C'est l'heure du prouprou.

Episode 1 : American Horror Story, Glee, The New Normal

Quand y'en a plus, y'en a encore

Episode 2 : Dexter, Grey's Anatomy et Scandal

Episode 3 : Castle et 2 Broke Girls

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dimanche 14 octobre 2012

Pour la rentrée on fait pas nos sucrés : Pluie de sitcoms sur ton body

C'est les cernes aux yeux, les nerfs en pelotes et la tête overfloodée de manuels du concours de l'enseignement secondaire que je viens à vous aujourd'hui. N'étant pas à la bourre du tout que ce soit dans mes révisions ou dans mes analyses de séries, l'heure est venue de publier un article sur les sitcoms de la rentrée : il pleut dehors donc marrons nous ... ou pas.
Ainsi, les sitcoms, ces formats 20 minutes consacrés à nos zygomatiques ont débarqué en force et armées jusqu'aux dents en cette rentrée 2012-2013, toute de suite un débrief rapilou-bilou (je vous mens depuis un an, je n'ai pas la vingtaine mais 125 ans) du meilleur au pire.

dimanche 23 septembre 2012

Revolution - Votre nouveau divertissement du dimanche après-midi

Revolution est l'une des nouveautés phares de la rentrée automnale. Diffusée le 17 septembre dernier sur NBC, cette série peut se vanter de plusieurs atouts : produite par J.J. Abrams, elle est également la création d'Eric Kripke, l'homme qui est à l'origine de Supernatural. Ici, à Chats en série, vous savez bien que ce genre de crédibilité nous laisse de marbre : en effet, ce n'est pas parce qu'un mec a eu une bonne idée il y a dix ans que l'on accorde aveuglément foi à tout ce qu'il décide de nous sortir par la suite. De plus, ce fieffé J.J. Abrams a montré qu'il avait tendance, ces dernières années, à nous ressortir la même série sous un nom différent à chaque rentrée -rappelez-vous Alcatraz, cette infamie de l'automne 2011- ce qui est, au mieux, une preuve d'indigence intellectuelle et au pire, une insulte aux téléspectateurs.

dimanche 9 septembre 2012

The New Normal - The Mindy Project - Pour la rentrée on fait pas nos sucrées ! 1

Aujourd'hui, alors que nos tongs sont souillées par la pluie, le monde des séries est bouleversé par les programmations de la rentrée. Ainsi, pendant plus d'un mois se succèdent nouveautés après nouveautés, daubes après daubes et surtout, crises de nerfs après crises de nerfs. Dans un souci permanent de teasing et d'échauffage du chaland devant son écran, les networks s'échinent à pré-diffuser leurs nouveautés. Les premières séries devant débuter aux alentours du 15 septembre, pour l'instant, deux nouvelles créations ont été diffusées sur le medium internet (oui, je dénie Ben et Kate) : The Mindy Project et The New Normal.

Si je devais résumer The Mindy Project je me contenterai de vous dire : autant vous couper une couille et la cuisiner. Toutefois, étant poli et bien élevé, je fais preuve de toute ma volonté pour rajouter que The Mindy project c'est l'histoire d'une trentenaire qui a trop regardé Bridget Jones, établi sa carrière professionnelle en regardant Grey's Anatomy, forgé ses goûts vestimentaires en regardant Carrie devant son intégrale de Sex and the City et pratiqué l'onanisme devant un France Soir rempli de photos de Hugh Grant.

mercredi 22 août 2012

C'est la canicule tu ne trouves pas ? Spécial Vacances 4


Cette semaine, c'est la révolution sur ce blog car si nous avons choisi d'aborder très traditionnellement deux séries qui débutent ou reprennent sur nos écrans, nous accueillons une invitée de marque. Yuk, célèbre pour ses commentaires et sa victoire incontestable au Quizz de Noël, revient ainsi sur le premier épisode de la saison deux de Grimm, diffusé le 13 août. Quand à N., toujours au taquet, il s'intéresse à Copper, nouveauté de la BBC America. 
Sur ce, kiffez bien vos quarante degrés à l'ombre, personnellement je m'en vais prendre un vol direct pour Yakutsk.

Grimm





La semaine dernière, Grimm a choisi pour une raison inconnue de ma personne de reprendre du service (attendre septembre comme tout le monde étant au-dessus de ses forces). Si on m’avait gentiment informée que Merlin recommençait au mois d’août, que True Blood continuait jusqu’en décembre, j’en aurais été fort heureuse mais la reprise de Grimm a eu malheureusement le même effet sur moi que la reprise de la Ligue 1 ("Putain déjà bordel ?!").
Pourquoi autant de méchanceté envers cette série qui n'est franchement pas si mal ? Le problème de Grimm à mon dur avis c’est qu’on m’a vendu du rêve (les frères Grimm, les contes de fées, la fantasy aka un background de malade = un potentiel de folie) et qu’au final j’ai juste eu une adaptation bancale et sans charme de Supernatural.
La saison 1 correspond dans le fond à ce qu’on pouvait espérer : des épisodes one-shot avec l’introduction d’un ou deux monstres différents à chaque fois, la base. L’intrigue de fond tourne autour du personnage principal, Nick Burkhardt, et de la mort de ses parents; en filigrane on voit tout doucement apparaître l’organisation des « monstres ». Du coup de quoi je me plains ? C’est simple, comme la saison 7 de Bones (dont on ne parlera pas ici), ça ne prend pas. Le héros manque de charisme, les allusions historiques me filent de l’urticaire, on voit venir les trucs à des kilomètres. Le problème fondamental de Grimm c’est que la série a tout pour plaire mais au final j’ai juste une série teenager qui tente de prendre le créneau de Supernatural (en pleine dérive).
Vu que je suis un peu con sur les bords et optimiste (mais que pour les trucs inutiles), je me suis lancée dans la regardure de ce pilot de saison 2. Que dire? Il y a peut-être une chance pour que la série rende quelque chose, enfin qu’il se passe vraiment un truc, à la fin de la saison ou la saison prochaine. Ah, et pour finir sur un SPOILER, à la prochaine série qui me sort un parent mort de sa manche en mode « Mum ? » en final season et le fils et la mère en justiciers de la mort à la fin du premier épisode de la saison 2, je fais un meurtre.



Copper



La fin des vacances approchant, il faut en saisir les derniers instants pour voyager. Copper vous propose alors un vol direct vers le dix-neuvième siècle et plus précisement en 1864 à New York. Au programme purin, catins, flics aux méthodes sportives et corruption politique ; le tout est evidemment servi sur fond de musique irlandaise - communauté puissante de la ville en ces temps anciens - et de guerre de faction. La série s'attarde sur le persnnage de Kevin Corcoran qui, fraichement revenu de la Guerre de Sécession qui bat encore son plein, est promu inspecteur pour avoir sauvé le fils du maire de New York. Badass au coeur fragile -il est guidé par la mort récente de sa fille et la disparition de sa femme- Corcoran se révèle pret à tout pour obtenir la vérité sur les crimes qui sévissent dans les rues de l'une des villes contemporaines les plus sexy du monde : il n'hésite ni à s'acoquiner avec la communauté noire, ni à botter des culs et va même jusqu'à dénoncer des figures politiques locales et ce quelque soit leur influence. 
Le tout se regarde avec plaisir même si la réalisation de Tom Fontana (Oz, Borgia, Homicide) laisse à désirer, oscillant régulièrement entre le capharnaüm incroyable d'un épisode de Xena the warrior princess et une version dirty de Doctor Quinn, sans la biatch WASP culcul mes pralines et l'Indien bogoss qui n'a d'indien que le prénom, à y réfléchir sans rien en fait. 
Quoiqu'il en soit, on reste sur sa faim à la fin du pilot, nul ne sait si la nouvelle série de BBC America est en réalité un procédural ou une série feuilletonnante  ; mon flair de chat m'oriente vers un mélange savant des deux. 
Bref, une bonne surprise en cet fin d'été. 



N., un brin mégalo

Yuk, chat futé

mercredi 15 août 2012

Il fait beau aujourd'hui tu ne trouves pas? Spécial Vacances 3 : NBC, les sitcoms et vous




Cette semaine NBC a profité de la diffusion des JO pour lancer deux de ses nouvelles sitcoms, Go on et Animal Practice. Si nous devions résumer ce que l'on pense de NBC, c'est très simple, cela se symboliserait par une cascade d'insultes et de cris infinis et au flux d'une puissance incommensurable, ou en d'autre termes : rendez-nous Dan Harmon à la tête d'une des meilleures sitcoms de ces dernières années, Community. Tenez-le pour dit, on est vénères.

Animal practice.


Avez-vous déjà révé d’obtenir une variation sitcom et animalière de Doctor House? Non ? Eh bien NBC l'a fait pour vous. Animal Practice, c’est l’histoire d’un vétérinaire, George Coleman (interprété par le si détestable Justin Kirk dans Weeds) extrèmement doué dans son métier et ce car il n’aime pas les humains mais que les animaux. A la tête de son hôpital pour bêtes, il voit débarquer en guise d’administratrice générale Dorothy Krane (JoAnna Garcia Swisher), petite fille de la propriétaire décédée de l’établissement et, évidemment, ancien amour du Doctor Coleman. Puis y a le singe de Community aussi, Doctor Risso.
Devrais-je en dire plus ? Pas vraiment.  
Je vais faire un effort, la série n’étant pas si mauvaise que ça, elle laisse juste dans une indifférence plutôt relative. Les personnages secondaires, qui dans les sitcoms font pour beaucoup à la qualité de la série, sont négligeables hormis peut-être Angela, et le singe de Community – les networks ne font pas que recycler leurs acteurs, ils replacent aussi leurs animaux.  Le pitch qui se veut original, est, dans la mise en application, d’une banalité déconcertante ; les blagues tombent régulièrement à l’eau et le rythme s’en fait sentir. Une énième fois, on se retrouve avec deux héros possédant une relation amoureuse non achevée et qui vont se renifler le cul tout au long de la série. Ouais, banal.


Go On! (ou Stop There)



La diffusion anticipée de Go On! peut faire l'effet d'une douce surprise estivale. Matthew Perry nous revient à la tête d'une sitcom gentille : célèbre chroniqueur sportif ayant récemment souffert de la perte de sa femme, il est contraint par son employeur de faire une dizaine de sessions de thérapie de groupe afin de pouvoir retourner travailler. Ce n'est pas très original, puisque nous faisons face au classique "I have to get my sheet signed mais en fait je vais me rendre compte que cette thérapie est nécessaire à la fin du pilote" ; ce n'est pas très drôle, parce que les blagues sont un brin taillées pour Matthew Perry, "le mec le plus drôle de la planète sans vouloir insister" ; ce n'est pas forcément très stimulant, parce que les métaphores sportives me laissent relativement voire totalement de marbre. 

L'attrait fondamental de cette sitcom, en fait, réside dans son aspect choral : ce sont les autres personnages qui sont en thérapie avec M.P. qui font tout le (léger) charme de la série. Des caractères, des origines, des modes d'expression très différents les uns des autres les séparent et les rassemblent...ce sont des personnages qui sont à un carrefour de leur vie...on parle d'une sitcom qui joue à mort l'aspect collégial...Dites-moi, hein, si vous sentez un message subliminal passer, parce que loin de moi l'idée d'insinuer que NBC tente là une pâle pâle pâle assimilation de Go On! à Community. Non, vraiment, ce serait faire montre d'un cynisme sans bornes que d'affirmer qu'un network tente de surfer sur le concept génial d'une série qu'il est par ailleurs en train d'atomiser, alors que des cohortes de fans s'apprêtent plus ou moins à entamer une grève de la faim, là. Vraiment, je n'oserai pas, je ne suis pas comme ça, moi.


Conclusion de ces premiers visionnages des nouveautés de NBC, on a pas changé d'opinion : rendez-nous Dan Harmon à la tête de Community. #sixseasonsandamovie


W. ambiance rombière

N., un brin mégalo

dimanche 27 mai 2012

Upfront - NBC - Tv shows are coming ...


En mai en dehors de faire tout ce qui nous plait, il faut aussi s'attarder sur les Upfront. Que se cache-t-il derrière ce terme barbare ? La saison des upfronts est la période de l'année où les nouvelles séries de la rentrée sont sélectionnées par les networks. S'enchaînent donc l'apparition des pitchs, la sélection des pilotes par les chaînes et enfin la sortie des trailers des nouveautés sélectionnées. Histoire que vous et nous soyons bien préparés pour la rentrée 2012/2013, on s’atèle à la critique, acerbe comme toujours, de ces bandes annonces. 

Go On



Contre toute attente, cette bande annonce a produit un effet plutôt agréable et inédit chez moi, car vous n'ignorez pas que les sitcoms, les comédies, n'ont pas ma faveur immédiate. Le pitch : un commentateur sportif un brin arrogant (Matthew Perry, que l'on aime un peu mieux depuis la saison trois de The Good Wife) s'inscrit dans une thérapie de groupe pour surmonter ses problèmes. Quand on a lu ça, on se dit qu'on aura tout vu (mais on a pas encore vu Animal Practice, voir plus bas) et que l'apocalypse par les zombies peut avoir lieu mais miracle, le trailer m'a fait sourire. C'est amusant, c'est touchant, ça ressemble à un traitement à la fois léger et intelligent du deuil, grâce à un personnage principal charismatique et deux ou trois effets de style bien placés.


Conclusion : On verra quand on verra, mais pourquoi pas.

The New Normal

  

Il y a deux choses qui m’énervent dans la vie : l'intolérance envers les autres orientations sexuelles et les homosexuels. Blague a part, Ryan Murphy à une obsession pour le sujet de l'homosexualité et on l'en remercie plutôt car il traite les sujets de façon pertinente. Toutefois, il retombe dans ses travers habituels à savoir un couple d'homos avec un mec profondément efféminé et maniéré et l'autre qui ressemble à un hétéro lambda mais bogoss. Exactement le même schéma que dans Glee et American Horror Story. Traiter de l'adoption homosexuel sur un grand network et en format sitcom est un pari couillu, espérons toutefois, que l'ensemble ne tombe pas trop dans le cliché avec vingt-cinq blagues par épisode sur les manières et gestuelles exagérées d'un des deux pères. NBC et Murphy ont voulu ici clairement surfer sur la vague Modern Family : mettre sur le devant de la scène une famille considérée comme moderne entendre par là qu'elle diffère de la cellule familiale occidentale traditionnelle, à savoir papa maman poupon, et créer ainsi une forte curiosité chez le téléspectateur qui peut à la fois s'identifier et se dire "oh bordel ça se passe pas comme ça chez moi quand même, sont bizarres ces homos". 


Conclusion : Plutôt neutre, on verra bien.

Chicago Fire




A l'heure où en France les mecs les mieux gaulés du pays aka les pompiers de Paris sont destitués pour bizutages intensifs, viols et autres sucreries, NBC décide de mettre sur le devant de la scène ses propres machines à muscles. Présenté comme un tv show sombre et complexe, Chicago Fire narre les pérégrinations d'une équipe de combattants du feu : problèmes familiaux, sentimentaux et rivalités seront pour sûr de la partie. Si la chaîne nous promet une série d'une noirceur intense dont le thème pourrait, en effet, se prêter à cette intensité (on pense notamment à la diffusion de Rescue sur la chaîne câblée FX qui traite du même sujet mais dans la ville de New York) le trailer pour l'instant ne met en avant que la bogossitude et les pecs saillants de ses personnages plus qu'autre chose. Ce n'est pas une simple tirade à la con sur la façon d'extérioriser la violence qui me bernera. Non, non, non.

Conclusion : On t'attend au tournant.

Guys with Kids


Excusez moi je vais vomir.

Conclusion : Mais de quelle série parlez vous, j'ai déjà oublié !

Animal Practice





Accrochez-vous : voici venir House chez les toutous. Oui, après les chirurgiens, les urgentistes, les médecins de clinique, les ambulanciers, nous avons droit aux VETERINAIRES! Et histoire de pimenter l'action, le véto en chef est méchant, il n'aime pas les êtres humains et trouve qu'ils ne méritent pas leurs compagnons. Amateurs de petits singes intelligents, de courses de tortue et de micro chiens, foncez! On trouvera ici quelques bonnes blagues, une tension sexuelle entre les deux protagonistes, un brin de mélodrame à base de "mon dieu, mais il va faire piquer la pauvre bête!" et autres douceurs. 


Conclusion : cynisme gratuit mis à part, on verra ce que ça donne à la rentrée. 

Revolution


JJ Abrams nous revient, cette année encore. Personnellement, je n'en peux plus, il m'a fatiguée et je peux très bien crier haut et fort : "Mec, arrête, maintenant, PRENDS TA RETRAITE". Donc j'ai vu arriver la bande annonce de Revolution d'un oeil plutôt circonspect, forcément...Finalement, je suis mitigée, parce que comme d'habitude, on me drague avec un pitch méga cool : et si toute trace d'énergie disparaissait ? Et si on se retrouvait quinze ans plus tard, pour voir un peu comment les meufs font pousser du basilic dans leurs moteurs de bagnoles et les mecs ont une barbe de deux jours et demie en permanence? Sympathique, non? Oui, oui, mais voilà...Et si un type malin savait des choses importantes mais qu'il mourait dans les cinq premières minutes du pilote? Et si sa fille méga belle gosse partait à l'aventure avec un méga beau gosse pour une mission de sauvetage courageuse? Et si on y collait des arts martiaux, des mecs pas contents, des histoires d'amour niaises, des clichés psychologiques de la taille du Kansas...Avant de me mettre à taper sur mon écran d'ordi de colère, je vais attendre la rentrée pour me faire une véritable opinion, mais j'ai peur que mes petits espoirs envers Révolution ne se fassent écraser par une enclume de cul-cul.


Conclusion : Pitié, ne me décevez pas



La suite demain avec la CW, ça va envoyer du BOIS.

mercredi 9 mai 2012

Critique Pilot - NYC 22 et The Firm : Back to the 90's

Avant toutes choses, je tiens à clarifier deux points dont l'importance ne peut être remise en question : 
- Non, nous ne sommes pas morts, on était juste en vacances à Barcelone (BOO-YA).
- Oui, nous sommes toujours aussi sexy et géniaux, ne vous inquiétez pas.





Minou I want to kill myself with a bullet
 right in my head coz it's so full of crap
 qu'on dirait Josephine l'ange gardien

En cette fin d'année des séries 2011/2012 et à l'aube de celle de 2012/2013 (je vous rappelle que les upfronts aka les trailers des séries de la rentrée arrivent sous peu -14,15 et 16 mai pour être tatillon), intéressons nous à deux nouveautés : NYC 22 et The Firm. Alors j'aperçois déjà au loin vos levées de boucliers :"The Firm n'est pas une nouveauté, elle a débuté en janvier ! Vous êtes juste des gros feignants pratiquant une procrastination intensive et intempestive" C'est donc sans mauvaise foi aucune, que je vous répondrai les yeux dans les yeux, les boules dans les boules que NON, tout cela était réfléchi, pensé et intentionnel ; car oui, il y a une réelle ressemblance entre The Firm et NYC 22, c'est leur désuétude.



Des flics qu'ils sont beaux, la police façon NYC 22.
De par leur pitch tout d'abord. The Firm c'est l'histoire d'un mec qui a des problèmes, il est poursuivi par des méchants avocats et il est mal. NYC 22 c'est l'histoire de plusieurs mecs qui débutent dans la police et qui ont des problèmes personnels profonds voire existentiels et ils sont mal. Résumés succincts mais au plus près de la réalité des pitchs de ces séries. Non seulement les sujets traités ne possèdent rien de révolutionnaire, mais en plus ils sont abordés de manière soporifique et remplis de poncifs. Ainsi, s’enchaînent les personnages stéréotypés dans NYC 22 (la blonde wasp qui s'aventure dans la police par aventure et rébellion, le latino un peu nerveux ou encore l'ancienne gamine de gang qui a réussi à s'en sortir) et ceux sans ampleur, forme, à la limite de la dysphorie dans The Firm. A l'heure où les séries tentent de se diversifier et accorder de la subtilité et de la profondeur à leurs personnages, NYC 22 et The Firm prennent à contre pied cette tendance et s'en tordent les chevilles. Les protagonistes sont dignes d'une série extirpée des années quatre-vingts dix sans sans en atteindre ne serait ce que le petit orteil. Regarder NYC 22 vous fera penser instantanément à Third Watch (New York 911), tant la maniere d'exposer les personnages est similaire, le peu de noirceur que possédait Third Watch en moins. On est loin de l'austérité et la froideur cinglante d'un Law and Order et encore plus éloigné de la brutalité et la mélancolie d'un NYPD Blue. Le cop-show est devenu, depuis les années 2000, un terrain miné où il s'avère ardu de faire la différence surtout suite à l'apparition de The Wire ou encore Southland, qui même si leur diffusion s'effectue sur des chaînes câblées, font offices de références ; retourner vers les années quatre-vingt dix n’apparaît pas alors comme une manœuvre pertinente.




pourquoi, POURQUOI !

Mais le bât ne blesse pas qu'au niveau du pitch, la réalisation influe aussi beaucoup sur l'aspect nineties de ces séries et ce surtout pour The Firm. En lisant le pitch de cette dernière je ne vous cache pas que j'étais fortement emballé : un legal drama mélangé à une théorie du complot, tout pour me plaire en somme. La deception ne fut que plus grande lors du visionnage des premiers épisodes : rythme lent, filtre de caméra bleu qui rend la narration encore plus froide et figée, jeu d'acteur moyen et peu crédible dû certainement à une direction maladroite. Le pire étant l'absence de pression psychologique, aucun glauque ne ressort de ce visionnage ce qui lors d'un traitement de théorie du complot est quasi nécessaire. Bref, un désastre. On s’ennuie tout du long, on regarde sa montre et on se demande comment un réalisateur réussi l'exploit de rendre Trifia Helfer, ancien Numero Six dans Battlestar Galactica, aussi peu angoissante et sans sex-appeal. Du coup quitte à lire un article qui n'apportera que des déceptions, à la fois sur l'absence de découverte de nouvelles séries intéressantes et sur le manque de sexytude de Tricia Helfer, je compense et rend justice à Numéro Six avec un instant plaisir des yeux. Oui, je suis magnanime (et mégalo). 





Amertume et déception donc. Espérons que la fournée 2012/2013 qui nous attend sous peu fasse mieux, vraiment espérons.


Allahaısmarladık !

N. polyvalent des bras


lundi 2 avril 2012

Critique Pilot : Awake : rêve ou réalité?


Awake est un nouveau drama de NBC, network qui lutte tant bien que mal cette année du point de vue des audiences. Le pitch a fait baver plus d'un fan de série fantastique et le pilote, très efficace, a exalté tous ces fantasmes.

Le héros, Michael Britten, est joué par un Jason Isaacs solide : ex Lucius Malfoy de la saga Harry Potter, l'acteur sait incarner un monsieur-tout-le-monde dont le quotidien est, au bas mot, bouleversé. Inspecteur de police, Britten retourne travailler après un tragique accident de voiture avec sa femme Hannah et son fils Rex. A compter de cet événement, Britten mène une double vie : dans l'une, sa femme a survécu, dans l'autre, c'est son fils. Deux deuils à porter.

A chaque fois que Britten se réveille, il change de réalité : il change de psychologue, de partenaire, d'enquête à suivre...Il ne dort jamais, car l'une des réalités se déroule, logiquement, dans son sommeil, épuisant son inconscient survolté. Incapable de discerner le vrai du faux, refusant de mettre fin à ce qui lui permet de prolonger le contact avec les deux membres de sa famille, Britten évolue dans un quotidien très, très ambigu.
Ce scénario, un brin complexe à suivre, est réellement intéressant, puisque l'on se retrouve avec un cop show fantastique vraiment inédit. La situation ouvre des perspectives lorsque des informations transitent d'une réalité à l'autre, permettant à Britten de résoudre ses enquêtes grâce à l'hyperactivité de son cerveau ; d'un autre côté, le protagoniste court à l'auto-destruction, à l'épuisement, à la folie même. Géré avec subtilité, un tel scénario recouvre d'infinies possibilités et serait source de joies hebdomadaires pour tous car les questionnements sont multiples, les retournements de situation très stimulants : de plus, le traitement intelligent du deuil, servi par une esthétique sûre de la réalisation, fait d'Awake une très belle oeuvre.

Toutefois (eh oui!), les épisodes qui ont suivi le pilote ont terni le tableau à mes yeux : nette retombée du suspens, platitude de l'enquête policière...peut-être était-il trop ambitieux de tramer les indices quant à la "réalité de la réalité" au sein d'un schéma procédural? Peut-être aurait-on pu se passer le temps d'un épisode, de deux épisodes, d'une enquête policière? Il faut en tout cas que celles-ci soient très bien réalisées : on ne peut décemment se contenter de cas vus et revus dans les six cent quatre vingt séries consacrées à des flics...
Il encore trop tôt, certainement, pour s'inquiéter au sujet de la série mais on peut craindre qu'elle ne descende rapidement de son piédestal pour rejoindre la foule des dramas que l'on suit sans grand enthousiasme : c'est donc dans cet état d'esprit dubitatif, mais bienveillant, car je rentre d'un weekend fantastique que je décerne un petit minou d'espoir à Awake.


W.

mardi 27 mars 2012

Critique Pilot - Best Friends Forever : L'insoutenable insipidité de l'être, part II

Dans la lignée des affiches de bon goût



Le pilote de Best Friends Forever est actuellement disponible sur internet en dépit du fait que la série ne sera diffusée qu'à compter du 4 avril prochain. Ma curiosité naturelle débordante se joignant à une motivation sans pareille m'a tout logiquement incitée à regarder cet épisode, envers et contre mes a priori peu flatteurs nés du visionnage de la bande annonce.


Bon, je vous dirais sans embarras que mon univers n'a pas été bouleversé. Mettons de côté le fait que je suis, ces temps-ci, une trentaine de séries en parallèle et qu'il faut envoyer une certaine dose de bois pour m'impressionner, BFF reste une sitcom gentille, au pitch tout doux, au casting mignonnet, qui dépote avec la modération de la tortue fatiguée. Ceci dit je préfère, avant d'exposer le scénario, vous faire part de ma subjectivité totale dans cette affaire, car je mène une croisade des plus féroces à l'encontre d'Apple depuis maintenant plusieurs années. Voyez, je suis polie, je n'utilise pas l'extraordinaire moyen de communication de masse qu'est ce blog pour vous gonfler tous les quatre matins avec mes griefs et mes arguments...Je sais bien que les responsables de l'industrie télévisuelle ne peuvent pas suivre cette ligne de conduite, puisqu'il doit être dur de résister à la tentation de coller des iPhone dans la plupart des shows et je ne leur en veux pas trop; mais BFF, c'est carrément la fête au placement de produit...

Avec un Mac toutes les deux scènes, BFF heurte la sensibilité du spectateur innocent

Ceci étant dit, BFF traite d'un sujet sympathique : le passage à l'âge adulte et l'influence de la construction d'une vie familiale bien à soi sur les relations amicales, reflets d'une époque plus insouciante, plus libre. Lennon en prend conscience lorsque sa meilleure amie, Jessica, fait irruption dans son tout jeune ménage en emménageant chez elle : ses deux personnalités se rejoignent, s'entrechoquent, et se parasitent l'une l'autre. Quelques gags parsèment le pilote, mais ils demeurent inefficaces : si les vingt minutes passent assez rapidement, on ne rit pas vraiment, on ne sourit guère, on s'ennuie parfois. BFF laisse perplexe à plus d'un titre : on s'interroge sur l'intérêt du pitch, sur le public visé, sur la viabilité d'une sitcom dont seuls six épisodes ont été commandés...

Vous l'aurez compris, je ne suis pas spécialement emballée : je ne place guère d'espoir en BFF, qui m'inspire une critique aussi terne que son pilote. A voir sur votre iPad, si vous avez un créneau de vingt minutes entre deux coups de fil super importants sur votre iPhone, et n'oubliez pas d'activer iCloud pour que votre MacBook synchronise tout ça dans votre agenda de working boy / girl hyper trendy.

Kissou.


W.

dimanche 25 mars 2012

Critique Pilot : Bent - L’insoutenable insipidité de l'être



 


Une perplexité déconcertante
La difficulté quand vous rédigez régulièrement des articles sur les pilots de séries c'est qu'il vous faut de l'inspiration sinon vous admirez le clignotement incessant de votre pointeur word. Bent, a reussi l'exploit de me permettre de contempler cette page et mon bureau avec attention. Ainsi, j'ai appris que :
- Le temps c'est long surtout lorsqu'on le contemple 
- Il y a de nombreuses impuretés sur mon écran
- Je n'ai vraiment pas envie de réaliser ma prochaine séance pour mes secondes
- Je me ferais bien un Black Russian alors qu'il n'est que 10h00 du matin ce qui m'inquiète sur mon besoin de café du jour
- Sinon je devais faire quoi déjà ? Ah Bent c'est vrai.

Comme vous pouvez le constater la nouvelle sitcom de la NBC ne m'a pas pénétré de son enthousiasme. 


David Walton l'homme aux lèvres glossées naturellement

Narrant la rencontre entre un trentenaire célibataire vivant encore chez son père, Pete (David Walton), et une jeune avocate divorcée, Alex (Amanda Peet), Bent ne semble tirer son épingle d'aucun jeu ; c'est d'ailleurs plutot le cas. Les deux personnages n'apportent rien de nouveau au paysage audiovisuel, leur relation a déjà été vue des milliers de fois, ils vont passer l'ensemble de la saison à se renifler les fesses. La dynamique repose sur leur attirance l'un pour l'autre malgré le fait qu'ils soient entièrement antagonistes. Alex est responsable, a sous sa charge une petite fille de dix ans et est divorcée d'un mari qui se trouve en prison, Pete se laisse vivre, surf, chulle à tout va et est un ancien accro aux jeux. La confiance de ce dernier en son physique et son charme perturbe la vie posée et tranquille d'Alex ; le binôme fonctionne bien et le charme opère. Malgré tout il se dégage de cette série une fadeur incontestable, il manque clairement le petit plus qu'il y a dans New Girl, le piquant d'un 2 Broke Girls ou encore la folie d'un Danger 5 pour ne citer que des nouveautés. 

Aimer, ce n'est pas se regarder l'un l'autre, c'est regarder ensemble dans la même direction ... oui, tout cela à anihilé mon cerveau


La réalisation est plutôt molle, il n'y a pas de réelle identité ou d'ambiance qui s'impose au téléspectateur. La faute certainement au pitch, l'histoire d'une rencontre, et à certains rôles secondaires qui sont totalement insignifiants. Deux des ces derniers attirent, néanmoins, l'attention : celui de Frankie, la fille d'Alex, et celui de James, le père de Pete. La qualité du jeu des acteurs est remarquable rien d'étonnant pour le personnage de James qui est interprété par le grand Jeffrey Tambor ( le père de famille dans la cultissime Arrested Development ), en ce qui concerne le personnage d'Alex c'est une belle surprise, malgré son jeune age Joey King a déjà un petit bout de carrière et un talent indubitable.

Une critique sans teinte pour une série qui me le semble tout autant, je ne conseille ni de l'oublier ni de la suivre, je vous laisse maître de votre destin ; peut être qui si la série est amenée à continuer elle va trouver un rythme de route plutôt efficace mais ce n'est pour l'instant pas encore le cas. 


Sayonara



N. super en ce mois de Mars

lundi 5 mars 2012

Critique Pilot : Smash - Broadway par le dedans






Quoi de plus anglo-saxon que la culture de la comédie musicale ? Je vous vois venir avec vos hamburgers et vos fish n chips, que NENNI, Broadway mes mignons, BROADWAY. The miz, Cats, Wicked, Chicago ou encore Jesus Christ Superstar sont tous des noms qui nous ring a bell (c’est spéciale english today). La petite lucarne américaine a, il y a trois ans, tenté la mise en application du broadway style avec Glee. La déferlante pop et sucrée-amer de Ryan Murphy est devenue un véritable phénomène de société en mettant en avant des lycéens fantasques qui errent dans la jungle d’une highschool d’un trou perdu des Etats-Unis. Evidemment, tout cela a donné des idées aux concurrents de la Fox (chaîne où est diffusée Glee). Smash a alors pointé le bout de son museau. A la légère annoncé par certains comme le Glee de la NBC,  le show n’est en aucun point semblable aux lycéens de la Fox.

Casting mirobolant (Debra Messing et Angelica Huston mes amours), sujet alléchant, production de haut renom, la série avait tout pour réussir sur le papier, excepté sa chaîne de diffusion, la NBC. Le network est en perte de vitesse, voire en mache arriere sur l'autoroute, depuis quelques années maintenant, ce qui est rarement de bonne augure pour la survie d’une série nouvelle. A renfort de publicités et de trailers assommants, la série a effectué un démarrage éclatant, bonne nouvelle ? Faut-il que la qualité soit in the place.



ouai, Ouai, OUAI, they're BACK ! (tous propos hors de contrôle de la part de votre chat préféré (W. n'est rien, RIEN) serait une pure coïncidence)




Réaliser et mettre en place un tv-show sur Broadway est déjà ambitieux en soi, y rajouter comme trame principale une icone comme Marilyn Monroe peut être concrètement considéré clairement comme du suicide. Steven Spielberg devait juste finir le visionnage du pilot de son bébé Terra Nova le jour où il a accepté de produire le scénario de Theresa Rebeck (à qui l’on doit le si FANTASTIQUE, que dis je PRODIGIEUX Catwoman avec Hale Berry et donc Smash) et par conséquent a dû se dire, « entre produire Smash ou un reboot de Hart to Hart, il n’y a pas grande différence, ma carrière est déjà six feet under …" (je vous laisse méditer sur la référence discrète mais néanmoins brillante glissée dans les paroles de Spilou). Les élans suicidaires de notre ami Steevy ont permis la création de Smash, show concentré sur la production et la réalisation d’une comedie musicale sur la personne de Marilyn Monroe. Création musicale, élaboration des chorégraphies, selection des acteurs, prospections financières, aucune aspect n’est éludé. On suit donc au quotidien les femmes et les hommes qui réalisent et participent à cette comédie musicale en devenir. Néanmoins, nous sommes à Broadway, caprices, complots, concurrence et sexe sont omniprésents et font vibrer le téléspectateur. Smash réussit le pari d’être à la fois une série intéressante à regarder grâce à la qualité de son casting, l’efficacité de son écriture et la curiosité qu’implique le monde de Broadway mais aussi d’être un Guilty Pleasure de haute volée par les coups bas, les caprices et les chansons qui ponctuent l’ensemble des épisodes.


Une chorégraphie envolée ...



 « I'm selfish, impatient and a little insecure. I make mistakes, I am out of control and at times hard to handle. But if you can't handle me at my worst, then you sure as hell don't deserve me at my best”. Ces celèbres paroles de Marilyn s’incarnent en les deux personnages principaux : Karen Cartwright (Katharine Mc Phee, finaliste de la saison 5 d'American Idol) et Ivy Lynn (Megan Hilty). Les deux personnages concourent pour le rôle phare du futur show : Marilyn Monroe. Chacun des personnages représente les contradicions, les ambiguïtés voire la bipolarité de l’icone : fragilité, innocence et naturel par l'intermédiare de Karen, glamour, démence, hybris et insécurité grâce à Ivy. Au-delà de représenter simplement les aspects de sa personnalité, le duo incarne les deux pans de sa vie : celui avant sa célébrité et celui apres. Complexité supplémentaire, les jeunes filles doivent devenir Marilyn et ne sont, en rien, similaires à elle, chacune possède évidemment une vie, des amis et des faiblesses propres.
La concurrence principale mise à part, les autres personnages ne sont pas en reste mais je vous laisse découvrir, tout cela se déguste aisément et avec plaisir.

Quand Marilyn rencontre Norma Jean.


Petite merveille de cette rentrée 2012, Smash, en rien similaire à Glee,  s’impose d’emblée comme une référence en série musicale. Véritable vision romancée et edulcorée de ce que pourrait la création d'une production sur Broadway, la série malgré cet aspect trop policé parfois et pas assez docu-show tout le temps, s'avère être un tv-show aux épaules solides. Succès critique et d'audience (même si une baisse est enregistrée dernièrement) qui si la réussite s'avère pérenne, deviendra succès commercial - disques en veux-tu en voila, merchandising à tire la rigot et certainement apparition sur Broadway d'une réalisation nommée Smash. Je ne peux vous dire qu'une chose, mes petits FONCEZ.

See you soon.



N. (super est ce mois de Mars)

jeudi 19 janvier 2012

Critique Pilot : Are you there Chelsea ? - Ode à l'alcool et au pitch décalé.




Alors que Whitney continue son (mauvais) bonhomme de chemin en essayant de faire une version 2012 de Dingue de toi, avec la subtilité en moins et le surjeu de Whitney Cumming en plus, les sitcoms ne cessent de pleuvoir, Are you there Chelsea ? est une goutte parmi cette averse 2011-2012. Cette série diffusée sur NBC met en scène Chelsea, interprété par Laura Prepon inoubliable dans That 70's Show, dont la vie est ponctuée de son travail dans un bar, d'une soeur à la vie bien rangée et de bourrages de gueule intensifs et réguliers. Cette dernière ne réfère qu'à un dieu, la vodka et ce dans une pure tradition déiste. L'installation du pitch passée on comprend rapidement qu'on va essentiellement suivre les péripéties de Chelsea qu'elles soient alcooliques, sexuelles ou amicales. 

Dee Dee la colocataire de Chelsea (je ne parle pas du chat)


Le casting est plutot réussi bien qu'un peu fade par rapport à 2 Broke Girls où les seconds couteaux sont d'une efficacité rare. Toutefois le feeling passe plutôt bien entre certains personnages, le duo Chelsea et sa soeur Sloane fonctionne à merveille, les deux se révélant sarcastiques au possible, la colocataire de Chelsea, Dee Dee, tient la place de doux-dingue de service plutôt efficacement et le patron de l’héroïne, Rick, possède la complicité et la tension sexuelle nécessaire pour entretenir une relation efficace avec Chelsea; enfin, le père des soeurs avec son humour d'opportuniste fait parfois mouche. Coté humour, de bonnes idées apparaissent ponctuellement, comme l'entreprise de raccompagnement de jeune filles éméchées en mini motocyclette.



Qu'en dire globalement ? La série semble posséder certaines capacités et peut s'avérer prometteuse si elle arrive à trouver son rhytme car ici pas de personnages idoles et suffisamment décalés à la Sheldon Cooper ou à la Bartney Stintson pour centrer son scénario autour. En regardant le pilot la seule impression qui est parvenue à mon esprit de "non fan" de sitcoms est "Pal mal, sans plus" ce qui, en réalité, est déjà un bon début. Concretement il n'y a rien à jeter ou devant quoi s'extasier dans Are you there Chelsea ?, il faut juste attendre et espérer qu'elle se bonifie avec le bon temps, comme un bon alcool, comme quoi tout se recoupe. 


mardi 29 novembre 2011

Critique Pilot - Grimm : Pourquoi j'ai mis un mois à vous en parler





C'est vrai ça, pourquoi? Je n'avais pas d'a priori désobligeant envers ce nouveau drama, et j'ai même bien aimé le pilote que j'ai regardé sans tarder, avec un thé et des petits gâteaux. Alors? Ai-je traversé une longue et difficile phase de page word blanche? Mais pas du tout, enfin, c'est pour les pouilleux...*Hypocrite* 
Après cette longue réflexion donc, j'ai déduit que Grimm, je ne savais pas quoi en penser (et ça fait quatre épisodes maintenant). D'ailleurs avec ma pote Yuk que certains d'entre vous connaissent peut-être (joke inside), on a décrété que nombre des nouveautés cette année relevaient de ce bel aphorisme : "y'a du potentiel, mais faut voir". Et on a bien raison.
Grimm, c'est un drama fantastique qui a fait son apparition le vendredi chez NBC depuis le 28 octobre : je vais tenter de vous dire ce qu'il en est, puis chacun se fera son petit avis. Ou plutôt, je vais vous dire tout ce qui m'a pris le chou, et vous serez bien d'accord avec moi qu'il y a beaucoup de calamiteux dans cette série.


Le pitch, d'abord : Grimm surfe sur la thématique bien connue du chasseur de démon, un mec au départ banal qui se découvre un don, un coeur d'or et du courage (ça vient par trois, ouais). Dans le cas qui nous occupe, Nick Burkhardt (atchoum), au demeurant lieutenant de police à la criminelle de Portland, apprend qu'il est le dernier descendant des frères Grimm : conséquemment, il est capable de voir les êtres maléfiques qui nous entourent sous leur véritable visage, qui n'est pas vraiment beau.


Damn! She's a sexy bitch


QUOI? Les frères Grimm n'étaient pas une simple paire de paltoquets germaniques qui aimaient raconter des histoires pour kikinous? EN FAIT ILS ETAIENT CHASSEURS DE DEMON?????? Purée.


Non, je sais, ce n'est pas très innovant comme pitch, mais cela donne un avantage certain à la série : un background fantastique de malade, avec d'ores et déjà une ribambelle de personnages secondaires potentiels et de quoi construire une mythologie captivante autour du héros. D'emblée, le pilote investit ce champ des possibles: la tante de Nick Burkhardt débarque dans sa vie paisible avec la fracassante nouvelle, car elle est atteinte d'un cancer et ne saurait continuer bien longtemps à tataner du démon, ce qui implante une atmosphère mystérieuse. En parallèle, l'enquête de police qui occupe le héros est en réalité loin d'être banale puisqu'elle concerne le petit chaperon rouge, et surtout le grand méchant loup ; détails qui font sourire, ambiance assez sombre pour être intéressante, filtre sexy de l'image font leur petit effet.


L'image filtrée en question (vous savez, ce truc que les mecs de Plus Belle la Vie ne savent pas faire)




Ce premier épisode n'évite pourtant pas les clichés, bien que MERCI les scénaristes n'aient pas buté directement la femme ou le partenaire black de Nick Burkhardt, ce qui m'aurait fait syncoper. Non, le héros passe par les différents stages auquel ce type de personnage nous a habitués : incrédulité, horreur, acceptation puis détermination face à son destin, mais cela se fait trop rapidement, de façon au final peu crédible. De plus, évidemment, il arrive un pépin à Tata Marie et elle ne peut plus dévoiler ses milliers de connaissances à son noob de neveu...Bon, elle aurait peut-être dû essayer avant d'être métastasée jusqu'au trognon...Enfin, tout ceci n'est que chipotage : mon problème avec cette série est ailleurs. Dans un premier temps, je ne suis absolument pas convaincue par l'ensemble du casting : on va me traiter de vieille frigide, mais selon moi il n'y a pas un seul bon acteur dans cette série. Le héros manque cruellement, CRUELLEMENT de charisme, et les personnages secondaires sont littéralement invisibles! C'est embêtant.
Et puis surtout...Quatre épisodes maintenant, et nous n'en savons pas plus sur les frères Grimm, sur le fabuleux grimoire que le héros a en sa possession, sur l'organisation de ce monde fantastique que l'on nous propose : Nick Burkhardt ne fait montre d'AUCUNE curiosité quant à tout ceci et c'est bien incroyable...Du coup, je me retrouve sur mon canapé, la bouche ouverte et les sourcils froncés donc sexy, à essayer de comprendre comment l'épisode 2 peut déjà être un stand alone, comme si Nick Trucmuche avait déjà tout pigé et n'avait pas besoin de comprendre ce qui est arrivé à sa vie.  J'ai bien quelques objections encore, des critiques de sceptique car je trouve suspect qu'immédiatement après la révélation de Nick Bordel, toutes les enquêtes dont il se charge avec son partenaire soient liées à une créature fantastique...Mais bon...Ce n'est pas ce qui motive ma déception, car ce type d'écueil serait aisément dépassé par un bon twist en épisode cinq. Finalement, voilà ma frustration : le sentiment que Grimm est en train de piétiner un concept qui, pris en main par les bonnes personnes, aurait donné naissance à un digne successeur de Supernatural qui se meurt lentement, mais surement, sur la CW.



W.