parfaitement honnête. Mais alors, me direz-vous, comment osez-vous la classer en fin d'année? C'est que nous avons en la personne d'une amie à la fois sublime et tenace une alliée de poids : manquant de s'étouffer parfois, outrée souvent, elle a suivi la saison et m'a brillamment fait un topo un soir d'ivresse. C'est la raison pour laquelle, ma mémoire étant plus que fidèle en toutes circonstances de même que mon égo, je peux vous dire que le final season est certes à la hauteur du manque d'ambition de l'ensemble de la série, mais laisse augurer -enfin- d'une évolution un peu courageuse pour l'année prochaine. D'ailleurs, comme la saison première de Supernatural était il faut bien le dire complètement pourrie jusqu'au dernier épisode, j'accorde le bénéfice du doute à Grimm qui à droit à ma perplexité. Voilà.


Suburgatory  (ABC)


Pilot peu engageant, pitch qui pourrait l'être : la série se propose d'analyser de manière exagérée et parodique la banlieue à travers le regard de deux new yorkais fraîchement débarqués. On remercie les personnages secondaires de Dallas et de Sheila sans qui la série manquerait profondément de substance. A regarder d'un oeil les soirs de déserts sériesques tellement l'ensemble est parsemé de cliché, le final season ne faisant pas exception.  



Chat  I wanna kill myself with a bullet right in my head coz it's so full of crap qu'on dirait Joséphine l'Ange gardien 





Bones (FOX) 


Voilà sept saisons que Bones nous a habitués au caractère atypique de son héroïne, au charme naturel de David Boreanaz, au côté très attachant de ses rôles secondaires. Lorsque j'ai commencé la série, je n'imaginais pas un jour lui refiler la pire récompense possible au pays des chats...mais malheureusement, Bones nous a aussi habitués ces dernières années à des cadavres toujours plus dégueulasses qui t'empêchent de manger devant la série alors que tout le monde mange devant Bones, à une incohérence phénoménale et surtout, à des final seasons de l'ordre de la quatrième dimension. Tout ce qui advient au cours d'un épisode de fin est toujours abracadabrant au dernier degré, c'est un peu leur marque de fabrique; mais cette fois-ci, désolée, la mayo ne prend pas, j'en ai eu marre. Les événements qui s'enchaînent n'ont vraiment ni queue ni tête, personne n'a envie de les voir se produire et en plus, les scénaristes ont décidé de nous gonfler avec une thématique religieuse toute pourrie. Je dis non.



II- Les séries des chaînes à péage


Chat d'Or


Girls (HBO) 


On sera court, un Dans l'oeil du chat suivra (article d'analyse complet pour ceux qui suivent pas), le nouveau bébé de HBO est un bijou qu'on se doit de regarder. Voilà.

House of Lies (HBO)


Voilà une nouveauté de 2011 qui a rempli son office, puisqu'elle arrive en bout de course avec un minou d'or dûment mérité alors que Whitney et consorts traîne encore dans la fange à l'heure actuelle. Petit rappel, House of Lies est une comédie d'HBO portant sur un sujet original : le rôle des consultants en management dans une entreprise et comment ces mecs-là sont prêts à tout pour gagner de l'argent en ne foutant absolument rien. Peu engageant, mais en réalité purement jouissif! Les péripéties pimentées de Marty Kaan et de son équipe trouvent ainsi une conclusion à la hauteur des ambitions de la série : cynisme de haute volée, rebondissements inattendus et serrements de coeur sont au programme. J'adhère et j'attends la saison deux comme le Messie.


Mad Men (AMC)


Bien sûr, il est difficile en quelques lignes de résumer un épisode de Mad Men et a fortiori toute une saison; je fais malheureusement partie de ces hipsters puristes qui portent au nu cette série et refusent limite d'en parler autour d'un café tant elle confère au divin. Ceci dit, je ne pouvais pas tolérer qu'elle soit laissée de côté au moment du bilan, surtout parce que le final season est terriblement intéressant à mes yeux. En deux mots, car je ne vais pas ici faire une rétrospective de cinq saisons de tourments du protagoniste, Don Draper est à nouveau confronté à son défaut le plus saillant, son incapacité à choisir : en effet, après une saison de "rédemption", d'insouciance, d'amour et d'eau fraîche (alors que je m'attendais à ce qu'il détruise tout très rapidement), il revient au point de départ. Ses peurs, ses angoisses se cristallisent dans une scène de fin à la fois épurée et intense, comme c'est la coutume dans Mad Men, qui me laisse dans une véritable expectative pour la saison prochaine. Et c'est sans compter sur la cinquantaine de raisons qui fait que j'ai passé douze épisodes à frôler l'hystérie, mais sans vous mentir, j'ai réellement un train à prendre alors je vous laisse à regrets; si je n'avais qu'un conseil à donner, ce serait de regarder Mad Men et de venir communier avec moi en buvant du gin. Voilà.


Chat d'Espoir


Nurse Jackie (SHO)


Déjà évoquée il y a peu, cette saison sur la désintoxication de Jackie est efficace malgré quelques imperfections (notamment la facilité avec laquelle elle résiste à la tentation des drogues). Le visionnage du dernier épisode pose, néanmoins, un problème : que va-t-il se passer la saison suivante ? La désintoxication achevée et les remises en questions des emplois effectuées, que reste-t-il à Nurse Jackie à exposer ? La série n'a-t-elle pas fait le tour   de ses thèmes ?  Nous verrons en mars prochain. 

Game of Thrones (HBO)


Une bien belle saison deux qui n’entraîne que frustration : la série nous délivre peu à peu sa trame et on ne peut être qu'impatient face à l'avenir des personnages. Toutefois, les arcs scénarisitques de Jon Snow, perdu dans la neige, et de la Khaleesi sentaint clairement le foin : WHERE ARE MY DRAGONS ! Oh, ta gueule. 
La saison qui était en perte de vitesse vers la mi saison a été clairement relevée par l'épisode BlackWater, achevée, rappelons le, par l'interprétation de The Nationals, nom de nom! Bref, encore et toujours à suivre.




Magic City (Starz)


L'avantage de cette nouvelle série c'est que vous pouvez mater même si vous ne comprenez rien et que le scénario vous fait chier. La série en chie pour prendre de l'ampleur et son envol, parfois elle manque même de crédibilité. On comprend les intentions du showrunner, dépeindre une famille à la tête d'un casino cependant on tombe rapidement dans le cul à outrance, et facilement on met en avant les perversions des hommes goinfrés de pouvoir. Il faudra attendre la saison 2 pour savoir si la série arrive à obtenir de la profondeur et des personnages un peu plus sensés.

mardi 29 mai 2012

Upfront - CBS - Tv shows are coming ...

A l'heure où les seuls endroits fréquentables sont les rayons surgelés des grands magasins et où je vis avec un éventail à droite, un brumisateur à gauche, je tiens à dire que l'été a commencé et que c'est dramatique.
Cela n'a qu'un mince rapport avec les trailers de CBS, encore que pour les commenter je doive utiliser mon ordinateur qui me brûle les poignets tant le disque dur est en surchauffe; là, vous vous demandez peut-être si je vis au Mexique, mais non, je vis dans le Gard, il fait cent degrés sans ombre et je n'exagère pas du tout.
Enfin, y'en a qui bossent chez CBS, donc c'est pas tout mais il est temps de critiquer leur travail au lieu de vous baratiner...


Partners


 


Partners est une sitcom mignonne, oeuvre des créateurs de feu Will and Grace, qui raconte les péripéties de Joe et Louis, amis depuis l'enfance. Leur relation, très fusionnelle, est mise à l'épreuve lorsque Louis se fiance et Joe trouve un copain sérieux. Cela entraîne des situations cocasses, des bisbilles, des réconciliations voulues amusantes et autres facéties. En dépit d'un concept touchant, je ne suis pas sûre qu'on se bidonne comme des fous devant nos ordis et je pense que Partners pâtit d'un manque d'alchimie entre les membres de son casting.

Conclusion : Partners passe à côté de son objectif. Un échec probable.


Made in Jersey




Made in Jersey...Hummm....C'est donc l'histoire d'une cagole, en somme, qui devient avocate et se distingue au sein de sa firme parce que finalement, les gens accusés de crimes sont des rustres et qu'elle les comprend, elle sait leur parler...Bon.
On aurait pu rire du ridicule du personnage principal, de ses tenues vulgaires et de sa famille d'Italiens gueulards type Jersey Shore, mais voilà...CBS a voulu traiter du "choc entre deux mondes", aborder des questions de mixité sociale et autres thèmes puissants du vendredi après-midi. Alors on est censé pleurer quand l'héroïne est enfin acceptée par ses collègues, on est censé être fier quand elle se hisse au rang des meilleurs, le tout en se tapant une enquête culcul par semaine. Oh...


Conclusion : Oh...Kill me now.


Elementary




Alors que Sherlock va commencer sa troisième saison sur la BBC, CBS décide de reprendre le principe et de produire sa propre interprétation moderne du héros british. Nous voilà face à un Sherlock en cure de désintoxication qui possède pour sponsor le docteur Watson. Jusqu'ici tout va à peu près bien, l'étonnement intervient lorsqu'on aperçoit l'acteur qui interprète le docteur à savoir Lucy Liu. En deux trois coups de cuillères à pot, on se prend un changement de sexe de personnage dans les dents. Bon... pourquoi pas... la permutation peut produire des effets intéressants... si seulement la série tient la route et se veut sombre avec une histoire continue. Malheureusement, il semble que nous soyons en présence d'un nouveau The Mentalist/Castle/Bones ou autre procedurial qui repose sur la dynamique de ces deux acteurs principaux. Il ne faut pas s'attendre à une révolution, donc. Toutefois, les deux acteurs principaux, Lucy Liu et Jonny Lee Miller, tiennent la route et l'alchimie semble passer, heureusement. 

Conclusion : On espère une trame suivie et intense à l'image de celle de la BBC même si on sait que cela ne risque pas d'arriver. 



Vegas




Les séries qui s'attardent sur une ville précise ont toujours eu mon affection : que cela soit The Wire (Baltimore) , Treme, (New Orlean), The Chicago Code (est-il besoin de le préciser?) ou encore Magic City (Miami), chacune possède son charme et dégage une identité. Vegas se veut clairement le Boardwalk Empire de CBS : comment Las Vegas se construit en tant que ville du jeu et de la fête. L'histoire est fondée sur un personnage historique, le shérif Ralph Lamb, qui s'oppose à l'arrivée d'un ponte de la mafia de Chicago qui souhaite construire cabarets et autres casinos. CBS tente de lancer sa série historique, tente d'obtenir sur sa semaine de diffusion son instant Mad Men. La tentative est louable, le casting semble à la hauteur des prétentions (Dennis Quaid, Michael Chiklis, Carrie-Anne Moss) espérons que la mayonnaise prenne.

Conclusion : Potentialité de bonne série qui pourrait, au coté de Justified,  devenir une bonne série de comboy. 


W.




N.

jeudi 15 juillet 2010

2 Décembre - Bones : The Goop on the Girl

Autre succès de CBS, le cop show Bones. Ne cherchez pas ici de la nouveauté ou de l’innovation, il n'y en a pas, comme beaucoup de cop-show d'ailleurs, toutefois la série déborde de charme et ce grâce a ses personnages secondaires délectables - Sweets et Cam en avant, suivi de près par le florilège d'internes de Tempérance. Néanmmoins, la série ne se contente pas d'être charmante, elle fourmille aussi d'épisodes spéciaux aux thèmes décalés qu'il ne faut pas manquer - au hasard celui sur les super héros, celui sur le concours du plus gros mangeur ou encore l'insertion dans le cirque. La série ne manque jamais d’auto dérision et d'effets spéciaux de qualités même si les phases d'identification des ossements doit faire crier moult anthropologues de métier. Quoiqu'il en soit, il est rare de ne pas passer un bon moment devant Bones, c'est d'ailleurs pour cela qu'elle fait partie de mes séries hebdomadaire. 

L'extrait présenté ici est issu de The Goop on the Girl ( saison 5 épisode 10) est celui où apparaît en guest star Zooey Deschanel (), la soeur de l'actrice Emily Deschanel qui incarne Tempérance Brennan, l’héroïne de la série surnommée Bones. L'épisode dégouline de bons sentiments mais ne perds pas en charme grâce  l'atypisme léger incarné par les deux cousines à l'écran et soeurs dans la vie, Zooey et Emily Deschanel.


ENJOY.