C'est l'heure du prouprou.

Episode 1 : American Horror Story, Glee, The New Normal

Quand y'en a plus, y'en a encore

Episode 2 : Dexter, Grey's Anatomy et Scandal

Episode 3 : Castle et 2 Broke Girls

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dimanche 27 mai 2012

Upfront - NBC - Tv shows are coming ...


En mai en dehors de faire tout ce qui nous plait, il faut aussi s'attarder sur les Upfront. Que se cache-t-il derrière ce terme barbare ? La saison des upfronts est la période de l'année où les nouvelles séries de la rentrée sont sélectionnées par les networks. S'enchaînent donc l'apparition des pitchs, la sélection des pilotes par les chaînes et enfin la sortie des trailers des nouveautés sélectionnées. Histoire que vous et nous soyons bien préparés pour la rentrée 2012/2013, on s’atèle à la critique, acerbe comme toujours, de ces bandes annonces. 

Go On



Contre toute attente, cette bande annonce a produit un effet plutôt agréable et inédit chez moi, car vous n'ignorez pas que les sitcoms, les comédies, n'ont pas ma faveur immédiate. Le pitch : un commentateur sportif un brin arrogant (Matthew Perry, que l'on aime un peu mieux depuis la saison trois de The Good Wife) s'inscrit dans une thérapie de groupe pour surmonter ses problèmes. Quand on a lu ça, on se dit qu'on aura tout vu (mais on a pas encore vu Animal Practice, voir plus bas) et que l'apocalypse par les zombies peut avoir lieu mais miracle, le trailer m'a fait sourire. C'est amusant, c'est touchant, ça ressemble à un traitement à la fois léger et intelligent du deuil, grâce à un personnage principal charismatique et deux ou trois effets de style bien placés.


Conclusion : On verra quand on verra, mais pourquoi pas.

The New Normal

  

Il y a deux choses qui m’énervent dans la vie : l'intolérance envers les autres orientations sexuelles et les homosexuels. Blague a part, Ryan Murphy à une obsession pour le sujet de l'homosexualité et on l'en remercie plutôt car il traite les sujets de façon pertinente. Toutefois, il retombe dans ses travers habituels à savoir un couple d'homos avec un mec profondément efféminé et maniéré et l'autre qui ressemble à un hétéro lambda mais bogoss. Exactement le même schéma que dans Glee et American Horror Story. Traiter de l'adoption homosexuel sur un grand network et en format sitcom est un pari couillu, espérons toutefois, que l'ensemble ne tombe pas trop dans le cliché avec vingt-cinq blagues par épisode sur les manières et gestuelles exagérées d'un des deux pères. NBC et Murphy ont voulu ici clairement surfer sur la vague Modern Family : mettre sur le devant de la scène une famille considérée comme moderne entendre par là qu'elle diffère de la cellule familiale occidentale traditionnelle, à savoir papa maman poupon, et créer ainsi une forte curiosité chez le téléspectateur qui peut à la fois s'identifier et se dire "oh bordel ça se passe pas comme ça chez moi quand même, sont bizarres ces homos". 


Conclusion : Plutôt neutre, on verra bien.

Chicago Fire




A l'heure où en France les mecs les mieux gaulés du pays aka les pompiers de Paris sont destitués pour bizutages intensifs, viols et autres sucreries, NBC décide de mettre sur le devant de la scène ses propres machines à muscles. Présenté comme un tv show sombre et complexe, Chicago Fire narre les pérégrinations d'une équipe de combattants du feu : problèmes familiaux, sentimentaux et rivalités seront pour sûr de la partie. Si la chaîne nous promet une série d'une noirceur intense dont le thème pourrait, en effet, se prêter à cette intensité (on pense notamment à la diffusion de Rescue sur la chaîne câblée FX qui traite du même sujet mais dans la ville de New York) le trailer pour l'instant ne met en avant que la bogossitude et les pecs saillants de ses personnages plus qu'autre chose. Ce n'est pas une simple tirade à la con sur la façon d'extérioriser la violence qui me bernera. Non, non, non.

Conclusion : On t'attend au tournant.

Guys with Kids


Excusez moi je vais vomir.

Conclusion : Mais de quelle série parlez vous, j'ai déjà oublié !

Animal Practice





Accrochez-vous : voici venir House chez les toutous. Oui, après les chirurgiens, les urgentistes, les médecins de clinique, les ambulanciers, nous avons droit aux VETERINAIRES! Et histoire de pimenter l'action, le véto en chef est méchant, il n'aime pas les êtres humains et trouve qu'ils ne méritent pas leurs compagnons. Amateurs de petits singes intelligents, de courses de tortue et de micro chiens, foncez! On trouvera ici quelques bonnes blagues, une tension sexuelle entre les deux protagonistes, un brin de mélodrame à base de "mon dieu, mais il va faire piquer la pauvre bête!" et autres douceurs. 


Conclusion : cynisme gratuit mis à part, on verra ce que ça donne à la rentrée. 

Revolution


JJ Abrams nous revient, cette année encore. Personnellement, je n'en peux plus, il m'a fatiguée et je peux très bien crier haut et fort : "Mec, arrête, maintenant, PRENDS TA RETRAITE". Donc j'ai vu arriver la bande annonce de Revolution d'un oeil plutôt circonspect, forcément...Finalement, je suis mitigée, parce que comme d'habitude, on me drague avec un pitch méga cool : et si toute trace d'énergie disparaissait ? Et si on se retrouvait quinze ans plus tard, pour voir un peu comment les meufs font pousser du basilic dans leurs moteurs de bagnoles et les mecs ont une barbe de deux jours et demie en permanence? Sympathique, non? Oui, oui, mais voilà...Et si un type malin savait des choses importantes mais qu'il mourait dans les cinq premières minutes du pilote? Et si sa fille méga belle gosse partait à l'aventure avec un méga beau gosse pour une mission de sauvetage courageuse? Et si on y collait des arts martiaux, des mecs pas contents, des histoires d'amour niaises, des clichés psychologiques de la taille du Kansas...Avant de me mettre à taper sur mon écran d'ordi de colère, je vais attendre la rentrée pour me faire une véritable opinion, mais j'ai peur que mes petits espoirs envers Révolution ne se fassent écraser par une enclume de cul-cul.


Conclusion : Pitié, ne me décevez pas



La suite demain avec la CW, ça va envoyer du BOIS.

mercredi 25 janvier 2012

Critique Pilot : Alcatraz - Un échec annoncé?



Joie, bonheur et célébration : J.J. Abrams est à l'origine d'une nouvelle série. Après Person of Interest, qui est concrètement un fumble critique associant théorie du complot et technologie surréaliste, voici venir Alcatraz.
Il faut d'ores et déjà annoncer que vous n'échapperez pas au vieux mystérieux, à l'héroïne péchue, au geek surdoué que vous attendez au tournant si Lost, Alias ou Fringe sont dans votre collection de divx. En effet, le pilote met en scène la jolie Rebecca Madsen, qui est la plus jeune détective à la criminelle de San Francisco. Le choix de la ville ne permet pas simplement à notre héroïne téméraire de gueuler "SFPD" (bizarre, d'ailleurs) : il met sur sa route une enquête très particulière dans laquelle le suspect est un ancien prisonnier d'Alcatraz. "The Rock" a fermé en 1963 : entretenir la prison coûtait trop cher et l'ensemble des prisonniers a été transféré ailleurs. En réalité, toute cette joyeuse racaille a tout bonnement disparu sans laisser de trace : 302 criminels durs comme la pierre se sont évaporés mais ils réapparaissent un par un de nos jours, remontés à bloc et armés jusqu'aux dents. Une unité spéciale du FBI dirigée par Emerson Hauser, vieux mystérieux de son état, est à la poursuite des "63" (quelqu'un a dit 4400?). Madsen, flanquée de Doc Soto aka une grosse encyclopédie sur Alcatraz qu'elle a déniché dans un magasin de comics, rejoint ce groupe d'intervention et hop : sus au forban ressuscité.

Duo sexy s'il en est

Les deux premiers épisodes, diffusés le 16 janvier, se laissent très gentiment regarder : les acteurs sont doucement charismatiques, les personnages assez bien construits, la réalisation efficace. Vous vous doutez bien qu'il y a un "mais" : passons le concept qui veut qu'un mec enfermé à Alcatraz récidive obligatoirement selon le même mode opératoire s'il est remis en liberté, car il y a bien plus grave dans cette affaire. En effet, je suis contrariée comme un POU depuis que j'ai lu l'interview de J.J. Abrams à la conférence hivernale de presse de la Television Critics Association. On sait bien que ce qu'il se passe sur nos écrans est terriblement lié à des questions, dirons-nous, pécuniaires mais on n'aime pas forcément qu'on nous le rappelle...En gros, la FOX (à l'instar de NBC et ABC semble-t-il) a donné pour consigne de mettre fin à la serialization de leurs dramas. 
WTF? Eh bien, exit la construction scénaristique : le spectateur doit être capable de tout comprendre d'une série, qu'il se pointe au pilote ou à l'épisode 6 de la saison 4. FINI les arcs narratifs traversant une ou plusieurs saisons et en plus, on se tape un générique qui relate le pitch.
La vérité, si vous voulez mon avis, c'est que la calamité de Lost (dont les producteurs financent également Alcatraz) a fait flipper les networks au point que leurs nouilles jouent des castagnettes à la perspective de diffuser un projet plus ambitieux que Hart Of Dixie. Et pendant ce temps-là, nous sommes contraints de regarder et commenter d'ennuyeux stand alones.



Alcatraz n'échappe donc pas à cette nouvelle règle : une semaine, un épisode, une histoire. Son créateur a déjà annoncé que la première saison n'apporterait aucune réponse quant à savoir pourquoi une bande de mecs des années soixante revient nous gonfler en 2012.
Alors voilà : s'il s'agissait d'une série type Without a Trace, sans aucun élément mystérieux, je dirais quelque chose comme "imotep"; mais visiblement, J.J. Abrams et ses copains ne peuvent s'empêcher de faire dans le nébuleux et en deux épisodes, je peux déjà vous pondre dix questions cruciales...Du coup, on se retrouve avec un paradoxe : l'accumulation de questions auxquelles on nous jure qu'il n'y aura pas de réponses. Le spectateur fidèle, loin d'être récompensé, se retrouve comme un sapin IKEA au bord d'une autoroute : à la rue.

Alcatraz n'y est pour rien si on nous promet toutes sortes de tortures scénaristiques mais l'intérêt pour la série s'en voit quand même fortement diminué car il faut avouer que la construction de chaque épisode est assez facile : l'intérêt est automatiquement stimulé par la mythologie de la série et non par les enquêtes hebdomadaires dont on sait toujours comment elles s'achèvent...Ce qui fait la force de ces premiers épisodes réside plutôt dans l'ambiance qui s'en dégage. En effet, ils sont construit selon une temporalité double: l'enquête menée par Madsen est secondée par le récit, en flash-back, de la vie du prisonnier dans les années soixante. Il y a tout de suite un petit charme qui opère, l'appétit du spectateur est plus facilement stimulé, la rythme de l'enquête est plus saccadé tandis que le criminel hérite d'une psychologie un brin travaillée. Cela étant dit, je suis loin de dégainer mes pompons de cérémonie et d'acclamer Alcatraz, que je me contenterai de regarder les jours pluvieux de disette en faisant un puzzle. Bisous.

W.