vendredi 27 avril 2012

Critique Pilot : Magic City - Mafia à Sexyland

A ne pas confondre avec Dallas, s'il vous plait

Ça vaut son hôtel de passe à proximité de la gare SNCF
Récemment, nous avons reçu une bonne nouvelle : Starz, la chaîne choupi qui a enfanté Boss en début de saison, allait diffuser un nouveau drama intitulé Magic City.

L'action de Magic City se situe au 31 décembre 1958, à Miami : l'avenir du Miramar Plage, le complexe hôtelier le plus bling-bling du coin, est remis en question par de sérieuses manifestations de grévistes. Le propriétaire de l'hôtel, Ike Evans, est rapidement contraint de se tourner vers la mafia locale pour remédier à la situation : en ce soir de Saint Sylvestre, Frank Sinatra himself est attendu au Miramar et Ike ne peut pas se permettre d'avoir des dizaines de manifestants en colère aux portes de son hôtel.






Magic City est une série formidable pour tout un tas de raisons ; la première étant (désolée...) LA PAIRE DE BEAUX GOSSES qui jouent les rôles principaux, Jeffrey Dean Morgan et Steven Strait. Oui, oui, il y a John Winchester dans cette série.








Il y a aussi une paire de belles gosses, d'ailleurs. Pas de jaloux. 








Je me suis sentie obligée d'amorcer cette critique par ce point que d'aucuns considèreront trivial parce que les commentaires jusque là suscités par Magic City négligeaient bien trop le casting pour s'adonner à une comparaison avec ma bien-aimée Mad Men, alors que le casting est composé de gens très beaux qui jouent très bien. Mad Men, pour ceux qui ne connaissent pas, est un drama d'AMC consacré aux publicitaires des années 60, "quand les hommes étaient des hommes et que les femmes portaient des jupes". Rien d'engageant peut-être, mais Mad Men s'est révélée au cours de cinq saisons composer un tableau exceptionnel des sixties, porté avant tout par son protagoniste Don Draper, l' "ad man" le plus couru de Madison Avenue. Si les comparaisons entre Magic City et Mad Men vont bon train, c'est parce que les deux séries partagent la beauté de l'image, le cadre des années soixantes qui en fait rêver plus d'un mais surtout ce protagoniste fort : le mystérieux brun, très charismatique et séducteur, un self made man complètement intoxiqué à la cigarette et au whisky. Cependant, le parallèle doit s'arrêter là : Magic City se déroule à Miami, qui est un peu à New York ce que Cannes est à Paris et tout y est plus clinquant, plus coloré : les gens sont dévêtus, roulent en décapotable...la chaleur exacerbe les tensions, elle désinhibe et là où les personnages de Mad Men souffrent d'une cruelle absence de communication, les gens peuplant le Miramar Playa sont sanguins, imprévisibles. Magic City se pare ainsi d'une atmosphère dangereuse également inédite : le rôle de la pègre est suffisamment important pour que le générique et l'opening scene de la série s'en fassent l'écho, dévoilant un océan de cadavres sous le faste de la plage.

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Enfin, la gestion du Miramar est réellement une affaire de famille : tous les proches d'Ike Evans ont un rôle et à jouer dans les affaires qui concernent directement l'hôtel tandis que leurs vies personnelles apportent d'autres enjeux. Le pilote visionné, il ne fait aucun doute que le scénario d'origine sera développé de maintes ramifications.
Preuve, s'il en fallait une, de la confiance que Starz place en Magic City, le pilote n'était pas diffusé qu'une seconde saison avait déjà été commandée. C'est certainement un excellent choix, car si Magic City requiert un petit temps d'adaptation -elle est un brin plus subtile que Scandal- elle reste une excellente découverte et ravira tous les amateurs de vintage et de mafia à sexy land.

W.

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