C'est l'heure du prouprou.

Episode 1 : American Horror Story, Glee, The New Normal

Quand y'en a plus, y'en a encore

Episode 2 : Dexter, Grey's Anatomy et Scandal

Episode 3 : Castle et 2 Broke Girls

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vendredi 7 octobre 2011

Critique Pilot - Person of Interest : Façon Rubicon ou presque.








"Cher Mr Abrams,



C'est parce que je me souviens encore avec nostalgie de la première fois où j'ai posé les yeux sur la beauté allotropique et versatile de Jennifer Garner dans Alias, ainsi que du moment où par une chaleur caniculaire ,  j'ai vibré au sein des notes brumeuses du générique de Lost, que je me permets d'écrire cette lettre.
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MAIS NOM D'UN BIGORNOT QU'EST CE QUE VOUS FOUTEZ !


Depuis Fringe, où il a fallu attendre deux saisons pour attendre une quelconque puissance scénarisitque, mon palpitant ne s'emballe même plus quand je lis le pitch de vos futures réalisations (je vais même taire l'existence future d'Alcatraz qui s'annonce comme une daube intersidérale). Le temps de votre talent semble révolu. La fraicheur de vos idées, le rythme de vos réalisations, la puissance de vos cliffhanger ne sont plus ce qu'ils étaient. 

Quoiqu'il en soit je ne perds pas la foi, elle s'atténue, certes mais est toujours présente, c'est donc avec un regard de croyant que j'ai analysé votre dernière création, Person of Interest. 
La tendance paranoïaque et le complotisme hantent l'Amérique depuis bien longtemps et l'apogée a été évidemment atteinte suite aux attentats du 11 septembre 2001, vous tentez de naviguer sur cette obsession. Obsession incarnée ici par une machine exceptionnelle capable d'assimiler des milliards d'informations personnelles sur n'importe quel individu et d'en extirper des comportements terroristes. Néanmoins, cette invention quasi infernale ne se contente pas de cibler  les terroristes, elle est capable d'identifier toute personne liée à un danger, qu'elle en soit l'instigatrice ou la victime. Mais je commence à vous connaître Mr Abrams, vous ne dépeignez que très rarement la démesure d'un être inanimé, vous préférez l'Hybris des hommes et en l'occurence celui de Mr Finch, le créateur de ce Big Brother de notre ère. Votre série répose sur la rédemption ou la vengeance, cela n'est pas encore réellement défini, du créateur, il tente de reprendre contrôle sur son golem déchainé.Vous avez comme toujours rajouté à cela un arc narratif reposant sur l'action, en la personne de l'ancien agent de la CIA Mr Reese. Vous tentez d'exciter l'intérêt, les papilles visuelles du public par une double trame mysterieuse, alliant film d'espion et science fiction. L'alchimie généralement fonctionne malheureusement, rien n'y fait pour le moment, tout s'embourbe, tout est lent et dénué d'interest. Vous y mettez de la bonne volonté pourtant, chaque épisode se structurant en trois enquêtes, celle de la "person of interest" du jour, celle de Reese sur Finch et celle du detective Carter sur Reese, permettant ainsi à la trame de fond de se dévoiler de facon cohérente et progressive. Une fois de plus j'ai l'impression qu'il faudra attendre une saison et demie pour que l'ensemble puisse tenir la route mais je suis un homme dont le sang de l'impatience et l'impulsivité parcourt les veines.

Quoiqu'il en soit j'ai bien peur qu'il faille plus d'un Pater Noster pour raviver la foi de la communauté des Abramsiens car j'entends déjà les trompettes de Jericho de votre règne Monsieur Abrams. "


Bien à Vous"


N. pour vous servir.




mercredi 21 septembre 2011

Critique Trailer - Person of Interest











Chaque sortie de séries estampillées J.J. Abrams est toujours un évènement pour la télévision américaine. Person of Interest ne déroge pas à la règle, d'autant plus que l’interprète de Ben Linus et détenteur d'un Emmy Awards, Michael Emerson, y tient l'un des deux rôles principaux.
De ce trailer on ne comprend pas grand chose. Nous sommes face à une série feuilletonante avec sa toile de fond mystérieuse qui sera distillée au compte-gouttes pour mieux exploser au final season.
Les deux héros principaux tiennent deux rôles bien spécifiques. Trône en détenteur des mystères, thème omniprésent dans la mythologie Abramsienne, un personnage dont le nom est tu, créateur d'un logiciel capable de reconnaître grâce aux conversations téléphoniques les personnes liées à un grand danger. En effet, de ces données est tirée une liste en perpétuel changement des êtres dont la vie est unie à un danger, qu'ils en soient l'instigateur ou la cible, et ce dans l’ordre de priorité : ce sont elles les "person of interest". La référence à la liste utilisée par les personnages incarnant la Mort dans d'innombrables séries livres ou films n'essaie même pas d'être dissimulée.


La fameuse liste où les personnes sont représentés par des numéros de sécu car "tu comprends c'est plus mysterieux"


Le pendant action de notre créateur de génie, est John Reese. C'est un ancien agent fédéral qui se fait passer pour mort et vit dans la rue, la raison à ce choix de vie n'est pas réellement explicitée. Evidemment, John Reese sait se battre comme personne et peut se sortir de n’importe quelles situations sans aucun problème.
Il est, toutefois, retrouvé par notre inconnu préféré qui a besoin d'un homme de main pour intervenir dans ces cas de "person of interest" à l'ombre du gouvernement, cela va sans dire. S'ensuit des enchaînements des bribes de missions : demoiselles en détresse, rencontre en fufu sur un banc, fusil de détresse au milieu de la rue et tout le tintouin habituel ; J.J. Abrams use et abuse de ses effets d'action habituels et le fait bien ; le problème n'est en rien là car effectivement si vous voulez voir de l'action, je pense que vous serez servi.
Le couac réside dans l'impression que ce trailer a eu sur moi : j'ai eu la sainte sensation (sic) de me retrouver au milieu d'un mélange d'Alias, Lost et Fringe. Cela aurait pu être pire me direz vous, oui, il y a toujours Undercovers mais quand même.




L'affiche d'Undercovers, un bon gout certain.

Monsieur Abrams, pourriez-vous arrêter d'être fasciné par les personnages d'un certain age qui font mystérieux? La prochaine fois prenez un enfant de 12 ans ça sera surprenant et plus amusant.



J.J. Abrams et Perceval ont un grand point commun :  la fascination pour le vieux mysterieux.


Blague à part sur ce trailer, de là à dire que J.J. tente de faire son Rubicon, il n'y a qu'un pas. Il faudra attendre le pilote et surement l'ensemble de la saison pour réellement évaluer la qualité de cette série qui de toute façon, comme toutes les séries de J.J. Abrams, aura ses détracteurs et ses aficionados.
Quoiqu’il en soit ne vous inquiétez pas le 22 septembre je serai devant ma télé armé de mon coca devant ce nouvel Abrams.

P.S. Notons quand même un master pièce du fail de la phrase choc dans ce trailer : "Bad things happen to people every day".

N. pour vous servir.