C'est l'heure du prouprou.

Episode 1 : American Horror Story, Glee, The New Normal

Quand y'en a plus, y'en a encore

Episode 2 : Dexter, Grey's Anatomy et Scandal

Episode 3 : Castle et 2 Broke Girls

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mercredi 15 août 2012

Il fait beau aujourd'hui tu ne trouves pas? Spécial Vacances 3 : NBC, les sitcoms et vous




Cette semaine NBC a profité de la diffusion des JO pour lancer deux de ses nouvelles sitcoms, Go on et Animal Practice. Si nous devions résumer ce que l'on pense de NBC, c'est très simple, cela se symboliserait par une cascade d'insultes et de cris infinis et au flux d'une puissance incommensurable, ou en d'autre termes : rendez-nous Dan Harmon à la tête d'une des meilleures sitcoms de ces dernières années, Community. Tenez-le pour dit, on est vénères.

Animal practice.


Avez-vous déjà révé d’obtenir une variation sitcom et animalière de Doctor House? Non ? Eh bien NBC l'a fait pour vous. Animal Practice, c’est l’histoire d’un vétérinaire, George Coleman (interprété par le si détestable Justin Kirk dans Weeds) extrèmement doué dans son métier et ce car il n’aime pas les humains mais que les animaux. A la tête de son hôpital pour bêtes, il voit débarquer en guise d’administratrice générale Dorothy Krane (JoAnna Garcia Swisher), petite fille de la propriétaire décédée de l’établissement et, évidemment, ancien amour du Doctor Coleman. Puis y a le singe de Community aussi, Doctor Risso.
Devrais-je en dire plus ? Pas vraiment.  
Je vais faire un effort, la série n’étant pas si mauvaise que ça, elle laisse juste dans une indifférence plutôt relative. Les personnages secondaires, qui dans les sitcoms font pour beaucoup à la qualité de la série, sont négligeables hormis peut-être Angela, et le singe de Community – les networks ne font pas que recycler leurs acteurs, ils replacent aussi leurs animaux.  Le pitch qui se veut original, est, dans la mise en application, d’une banalité déconcertante ; les blagues tombent régulièrement à l’eau et le rythme s’en fait sentir. Une énième fois, on se retrouve avec deux héros possédant une relation amoureuse non achevée et qui vont se renifler le cul tout au long de la série. Ouais, banal.


Go On! (ou Stop There)



La diffusion anticipée de Go On! peut faire l'effet d'une douce surprise estivale. Matthew Perry nous revient à la tête d'une sitcom gentille : célèbre chroniqueur sportif ayant récemment souffert de la perte de sa femme, il est contraint par son employeur de faire une dizaine de sessions de thérapie de groupe afin de pouvoir retourner travailler. Ce n'est pas très original, puisque nous faisons face au classique "I have to get my sheet signed mais en fait je vais me rendre compte que cette thérapie est nécessaire à la fin du pilote" ; ce n'est pas très drôle, parce que les blagues sont un brin taillées pour Matthew Perry, "le mec le plus drôle de la planète sans vouloir insister" ; ce n'est pas forcément très stimulant, parce que les métaphores sportives me laissent relativement voire totalement de marbre. 

L'attrait fondamental de cette sitcom, en fait, réside dans son aspect choral : ce sont les autres personnages qui sont en thérapie avec M.P. qui font tout le (léger) charme de la série. Des caractères, des origines, des modes d'expression très différents les uns des autres les séparent et les rassemblent...ce sont des personnages qui sont à un carrefour de leur vie...on parle d'une sitcom qui joue à mort l'aspect collégial...Dites-moi, hein, si vous sentez un message subliminal passer, parce que loin de moi l'idée d'insinuer que NBC tente là une pâle pâle pâle assimilation de Go On! à Community. Non, vraiment, ce serait faire montre d'un cynisme sans bornes que d'affirmer qu'un network tente de surfer sur le concept génial d'une série qu'il est par ailleurs en train d'atomiser, alors que des cohortes de fans s'apprêtent plus ou moins à entamer une grève de la faim, là. Vraiment, je n'oserai pas, je ne suis pas comme ça, moi.


Conclusion de ces premiers visionnages des nouveautés de NBC, on a pas changé d'opinion : rendez-nous Dan Harmon à la tête de Community. #sixseasonsandamovie


W. ambiance rombière

N., un brin mégalo

dimanche 27 mai 2012

Upfront - NBC - Tv shows are coming ...


En mai en dehors de faire tout ce qui nous plait, il faut aussi s'attarder sur les Upfront. Que se cache-t-il derrière ce terme barbare ? La saison des upfronts est la période de l'année où les nouvelles séries de la rentrée sont sélectionnées par les networks. S'enchaînent donc l'apparition des pitchs, la sélection des pilotes par les chaînes et enfin la sortie des trailers des nouveautés sélectionnées. Histoire que vous et nous soyons bien préparés pour la rentrée 2012/2013, on s’atèle à la critique, acerbe comme toujours, de ces bandes annonces. 

Go On



Contre toute attente, cette bande annonce a produit un effet plutôt agréable et inédit chez moi, car vous n'ignorez pas que les sitcoms, les comédies, n'ont pas ma faveur immédiate. Le pitch : un commentateur sportif un brin arrogant (Matthew Perry, que l'on aime un peu mieux depuis la saison trois de The Good Wife) s'inscrit dans une thérapie de groupe pour surmonter ses problèmes. Quand on a lu ça, on se dit qu'on aura tout vu (mais on a pas encore vu Animal Practice, voir plus bas) et que l'apocalypse par les zombies peut avoir lieu mais miracle, le trailer m'a fait sourire. C'est amusant, c'est touchant, ça ressemble à un traitement à la fois léger et intelligent du deuil, grâce à un personnage principal charismatique et deux ou trois effets de style bien placés.


Conclusion : On verra quand on verra, mais pourquoi pas.

The New Normal

  

Il y a deux choses qui m’énervent dans la vie : l'intolérance envers les autres orientations sexuelles et les homosexuels. Blague a part, Ryan Murphy à une obsession pour le sujet de l'homosexualité et on l'en remercie plutôt car il traite les sujets de façon pertinente. Toutefois, il retombe dans ses travers habituels à savoir un couple d'homos avec un mec profondément efféminé et maniéré et l'autre qui ressemble à un hétéro lambda mais bogoss. Exactement le même schéma que dans Glee et American Horror Story. Traiter de l'adoption homosexuel sur un grand network et en format sitcom est un pari couillu, espérons toutefois, que l'ensemble ne tombe pas trop dans le cliché avec vingt-cinq blagues par épisode sur les manières et gestuelles exagérées d'un des deux pères. NBC et Murphy ont voulu ici clairement surfer sur la vague Modern Family : mettre sur le devant de la scène une famille considérée comme moderne entendre par là qu'elle diffère de la cellule familiale occidentale traditionnelle, à savoir papa maman poupon, et créer ainsi une forte curiosité chez le téléspectateur qui peut à la fois s'identifier et se dire "oh bordel ça se passe pas comme ça chez moi quand même, sont bizarres ces homos". 


Conclusion : Plutôt neutre, on verra bien.

Chicago Fire




A l'heure où en France les mecs les mieux gaulés du pays aka les pompiers de Paris sont destitués pour bizutages intensifs, viols et autres sucreries, NBC décide de mettre sur le devant de la scène ses propres machines à muscles. Présenté comme un tv show sombre et complexe, Chicago Fire narre les pérégrinations d'une équipe de combattants du feu : problèmes familiaux, sentimentaux et rivalités seront pour sûr de la partie. Si la chaîne nous promet une série d'une noirceur intense dont le thème pourrait, en effet, se prêter à cette intensité (on pense notamment à la diffusion de Rescue sur la chaîne câblée FX qui traite du même sujet mais dans la ville de New York) le trailer pour l'instant ne met en avant que la bogossitude et les pecs saillants de ses personnages plus qu'autre chose. Ce n'est pas une simple tirade à la con sur la façon d'extérioriser la violence qui me bernera. Non, non, non.

Conclusion : On t'attend au tournant.

Guys with Kids


Excusez moi je vais vomir.

Conclusion : Mais de quelle série parlez vous, j'ai déjà oublié !

Animal Practice





Accrochez-vous : voici venir House chez les toutous. Oui, après les chirurgiens, les urgentistes, les médecins de clinique, les ambulanciers, nous avons droit aux VETERINAIRES! Et histoire de pimenter l'action, le véto en chef est méchant, il n'aime pas les êtres humains et trouve qu'ils ne méritent pas leurs compagnons. Amateurs de petits singes intelligents, de courses de tortue et de micro chiens, foncez! On trouvera ici quelques bonnes blagues, une tension sexuelle entre les deux protagonistes, un brin de mélodrame à base de "mon dieu, mais il va faire piquer la pauvre bête!" et autres douceurs. 


Conclusion : cynisme gratuit mis à part, on verra ce que ça donne à la rentrée. 

Revolution


JJ Abrams nous revient, cette année encore. Personnellement, je n'en peux plus, il m'a fatiguée et je peux très bien crier haut et fort : "Mec, arrête, maintenant, PRENDS TA RETRAITE". Donc j'ai vu arriver la bande annonce de Revolution d'un oeil plutôt circonspect, forcément...Finalement, je suis mitigée, parce que comme d'habitude, on me drague avec un pitch méga cool : et si toute trace d'énergie disparaissait ? Et si on se retrouvait quinze ans plus tard, pour voir un peu comment les meufs font pousser du basilic dans leurs moteurs de bagnoles et les mecs ont une barbe de deux jours et demie en permanence? Sympathique, non? Oui, oui, mais voilà...Et si un type malin savait des choses importantes mais qu'il mourait dans les cinq premières minutes du pilote? Et si sa fille méga belle gosse partait à l'aventure avec un méga beau gosse pour une mission de sauvetage courageuse? Et si on y collait des arts martiaux, des mecs pas contents, des histoires d'amour niaises, des clichés psychologiques de la taille du Kansas...Avant de me mettre à taper sur mon écran d'ordi de colère, je vais attendre la rentrée pour me faire une véritable opinion, mais j'ai peur que mes petits espoirs envers Révolution ne se fassent écraser par une enclume de cul-cul.


Conclusion : Pitié, ne me décevez pas



La suite demain avec la CW, ça va envoyer du BOIS.