C'est l'heure du prouprou.

Episode 1 : American Horror Story, Glee, The New Normal

Quand y'en a plus, y'en a encore

Episode 2 : Dexter, Grey's Anatomy et Scandal

Episode 3 : Castle et 2 Broke Girls

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dimanche 30 décembre 2012

Do you have balls ? SIR YES SIR! - Dexter, Scandal et Grey's Anatomy (spoiler free)

Une séquence "Too Late To Apologize" s'impose, puisque pris par nos festivités respectives, N. et moi n'avons pu clôturer dignement le calendrier de l'anti-avent, qui aurait pourtant bien mérité un joli finish. En guise d'excuses, je vous présenterai en fin d'article une petite section "plaisir des yeux" qui, j'en suis sûre, détendra les plus mécontents.
Toutefois, aujourd'hui, nous parlons d'autre chose : de série télé! Car oui, nous n'avons pas oublié que nous ne devons pas uniquement discuter de chats, lapins et myopathes mais bien de ce que nous offre la télévision américaine. En ces temps troublés de rentrée 2012-2013, nous n'avons pas toujours pu vous aiguiller vers une nouveauté ou une autre car ma foi, bien souvent, elles étaient pourries. Ceci dit, avant de nous rabattre avec tout notre espoir sur la deuxième salve de pilotes qui arrivera sous peu, nous poursuivons sur notre lancée : le recensement des séries couillues, qui prennent leur scénario à bras le corps pour lui apprendre la vie avec le plus grand succès.


Dexter : ton meilleur ami

Aujourd'hui, je m'étendrais volontiers au sujet de la saison 7 de Dexter, mais j'ai bien trop peur de spoiler une âme innocente qui passerait par là et qui nous détesterait ensuite pour toujours : je me contenterai donc de quelques mots à son sujet. 
Il faut quand même saluer la performance, assez incroyable, réalisée par les auteurs de cette excellente série : si les choix des scénaristes ont pu sembler radicaux, ou trop faciles par le passé, en réalité chaque saison a la précision implacable d'un métronome. Les arcs narratifs qui se succèdent, toujours construits sans le moindre temps mort, font vivre le personnage principal sous une lumière toujours différente : chaque saison apporte une nouvelle facette à son caractère, lui permet d'évoluer. Toujours la boule au ventre, les entrailles saucissonnées d'un bout à l'autre de la série, le spectateur est partagé entre la peur et le dégoût mais il reste inexorablement fasciné par les péripéties de Dexter. Eh bien à mes yeux, la saison 7 de la série est la plus aboutie de toutes : sans tomber dans les pièges terribles qu'ils s'étaient eux-mêmes tendus en fin de saison 6, les scénaristes sont parvenus sans pirouette, sans se moquer du monde, à s'assurer une audience remarquable, toujours plus fidèle et, il faut dire, un brin hystérique. Dexter fait donc partie des réussites perpétuelles, une série sur laquelle on peut compter chaque année depuis sept ans pour ne pas tomber dans le travers de la daube maléfique : la huitième et dernière saison sera donc, sans nul doute, un beau feu d'artifice que j'attends avec impatience.


Shonda Rhimes : la grande coquine 

Scandal : celle qu'on n'attendait pas

Au pays des créateurs de séries, s'il y en a une qui a su se poser là, c'est bien Shonda Rhimes avec sa série fétiche, Grey's Anatomy. On lui passe le terrible échec de Private Practice, spin-off de la précédente, qui s'est malheureusement embourbée dans sa propre connerie dans un grand élan de douleur : Shonda nous est revenue, en 2012, avec une nouveauté intitulée Scandal, qui est vraiment une petite tuerie. Explications. (Mode envoyé spécial activé)

Le pitch : Olivia Pope, du haut de sa trentaine et de ses Louboutins, est LA personne à connaître à Washington. Elle a participé à la campagne du président, Fitzgerald Grant et largement contribué à son élection; désormais, elle tient un cabinet de gestion de crise, accompagnée de quelques bras cassés qui manquent cruellement de charisme. Tu as tué ta femme sans faire exprès alors que tu viens d'être élu? Pas de problème, Olivia et ses amis déplacent le corps et trafiquent les indices. La série peut donc se jouer d'un aspect feuilletonnant récréatif, soutenu en arrière plan par le véritable kif du scénario : Olivia et le président ont été amant et souffrent continuellement d'une passion dévorante, inassouvie, romantique, etc. C'est osé, c'est amusant, ça calme nos envies de soap opera, c'est de la balle.
Le trait de génie : une saison 2 en tous points excellente. Une intrigue bien ficelée, des mystères toutes les dix minutes, une tension redoutablement efficace sont au service de Scandal, que l'on attend avec joie chaque semaine. Les ambitions scénaristiques sont en parfaite adéquation avec les résultats obtenus : ni trop, ni trop peu, Shonda Rhimes a trouvé le ton juste pour une série très divertissante et de plus en plus intéressante. Au pays des échecs retentissants essuyés par les networks cette année, c'est plus que remarquable : c'est exceptionnel.


Grey's Anatomy : celle qu'on n'attendait plus

Véritable monument, Grey's Anatomy est passée par tous les stades : de l'émerveillement à la calamité en passant par l'ennui total, elle aura suscité toute la palette des émotions chez ses spectateurs. La saison huit, particulièrement, avait su rehausser le niveau : justesse de ton, d'écriture, finesse et efficacité étaient au rendez-vous. Jusqu'au final season. Et oui, car Shonda Rhimes n'a pas que des qualités : son amour immodéré du rebondissement la pousse, toutes les deux saisons environ, à nous défoncer le casting et les storylines à grands coups de machette aiguisée pour que l'on passe un été plongé dans l'angoisse et la souffrance. Bon. Chats en Série n'aime pas les rebondissements factices. Il n'aime pas non plus que l'on assassine des relations sans raison, pour le simple bonheur de provoquer un "oh bordel" scandalisé chez le spectateur, non non non. Alors le final de la saison dernière de Grey's nous a fait râler pendant environ un mois, pester à n'en plus finir contre Shonda et sa manie de la catastrophe surréaliste. Nous attendions également de pied ferme la saison neuf, qui a débuté en septembre, prêts à pleurer de consternation.

Et voilà, éclair de génie. Quelque chose que N. a su résumer élégamment en un "elle s'en sort bien, la garce".

Effectivement, cette saison est excellente : non seulement le bourbier infâme de la saison précédente est géré avec brio, mais la série peut se vanter d'un renouvellement particulièrement réussi. De nouveaux internes attachants, intéressants viennent densifier les rapports entre les anciens personnages, qui se repositionnent en souplesse dans un univers déchiré et recomposé. Les relations que l'on aime tant, telle celle de Meredith et Christina, gardent toute leur fraîcheur tandis que les nouveaux enjeux nous fascinent. Que dire, si ce n'est que l'année 2012 a bien été celle de Shonda Rhimes? Peut-être que l'on espère que cela pourra durer encore longtemps : personnellement, ça ne me dérange pas de passer encore des années à mater des beaux gosses s'éviter dans des ascenseurs...
Enfin, sur ces bonnes paroles, vous avez désormais trois séries à mater si vous êtes perdus dans le désert de la période de Noël, ce qui est déjà mieux que rien ; je vous quitte avec le bonus promis plus haut, j'ai nommé la séquence plaisir des yeux. 


Jesse Williams de Grey's Anatomy, on dit pas non

Matt Bomer : "Jamais sans ma chemise froissée qui moule mon torse humide"

Ryan Philippe aka la raison qui te pousse à mater la dernière saison de Damages...

Joyeuse Saint-Sylvestre!

jeudi 25 octobre 2012

Pour la rentrée on fait pas nos sucrés - Une rentrée très CW.

Le moment tant attendu arrive enfin : la rentrée CW. La CW c'est un peu les deux corps du roi de Kantorowicz, l'un privé que l'on voit rarement, souvent caché, celui de la pépite du bon aka Supernatural, et le corps symbolique, celui de la daube intersidérale, omniprésent et rendu tangible par a peu près l'ensemble de ses shows. Chaque année j'attends cela avec impatience, les pop-corn dans une main et l'autre en une position prête à accueillir des facepalms répétés, autant vous dire qu'après j'ai mal au crane et les doigts qui en tombent. Sans vendre la mèche conclusive de la qualité générale des productions de cette année, je peux vous dire que j'ai été surpris. 


dimanche 16 septembre 2012

Déjouer les jeux - Les duos de chocs : quand un binôme d’acteurs créée la force d’une série





Salutations !
C’est avec un immense plaisir (et la permission des minous) que je viens à nouveau envahir vos écrans de commentaires sur la beauté du jeu des acteurs dans les séries TV. Aujourd’hui, on s’intéresse au jeu en duo, à travers quelques exemples. Eva Sautel.



lundi 3 septembre 2012

Spécial plaisir des yeux - Des belles gosses en série




Chers amis, afin de clore définitivement notre phase Voici / Gala / Closer, nous vous proposons un dernier petit classement : celui des personnages féminins les plus attirants. Il y en a pour tous les goûts (surtout les nôtres) alors accrochez-vous à vos chaises : c'est la fête au fantasme, préparez vos mouchoirs, c'est l'instant plaisir des yeux. 



jeudi 2 août 2012

Il fait beau aujourd'hui tu ne trouves pas? Spécial Vacances 1 - Semaine du 1er août

En ce début d’août, nous pensons aux plus pauvres d'entre vous qui n'ont pas pu partir en vacances. Du coup, pendant quelques semaines, nous vous proposons de vous emmener faire le tour des grandes villes américaines par le biais des séries qui les représentent. Notre esprit de contradiction et notre lieu de résidence aidant, nous avons décidé de vous transporter dans les nuages, la brume et le froid -en tout cas dans les séries que nous vous proposons- et pour commencer : welcome to Seattle. 



Située au nord-ouest des Etats-Unis à quelques kilomètres de la frontière du Canada, Seattle est connue pour son arrière pays boisé et ses lagunes pas vraiment bleues turquoise ainsi que sa seafood traditionnelle. Sa skyline et son aquarium vous en mettront plein les mirettes -surtout si vous êtes férus d'otaries.


Evidemment, les otaries interviennent peu dans les séries qui se déroulent à Seattle d'autant plus lorsqu'on pénètre dans Shonda Rhymes Land, pays où lorsqu'il fait froid qui plus est avec ses pulsions estivales, il fait bon se réchauffer auprès de belles et sexy personnes, du coup forcement on vous emmène de par les contrées de Grey's Anatomy. 


Qui n'a jamais rêvé de faire du ferry (!) avec Addison Shepherd


Non content de passer votre temps auprès d'individus charmants, sexy, intelligents et blindés de tunes, vous pourrez parcourir régulièrement les eaux du Puget Sound à bord des fameux ferrys qui le sillonnent, faites attention en courant de saison trois il risque d'y avoir quelques turbulences. Si jamais vous voulez effectuer une retraite dans l'arrière pays forestier de Seattle, Derek Shepherd sera votre guide et si vous êtes chanceux il pourra même vous emmener pécher à la mouche - entre autres choses. 

Il fait froid, vous avez une petite soif ? Pas de problème on vous conseille At Joe's lieu où il fait bon boire de la tequila et où si vous voulez serrer de l'interne en chirurgie désabusé et bien gaulé vous trouverez votre bonheur. Nous voyons à votre regard de vache morte que vous êtes un peu éméché, que la colère de votre année à supporter votre patron ressort peu à peu, ne vous inquiétez pas, nous avons une solution. : la Meredith Grey.

Véritable défouloir, détestée par l'ensemble de l'audience des aventures du Seattle Grace Hospital, vous pourrez la mandaler à loisir, tout le monde s'en branle, je dirais même que vous soulagerez une grosse partie de la planète, de surcroît, avec un peu de chance vous pourrez rythmer vos beignes à chacunes de ses sempiternelles jérémiades, ça rendra l'instant plus savoureux. 

Après quelques coups bien placés, elle vous invitera certainement dans la maison de passes du coin : sa propre maison ayant été habitée par plus de neuf personnages - et on ne compte pas les plans d'un soir-  en l'espace de 8 saisons, vous pourrez clairement satisfaire vos fantasmes d'auberge espagnole et caler quelques mains aux culs ! 

Après cette soirée mouvementée, vous vous réveillez seul dans une nature et une ville ravagée  où toutes les moeurs de la veille semblent avoir changé et votre magnifique smartphone dernier cri n'affiche pas de réseau alors que vous n'êtes pas chez Free ? C'est normal, vous venez de rencontrer Max Guevara. 

Tandis que vous tentez, groggy, de vous remettre de votre cuite à la tequila, une main d'acier vous empoigne par le col de votre American Apparel et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, vous vous retrouvez à l'arrière d'une bécane vrombissante, hurlante, qui fonce au travers de Seattle. Tous les immeubles sont défoncés, des ordures et des gravats jonchent les rues ; vous apercevez quelques passants, l'air inquiet, hagard avant de reporter votre attention sur la femme (c'est une femme!) qui pilote l'engin de mort que vous chevauchez.

Ça c'est un biker

Les sombres cheveux bouclés de Max Guevara (jeune Jessica Alba) vous fouettent le visage ; cramponné à l'arrière de votre siège, n'osant la toucher, vous observez avec une certaine avidité la chute extraordinaire de ses reins, moulée par un blouson de cuir du meilleur effet. Vous vous trouvez peut-être dans une Seattle post apocalyptique imaginée par James Cameron, mais vous vous sentez plutôt bien.

Point de repos pour les braves, et certainement pas pour vous : Max vous entraîne d'immeuble en immeuble, de course en course, de bagarre en bagarre. Lors d'un bref répit, vous rencontrez certains de ses "frères et soeurs", ceux qui comme elle se sont échappés de Manticore, l'ancien complexe militaire en périphérie de la ville. Evidemment, lorsque vous constatez que l'un d'entre eux n'est autre qu'un jeune et fringant Jensen Ackles, vous pleurez de joie.

Eh oui.


Il peut aussi vous arriver de discuter profondément avec Logan Cale, le patron de Max qui est plutôt sexy dans son fauteuil roulant, mais il s'agit certainement des dix dernières minutes d'un épisode autrement trépidant, au cours duquel vous avez bien failli mourir de façon hyper glamour et rock'n'roll une douzaine de fois. Y'a pas à dire, Dark Angel, ce n'est pas de tout repos, et vous commencez à prier bien fort qu'on vienne vous réveiller de ce qui ressemble à un rêve de hippie.


Vous sentez une douleur parcourir votre joue, elle se fait répétitive et agaçante, vous clignez des yeux  plusieurs fois et apparaissent alors devant vous Tom Badwin et Diana Kouris.

Un jeu de regard sidérant


Vous n'avez même pas le temps de vous questionner sur la situation qu'on vous explique que vous vous trouvez dans un complexe top secret du gouvernement américain et qu'en réalité ça fait soixante ans que vous avez disparu ; on vous a retrouvé seul, inerte près d'un lac brumeux. On vous explique que vous n'êtes pas le seul à être réapparu, qu'il y a 4399 autres personnes dans le même cas que vous et qu'on ne sait pas vraiment où vous étiez, ni pourquoi vous ne réapparaissez que maintenant. Inquiet et paniqué vous essayez d'expliquer en bafouillant que vous étiez en vacances à Seattle en train de foutre des gnons à une (vieille) jeune interne en chirurgie, que, par la suite, vous avez sombré dans la tequila et rêvé d'un monde post-apocalyptique étrange, où les croupes des jeunes femmes étaient parées d'un cuir qui les rendaient callipyges, mais personne ne vous croit ; vous réussissez tout juste à obtenir un décochement de sourcil de Tom Baldwin, vous remarquez d'ailleurs que c'est approximativement la seule expression faciale qu'il possède.
Une jeune fille s'approche de vous, Diana affirme qu'elle perçoit le futur des gens qu'elle côtoie et qu'ainsi on en saura plus sur votre devenir et votre rôle au sein de la planète et du grand ordre  cosmique. 

Bonjour, je suis la jeune fille mystérieuse présente dans toutes les séries fantastiques, ça va ?

L'enfant s'approche de vous, vous frôle et décoche un regard à la fois effaré et consterné, s'empressant de déclarer alors : "HAN, vous ne servez à rien, le grand ordre cosmique s'est foutu de votre gueule en vous créant, vous êtes pire qu'une intervention politique de Nadine Morano (à jamais dans nos coeurs, toi même tu sais) !". Alors que la jeune fille se retire -tssss- en explosant de rire, Tom vous enfile une cagoule sur la tête et vous assomme violemment.

Le crane lourd, les paupières collées et la tequila difficile, vous relevez tant bien que mal votre tête. La marque d'un AZERTY gréffé sur votre joue, le regard hagard tentant de fixer ce qui semble être votre écran d'ordinateur, vous ne vous dites qu'une chose : la tequila, plus jamais... enfin jusqu’à demain.


W., ambiance rombière

N., un brin mégalo


mercredi 13 juin 2012

Il fait beau aujourd'hui tu ne trouves pas? - Semaine du 11 juin 2012

Jamais à court d'innovations et déterminés à faire de Chats en série la plaque tournante internationale de la sériesphère, nous vous proposons désormais une nouvelle rubrique. La saison qui vient de s'achever a été pour nous l'occasion de tester notre modus operandi, c'est à dire la critique systématique de toute nouveauté. Il nous est parfois arrivés d'être démunis devant un Bent, un BFF, un Man Up....Dépourvus de la moindre critique, de la moindre émotion, de la moindre onde cérébrale, nous avons pu tenter de mettre le feu à notre ordinateur dans un geste de dépit profond.
Désormais, nous mettons en place une chronique hebdomadaire qui nous permettra d'aborder, de façon plus brève, toutes sortes de sujets : le temps qu'il fait, les séries insignifiantes, les épisodes remarquables de la semaine...Pour cette inauguration, voici un petit bilan des nouveautés de ces dernières semaines.


Common Law



Il y a des jours où l'on est en manque de polar, tout comme on peut être en carence de séries télés. Quand les deux se recoupent il est l'heure, alors, de se tourner vers Luther, The Killing ou encore Twin Peaks pour les férus de classiques. Des fois on a juste envie de légèreté, de divertissement mais quand même de polars, alors on s'attarde sur Castle ou Rizzoli and Isles. Common Law s'insère dans cette dernière lignée : indubitablement identifiable comme le pendant masculin de Rizzoli and Isles, elle est d'ailleurs diffusée sur la même chaîne, la série permet de faire passer un moment agréable en l'observant à la dilettante. Rien de neuf sous le soleil, en somme. 



Men At Work

Une sitcom sans but, sans storyline, sans saveur, ça vous dit? Non? C'est bien ce que je pensais. C'est incroyable qu'à l'heure de Community, de 2 Broke Girls, New Girl et autres perles, on nous propose encore des séries à base de rires préenregistrés, de blagues convenues, de clichés... On risque de sourire de temps en temps, mais on a autre chose à foutre que de regarder, vraiment.



Continuum


La science-fiction, notre El Dorado à Chats en série. Gros (sveltes et sexy) nerds (hipsters) que nous sommes, nous avons parcouru la saga dépressive qu'est Battlestar Galactica, l'épique épopée qu'est Farscape, ou encore Star Trek Deep Space Nine, nous avons été bercés par la franchise Stargate, été subjugués par des films comme Gattaca ou Blade Runner, bref on en a bouffé, t'as vu. Alors lorsque, en traquant mensuellement le site de la chaîne Syfy, nous n'apercevons aucune nouveauté digne de ce nom, nos p'tits coeurs en saignent -du sang noir et acide, certes, mais du sang quand même. Continuum est apparue de nulle part, surgie tel le messie qui apporte les chipolatas et merguez tant attendues au barbecue estival, la série n'avait pas besoin de nous promettre monts et merveilles pour nous emballer avant même d'être diffusée. Malheureusement tel un afficionado d'alien devant Prometheus ou un geek devant Diablo III, le visionnage du pilot à entraîné son GROS lot de déceptions. Déjà, pourquoi, vraiment POURQUOI, les obsessions de la science fiction à la télévision ces derniers temps sont focalisées sur les voyages temporels ? Déjà c'est un sujet casse gueule et ensuite c'est, pour la plupart du temps, POURRI et plein de topoi à la noix. Ceci étant dit, Continuum c'est l'histoire d'une nana pleine de nanotechnologie qui est envoyée par inadvertance dans le passé loin de sa famille, loin de sa zone de confort et se voit obligée de déjouer un complot terroriste. Comme dans toute série de SF qui se respecte, la meuf bourrée de technologie est mégabonne, on constate la présence d'un nerd (à ce propos c'est quoi cette tendance à faire apparaître à l'écran que des nerds supra sexy, dans la vie ils sont pas comme ça, je vous assure) et évidemment d'un flic bogoss qui va aider le simili robot à boobs à déjouer le complot terroriste. Cela se regarde les yeux à moitiés fermés, il y a un fil rouge de fond acceptable mais qui pour l'instant est sous exploité au profit de combats à deux balles, de scènes mélodramaticojetepleuredanstachaumière sur la tristesse de la nanogirl car elle est loin de son morveux et du reniflage de cul entre l’héroïne et le flic bogoss qui est, évidemment, attiré par elle car : 


1) Elle est bonne.
2) Elle est bonne.
3) Elle possède une nano-combinaison qui lui a permis, pour sur, de se créer ce corps de bonnasse.
4) Elle est mystérieuse car elle provient du passé, du coup ça la rend encore plus bonne.
5) Elle a un air mélancolico/dépressif/cockerquiveutunecroquette qui donne envie de la consoler mais elle fait la femme forte, du coup, elle parait encore plus bonne.
6) Dois-je vraiment encore le répéter ? Okay, mais rien que pour vous alors : elle est bonne.


Conclusion : Passez votre chemin pour le moment à part si vous voulez de la science fiction au rabais et sans prise de tête et que vous voulez mater une bonnasse dans une combi serrée ; si  la série arrive jusqu’à une saison deux et que celle ci s'avère correcte, on vous tient au courant, en attendant faites comme moi matez Babylon 5, c'est moche, y a pas de bonnasse mais niveau space opéra ça envoie (sinon regardez Farscape, la seule et unique, référence science fiction de la lucarne (j'ai décidé)) ou bien attendez le retour d'Alphas une série SF sans prétention mais qui se révèle plutôt intéressante à regarder.



Longmire

Adaptée des romans de Craig Johnson narrant les enquêtes policières du shérif Walt Longmire, la série éponyme est une daube déprimante. Ne parlons pas du fait que Kara Thrace est allée se perdre au fin fond du Wyoming; ne parlons pas non plus de la bande originale saturée de musique country (parce qu'il y a des ranchs et des indiens t'as vu) ; ne parlons pas enfin du mélodrame dans lequel cette pauvre série est immédiatement engluée...Entre les histoires de moutons tués, les histoires de réélection du shérif, les histoires de deuil de ma femme qui est morte il y a un an et c'est dur, Longmire aurait clairement eu sa place en tant que téléfilm du dimanche sur M6. C'est tout. 



Bunheads

Bunheads....L'histoire d'une danseuse de cabaret de Las Vegas qui se fait harceler par un vieux riche qui la dégoûte plus ou moins. Un jour, après s'être fait rejeter pour une énième audition, elle le croise à nouveau : Hubbell (c'est son nom...) lui offre un bracelet et l'invite à dîner. En bonne femme vénale, elle le trouve finalement sympathique et une chose en entraînant une autre...ils se marient et elle le suit dans son bled nommé Paradise, à la minute 11 du pilote. Là, vraiment, ça m'a fait peur.
Paradise se révèle très rapidement être un enfer : la maison du vieux est une pub pour Hoarders, sa mère est insupportable...Bunheads mélange soixante-six genres : on nous dépeint une petite ville côtière ennuyeuse peuplée de dingues, une histoire d'amour très classique de la danseuse sauvée par l'homme d'affaires qu'elle n'aime pas mais qu'elle finira par aimer, des problèmes avec une belle-mère vindicative qui en fait a un coeur...on nous parle aussi du monde de la danse, de la dure vie des ballerines...C'est un fouillis terrible. A bien des égards, d'ailleurs, c'est nul! Ceci dit, l'ambiance est fraîche, amusante, et la fin du pilote est vraiment drôle.




Saving Hope




A Chats en série on se souviendra toujours du moment où l'on a visionné pour la première fois Grey's Anatomy, on était jeunes, boutonneux et avec des goûts vestimentaires plus que douteux, mais là n'est pas la question, nous avons ressenti ce qui n'arrive pas tous les quatre matins : un coup de foudre. Personnages sexy, écriture qui l'est tout autant, acteurs de qualités, humour omniprésent et twists émotionnels importants sont les éléments qui ont su nous charmer. Lorsque j'ai regardé Saving Hope la madeleine de Proust s'est avérée périmée depuis cinq ans et a, clairement, corrompu mon thé. Acteurs fades, pitch quasiment inexistant, la série est longue, manque de rythme et a pour charnière une idée saugrenue : un médecin dans le coma est bloqué dans un espèce de purgatoire, il aperçoit, alors, l’hôpital vivre sous ses yeux. Ainsi il se rend compte que celle qui était sa femme en devenir, se rapproche de son ancien amant qui vient, évidemment, de fraîchement débarquer dans l’hôpital et qui possède un regard et une mèche dévastateurs (et est accessoirement Elijah dans TVD) tout en essayant de communiquer avec elle par enfants malades interposés. Bref, une bonne fête au suicide. La forme narration est clairement pompée sur GA, le façon de filmer aussi et je ne parle même pas de l’héroïne et de certains plans sur sa gueule qui peuvent être considérés comme du plagiat.
Fuyez mes amis, fuyez ! 


Ceci n'est pas la scène où Meredith cour vomir dehors durant le pilot de Grey's Anatomy




Le ronron de la semaine 


Chaque semaine on vous conseille, on vous dirige ( oserons-nous dire oblige ?) vers notre coup de coeur de la semaine, vers ce qu'il faut absolument voir ou avoir vu, histoire que face à l'invasion massive des séries de mauvaise qualité, vous puissiez vous accorder un moment de paix, de sérénité et de plaisir intense -ceci n'est pas une pub magnum. 




En parallèle de ce débarquement de daubes pour l'été, il faut savoir se détendre et se réconforter ainsi nous vous suggérons de vous pencher sur Community. Pourquoi maintenant, pourquoi tout de suite alors que la série est diffusée depuis maintenant trois ans ? La série vient d'achever sa troisième saison et signe certainement sa fin, en tout cas, son arrêt en tant que bijou parmi les huîtres des networks. En effet, l'annonce d'une quatrième saison n'a pas empeché NBC (chaîne qui diffuse la série) de foutre gentiment à la porte Don Harman, le créateur et showrunner de la série. Cette série sur-référencée, à l'humour subtil et délirant, aux personnages finement écrits et joués et à la poésie constante est une véritable ode à l'imagination, la créativité et à l'amour, dans son sens premier. La série est écrite par un amoureux génial du cinéma, de la télévision et de la littérature pour ses pairs et non pour le grand public. Ici réside la force et la faiblesse de la série : comment diffuser sur un network, c'est à dire une chaîne grand public, une série réservée à une minorité tout en faisant de l'audience ? La situation apparaît insolvable. Cette perle qu'est Community va en perdant son créateur, perdre son âme. 
Community ne sera plus jamais pareille, c'est plus que dommage, c'est un déchirement. 
Comme le dit l'adage, le roi est mort, vive le roi, cette fin symbolique de la série est donc l'occasion pour la regarder, la reregarder, voire la rerererereregarder car des séries qui marquent des générations, il y en a peu. 


W.

N.