dimanche 25 mars 2012

Critique Pilot : Bent - L’insoutenable insipidité de l'être



 


Une perplexité déconcertante
La difficulté quand vous rédigez régulièrement des articles sur les pilots de séries c'est qu'il vous faut de l'inspiration sinon vous admirez le clignotement incessant de votre pointeur word. Bent, a reussi l'exploit de me permettre de contempler cette page et mon bureau avec attention. Ainsi, j'ai appris que :
- Le temps c'est long surtout lorsqu'on le contemple 
- Il y a de nombreuses impuretés sur mon écran
- Je n'ai vraiment pas envie de réaliser ma prochaine séance pour mes secondes
- Je me ferais bien un Black Russian alors qu'il n'est que 10h00 du matin ce qui m'inquiète sur mon besoin de café du jour
- Sinon je devais faire quoi déjà ? Ah Bent c'est vrai.

Comme vous pouvez le constater la nouvelle sitcom de la NBC ne m'a pas pénétré de son enthousiasme. 


David Walton l'homme aux lèvres glossées naturellement

Narrant la rencontre entre un trentenaire célibataire vivant encore chez son père, Pete (David Walton), et une jeune avocate divorcée, Alex (Amanda Peet), Bent ne semble tirer son épingle d'aucun jeu ; c'est d'ailleurs plutot le cas. Les deux personnages n'apportent rien de nouveau au paysage audiovisuel, leur relation a déjà été vue des milliers de fois, ils vont passer l'ensemble de la saison à se renifler les fesses. La dynamique repose sur leur attirance l'un pour l'autre malgré le fait qu'ils soient entièrement antagonistes. Alex est responsable, a sous sa charge une petite fille de dix ans et est divorcée d'un mari qui se trouve en prison, Pete se laisse vivre, surf, chulle à tout va et est un ancien accro aux jeux. La confiance de ce dernier en son physique et son charme perturbe la vie posée et tranquille d'Alex ; le binôme fonctionne bien et le charme opère. Malgré tout il se dégage de cette série une fadeur incontestable, il manque clairement le petit plus qu'il y a dans New Girl, le piquant d'un 2 Broke Girls ou encore la folie d'un Danger 5 pour ne citer que des nouveautés. 

Aimer, ce n'est pas se regarder l'un l'autre, c'est regarder ensemble dans la même direction ... oui, tout cela à anihilé mon cerveau


La réalisation est plutôt molle, il n'y a pas de réelle identité ou d'ambiance qui s'impose au téléspectateur. La faute certainement au pitch, l'histoire d'une rencontre, et à certains rôles secondaires qui sont totalement insignifiants. Deux des ces derniers attirent, néanmoins, l'attention : celui de Frankie, la fille d'Alex, et celui de James, le père de Pete. La qualité du jeu des acteurs est remarquable rien d'étonnant pour le personnage de James qui est interprété par le grand Jeffrey Tambor ( le père de famille dans la cultissime Arrested Development ), en ce qui concerne le personnage d'Alex c'est une belle surprise, malgré son jeune age Joey King a déjà un petit bout de carrière et un talent indubitable.

Une critique sans teinte pour une série qui me le semble tout autant, je ne conseille ni de l'oublier ni de la suivre, je vous laisse maître de votre destin ; peut être qui si la série est amenée à continuer elle va trouver un rythme de route plutôt efficace mais ce n'est pour l'instant pas encore le cas. 


Sayonara



N. super en ce mois de Mars

1 commentaires:

  1. L'affiche me vendait pourtant tellement de rêves...

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