C'est l'heure du prouprou.

Episode 1 : American Horror Story, Glee, The New Normal

Quand y'en a plus, y'en a encore

Episode 2 : Dexter, Grey's Anatomy et Scandal

Episode 3 : Castle et 2 Broke Girls

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vendredi 28 septembre 2012

Pour la rentrée on fait pas nos sucrés : Le petit guide du téléspectateur en eaux troubles (II)

Quand on est pressé, on est souvent maladroit et ridicule ce qui régulièrement suscite le rire chez les personnes qui nous observent; nous risquons donc de vous faire marrer en vous proposant ce petit guide de la rentrée des séries à suivre (histoire de compenser notre vindicte coutumière). Un article qui n'est pas écrit à l'arrache du tout : exposer les raisons de notre sélection avec des phrases nous a de toute façon semblé superfétatoire, nous préférons donc fabriquer une série de portraits chinois. 

AH OUI, sinon, comme vous nous aimez, kiffez, faites l'amour tous les jours (et que peut être si on est gagnants vous aurez des dessins dédicacés par nos belles pattes de minous), il faut voter ici :



Voilà c'est bien ... 

mercredi 21 décembre 2011

Critique Pilot : Once Upon A Time - Jolie petite histoire...



Le duo sexy de Once Upon A Time


Pour commencer, il faut bien que je fasse mentir le titre de cet article : concrètement, il ne s'agit pas d'une critique de pilote mais d'une revue de sept épisodes, puisque voilà des mois maintenant que Once Upon A Time est diffusée sur ABC. A l'inverse de Grimm, sur laquelle je peinais à écrire faute d'opinion construite (et par révolte aussi un peu), j'apprécie tellement Once Upon A Time que je ne savais pas vraiment comment rédiger une quelconque critique : j'en aurais trop dit, ou trop peu et certainement pas assez bien. Il a fallu que je me résigne, déjà parce que c'est un billet sur un blog et pas Le voyage au bout de la nuit, mais aussi parce que la remise des minous approche (pour du vrai!) et il s'agit d'arrêter de procrastiner, là. Quoiqu'il en soit, si je me refuse à vous spoiler les épisodes déjà diffusés, je ne peux pas non plus trop me payer vos têtes et me contenter d'un commentaire du seul pilote : ce sera donc mon appréciation générale d'une série bien entamée. 

Là où le trailer nous balançait pêle-mêle des paillettes, de la fumée rose et surtout des zones d'ombre sur le scénario, le pilote et les épisodes qui suivent mettent en place une intrigue stimulante et bien ficelée. Si Once Upon A Time a un mérite, c'est celui d'allier le mystère à la magie : un bon combo en somme.
Cette série, pour les non-initiés, est avant tout une réécriture funky de nombreux contes de fées, qui pirate le happy ending général de Cendrillon et consort. En effet, alors que la méchante mais SO sexy reine vient d'essuyer son ultime revers puisque Blanche-Neige et Charmant se marient en rassemblant la population de la forêt enchantée, elle décide de ruiner définitivement la vie de tout ce petit monde. Grâce un sort terrible, elle rapatrie tous les personnages à Storybrooke, dans le Maine : dans cet espace temps figé, chacun mènera une vie triste sans commencement ni fin, privé de sa destinée. Personne ne peut se rappeler sa véritable identité et tout le monde galère plus ou moins : Cendrillon n'a pas une tune, le Petit Chaperon Rouge est serveuse dans un bar, Blanche-Neige n'a pas de mec, Charmant est dans le coma...

C'est joli, mais ça pique


Seules trois personnes savent ce qu'il en est de cette mascarade : Regina, la marâtre devenue maire de la ville; Rumplestiltskin, le terrible sorcier qui a le don de voir l'avenir et qui est également blindé de fric ; enfin le jeune Henry, adopté par la reine et muni d'un livre de contes qui narre la véritable histoire de tous. Henry est réellement le fils d'Emma Swan, elle-même enfant de Blanche-Neige et de Charmant : Emma a échappé in extremis au sort puisque ses parents l'ont téléportée sur une autoroute américaine alors qu'elle venait de naître, mais elle a écopé de tels problèmes relationnels qu'elle a abandonné à son tour Henry à sa naissance. Peu rancunier et plutôt dégourdi, le gamin s'échappe du manoir de sa mère adoptive pour aller chercher Emma à Boston : tant bien que mal, il parvient à la ramener à Storybrooke et à la convaincre de rester, afin qu'elle accomplisse son destin et brise le sort, sauvant le monde magique des griffes de la reine. Ainsi, outre une jolie métaphore pour expliquer la crise, la grève des agents de sécurité et NRJ 12 (puisque le tourment ultime est d'être prisonnier de notre monde dans lequel le bonheur n'existe pas), Once Upon A Time propose d'emblée l'histoire simple mais efficace des relations entre Emma et son fils qui se rapprochent sous l'oeil mauvais d'une mère adoptive remontée à bloc.


Ne cherchez pas, elles se dékiffent


Chaque épisode fonctionne sur le système du flash-back : la focale est placée sur l'un des personnages, dont on suit les péripéties face à Emma, Henry et Regina tandis que l'on découvre son passé fantastique. Progressivement, le spectateur obtient donc les clés des évènements ayant mené au sort funeste et assiste à l'ouverture de perspectives nouvelles pour les personnages dues à la présence d'Emma à Storybrooke : elle est en effet si balèze que son séjour en ville fait péter les coutures de notre monde et laisse percer, peu à peu, l'ancienne magie.

Tout ceci explique que Once Upon A Time a beaucoup pour plaire : par exemple, les fanas de contes de fées (dont je fais partie, oui, je kiffe la poussière d'étoile ©) en prennent plein la poire en revisitant à grand renforts de fumée violette les histoires ayant bercé leur enfance ; les geeks sont à fond bas-fonds grâce à la promesse d'une grosse baston entre les forces du bien et du mal à base de cors, d'épées et de dragons...Once Upon A Time fait planer l'imagination au dessus de terres mythiques sur lesquelles l'aventure est de mise et crée une situation d'attente, avec un suspens intelligent qui ne faiblit pas. On en est tous là : qui, à Storybrooke, va se souvenir le premier de sa vie d'antan? Emma et Regina vont-elles se lancer dans un combat de boue en bikini bleu? Quand est-ce que Charmant se décidera à botter le cul des vilains et à galocher sauvagemment cette coquine de Blanche-Neige? Qui est le grand méchant loup dans notre monde? Et surtout, où se planque cette biatch de Belle au bois dormant?

Sérieusement, le coup de la pomme, c'est so 1812

Toutes ces questions, à tel point que par moment, on regrette un peu la lenteur de l'intrigue, qui n'avance guère : en réalité, si le pitch permet de nombreuses digressions, toujours agréables, autour de la vie de chaque personnage de conte, la trame principale, celle de la destruction du sort et du lattage de méchant, n'offre pas une grande marge de manoeuvre. Si, comme on est en droit de le supposer, ABC entend tirer dix saisons de Once Upon A Time, il faudra soit renouveler adroitement le scénario, soit faire durer, durer, durer le combat contre la reine... J'espère bien évidemment que les scénaristes feront le choix intelligent, mais on ne sait pas à quoi s'attendre pour l'instant et il est difficile de prévoir, ABC n'étant pas vraiment une chaîne à risques...
Ce qui est certain, c'est que chaque épisode procure un plaisir trop souvent inégalé à l'échelle de cette saison de nouveautés et que Once Upon A Time, armée d'une ribambelle de personnages plus attachants les uns que les autres, d'un casting efficace et d'une storyline bien construite, est une réussite incontestable.


W.

dimanche 23 octobre 2011

Critique Trailer - Once Upon A Time, it was a big mess



ABC, mesdames et messieurs, n'a pas fini de nous émerveiller en cette rentrée 2011. Après les toutes récentes sitcoms Last Man Standing et Man Up! qui se sont révélées plus ou moins potables, voici venir Once Upon A Time diffusée à compter de dimanche 23 octobre.

Le trailer, autant le dire d'emblée, est absolument pourri : sans queue ni tête, il nous ensevelit sous une montagne de scènes qui se veulent percutantes or je n'aime pas me faire assommer par une imitation de blockbuster. Ca me rend mauvaise. C'est dommage, parce que le pitch de la série est plutôt alléchant : once upon a time, les personnages de contes de fées kiffaient la life dans la pampa (enfin dans une forêt magique), vivant sans doute leurs belles histoires à répétition. Malheureusement, la mâratre de Blanche-Neige, vilaine parmi les vilains, digère plutôt mal sa dernière défaite en date ; par sa très méchante volonté, tous les personnages sont alors transportés à Storybrooke, bourgade funky du Maine. Adieu l'air frais, les sapins et les lapinous des bois : il y aurait déjà de quoi être blasé mais le pire, c'est que dans notre monde, les "happy endings" n'existent pas. Blanche-Neige, son prince et leurs potes sont la proie du tourment et du malheur, tandis qu'ils sont forcés de mener une existence humaine tout ce qu'il y a de plus banale. A Storybrooke, les deux univers coexistent sans que quiconque, hormis un petit garçon mystérieux, ne se doute des réels enjeux de la situation. Bien sûr, au milieu de la ribambelle de personnages qui peuplent la série, une héroïne se démarque : il s'agit d'Emma Swan (Jennifer Morrisson) dont on ne sait pour l'instant à peu près rien sinon qu'elle appartient elle aussi à l'univers féerique de Storybrooke. Emma Swan m'apparait à moi comme un protagoniste assez insipide, mais gageons qu'on lui connaîtra bientôt un background fourni et un passé sérieux.

Le réel point positif que communique finalement ce trailer, c'est que l'univers de conte de fées promet d'être visuellement très plaisant (surtout si comme moi vous êtes un peu dans le trip "poussière d'étoiles"). En revanche, ce qui est certain, c'est qu'on ne comprend rien pour l'instant au scénario de la série. Le résumé délivré ci-dessus, petits coquins, est le fruit de visionnages répétés de la bande annonce mais aussi des dix premières minutes du pilote mises en ligne par ABC; ajoutez-y un sens motivé de la déduction et une marge d'erreur de 5% pour bien comprendre. A tout hasard, je suppose que tous ces mystères quant à ce qu'il se passe réellement dans cette série sont liés aux scénaristes, anciennement connus sous le nom de "gros psychopathes qui écrivaient les épisodes de Lost". 

Sans  blague,  Emma Swan, elle vient faire quoi à Storybrooke? C'est qui ce gamin omniscient ? De quelle couleur est le slip de Blanche-Neige? Autant de questions qui restent sans réponse. Alors, moi, je demande : la quantité faramineuse de détails, de phrases choc et de bruit que le trailer nous transmet aurait-elle pour vocation de nous faire oublier l'absence cruelle d'enjeux de Once Upon A Time?