C'est l'heure du prouprou.

Episode 1 : American Horror Story, Glee, The New Normal

Quand y'en a plus, y'en a encore

Episode 2 : Dexter, Grey's Anatomy et Scandal

Episode 3 : Castle et 2 Broke Girls

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mardi 16 octobre 2012

Déjouer les jeux - Portrait d’une performance



Salut les fans de chats !
On continue notre série d’articles sur les acteurs de séries qui ont du talent. Et parce que je suis une petite fayote, on parle ce mois-ci d’une actrice dont l’ami N. est particulièrement amoureux : Julianna Margulies.

Et elle a des arguments à revendre ! Cette quadra au visage de poupée donnerait, à première vue, l’impression de sortir d’une

vendredi 28 septembre 2012

Pour la rentrée on fait pas nos sucrés : Le petit guide du téléspectateur en eaux troubles (II)

Quand on est pressé, on est souvent maladroit et ridicule ce qui régulièrement suscite le rire chez les personnes qui nous observent; nous risquons donc de vous faire marrer en vous proposant ce petit guide de la rentrée des séries à suivre (histoire de compenser notre vindicte coutumière). Un article qui n'est pas écrit à l'arrache du tout : exposer les raisons de notre sélection avec des phrases nous a de toute façon semblé superfétatoire, nous préférons donc fabriquer une série de portraits chinois. 

AH OUI, sinon, comme vous nous aimez, kiffez, faites l'amour tous les jours (et que peut être si on est gagnants vous aurez des dessins dédicacés par nos belles pattes de minous), il faut voter ici :



Voilà c'est bien ... 

lundi 3 septembre 2012

Spécial plaisir des yeux - Des belles gosses en série




Chers amis, afin de clore définitivement notre phase Voici / Gala / Closer, nous vous proposons un dernier petit classement : celui des personnages féminins les plus attirants. Il y en a pour tous les goûts (surtout les nôtres) alors accrochez-vous à vos chaises : c'est la fête au fantasme, préparez vos mouchoirs, c'est l'instant plaisir des yeux. 



vendredi 17 août 2012

Boss - L'objet politique à travers la série : étude diachronique





La politique est un objet de préoccupation sur les chaînes câblées essentiellement. Sujet sérieux par excellence -hormis lorsqu'elle tombe dans la satyre comme Spin City ou plus récemment Veep - le format série n'est pas privilégié pour l'aborder. Toutefois depuis la fin des années quatre-vingt dix et grâce notamment à The West Wing, la série se politise, voire se transforme en vecteur contestataire - les créations de David Simon en sont les meilleures exemples : Treme s'attaque au gouvernement Bush, The Wire à la corruption à Baltimore et Generation Kill à la guerre en Irak. David Simon effectue toujours une étude from below, c'est à dire une analyse qui s'effectue par le bas, par ceux qui subissent les conséquences d'une dérive politique : flics, soldats, dealers, clochards, musiciens ou bien avocats sont les angles d'attaque des études sociétales de David Simon -méthode qui dans Treme atteint clairement son apogée en fricotant avec le talent des grandes fresques sociales de Zola.
D'autres moyens sont utilisés au sein des séries pour parler de la politique, comme l'information par exemple. Aussi ridicule et peu crédible que peut l'être l'image renvoyée par The Newsroom du monde journalistique, l'objectif a peine voilé d'Aaron Sorkin - créateur et showrunner de la série, à travers le traitement de l'information est la dénonciation politique : Tea Party, explosion de la plateforme off-shore au large de la Nouvelle Orleans, homophobie républicaine ou encore big brotherisation de la société, tout y passe, rien n'est épargné. Ce procédé possède les inconvénients de ses avantages : à vouloir faire franc et direct, le message perd en subtilité et réalisme, devenant une information choc et prémachée par les obsessions d'un auteur - ironique lorsque l'on sait que les intentions d'Aaron Sorkin avec The Newsroom reposent sur la volonté de dénoncer la désinformation progressive des médias ainsi que leur manque d'objectivité.
Enfin, il y a des séries comme Profit, The West Wing ou évidemment Boss, la plus grande réussite des nouveautés de l'année dernière, qui se focalisent sur les coulisses du pouvoir. C’est Boss qui nous intéresse particulièrement ici, vous l’aurez compris : nous voulons vous montrer qu’elle est différente, brillante au sein des séries brillantes. Le pouvoir, ses dérives, affres et conséquences, s’y font objets d'étude aux cotés de la politique : le sujet est alors envisagé de front, l'analyse et l'objectivité pouvant en souffrir au passage. Cet axe d'étude du politique impose ainsi dans de nombreux cas l’émergence d'un personnage phare, véritable figure de proue de la série et tenant majoritairement le rôle de leader ou celui de chef. 




La figure du chef



Le patron

Certaines séries ont pris le parti de mettre en scène un personnage fondamental ; elles sont nombreuses, et les séries « politiques » ne sont pas en reste. La personnalité, les ambitions, la vie de ce personnage sont alors étroitement liées aux événements que la série cherche à décrire, à tel point que l’objet politique peut s’effacer derrière un protagoniste trop imposant. The Tudors, qui brosse un portrait du règne d’Henri VIII, est un bon exemple : l’angle d’attaque se résume bien souvent aux affres du pénis de cet homme à femmes. Tom Kane, le maire de Chicago et héros de Boss, présente des similitudes avec ce personnage total par bien des aspects : l’accent est mis sur sa décadence, ses accès de folie, son obsédante mégalomanie. En revanche, le politique reste le sujet central de la série : il existe une parfaite imbrication entre Kane et son métier, puisqu’il a orchestré sa propre vie mais aussi celle de sa famille dans l’unique but de gouverner. Tout ce qui fait le personnage de Kane s’est bâti patiemment autour de la ville de Chicago. Ainsi peut-on dire qu’il constitue le chef politique par définition : le pouvoir l’habite, le consume et sa conservation dicte le moindre de ses actes. Partant, le moindre événement mineur remonte toujours à lui, d’autant qu’il domine, séduit et terrifie l’ensemble de ses administrés avec une force tenace : la « simple » description des coulisses d’un pouvoir municipal semble aussi riche d’enjeux que la mise au pas de tout un pays, chose bien inédite pour ceux d’entre nous qui ont déjà mis les pieds dans une mairie française…Le pouvoir tentaculaire de Tom Kane hypnotise immanquablement et Boss devient très vite un objet de fascination pour le spectateur, car des rouages d’une complexité remarquable sont mis en branle dans un scénario impeccablement maîtrisé, époustouflant de précision.

Son réseau
Si on a l’impression que rien ne pourra déloger le maire, ce roc, de sa position, il faut toutefois admettre qu’un véritable chef se doit d'avoir des alliés, des soutiens qui lui permettent de contrôler son entourage et tenir ses ouailles, ou, dans le cas de Boss, sa ville. Un cas d'école dans la description et l'importance d'un réseau dans la sphère politique se révèle dans The Wire où l'argent récolté par les dealers tombe en réalité dans les caisses des dirigeants policiers et politiques de la ville de Baltimore (rappelons d'ailleurs que c'est notamment ce point là qui a suscité le discours du Police Comissionner de Baltimore envers David Simon, comme quoi la série s'approche fortement de la réalité). Toutefois il faut préciser qu'au sein de ces tissus d'alliances nécessaires à la survie du pouvoir en place, il existe des différences notables de nature des relations.  Ainsi, une alliance peut s'avérer équitable, fondée sur un système de don - contre don mais elle peut aussi ne se révéler profitable que pour l'une des deux parties, engageant de facto un rapport de force. C’est par exemple le cas dans Magic City  lorsque Ike demande de l'aide à la mafia par l’intermédiaire de Ben Diamond : il s'engage à lui être redevable quasiment à vie.
Le réseau dont le fondement principal est la confiance peut être régulièrement remis en question par les manipulations et, évidemment, les trahisons. Du twist évidement au retournement de situation inattendu, les séries politiques usent voire abusent des trahisons et des personnages machiavéliques jusqu’à perdre, parfois, en efficacité et cohérence. Le réseau de Kane dans Boss couvre l'ensemble des thématiques précédemment citées sans pour autant perdre de sa force et de son unité. La trame scénaristique ciselée de la série met en évidence le réseau étendu de Kane - allant de ses ouvriers latino-américains de chantier à ses seconds en transitant par des journalistes -dont la cohésion est assurée par sa tête. Alors que la situation semble filer des mains du maire au fil de la saison, il lui suffit de tirer une ficelle pour que les autres suivent par un système d'alliances et de manipulations patiemment mis en place et qu'ainsi l'ensemble des manigances élaborées par ses détracteurs s'effondrent telles un château de cartes ; Kane apparaît alors comme omnipotent, voire omniscient, faisant basculer la série au-delà de la sphère politique, vers l'univers mafieux fascinant que la première saison nous révèle.


L'entourage 


Le personnage du chef politique ne fonctionne jamais seul, il est duel. Sur tous les pans de sa vie, public et privé, il existe un autre personnage qui lui fait écho, un autre personnage qui le complète ou le concurrence.

Les seconds 

Ainsi, le rôle du second est fondamental à toute série focalisée sur les coulisses du pouvoir. Ce dernier peut prendre la forme d’un conseiller comme Ezra Stone dans Boss, d’un homme de main ou d’un directeur de campagne, Eli Gold dans The Good Wife, par exemple. Incarnant tantôt la discrétion, tantôt le charisme débordant, ils sont à la fois garants du pouvoir, celui qui dépasse l’homme qu’ils secondent, et protecteur de l’homme auprès duquel ils ont prêté allégeance. Souvent cette ambivalence aboutit au sacrifice au nom de l'une des deux causes : ainsi Thomas More dans The Tudors préfère mourir au nom de sa conception du pouvoir en lieu et place de rester en vie en se pliant aux décisions de son roi Henri VIII. A contrario Eli Gold dans The Good Wife n’est loyal qu’envers Peter Florrick, il est prêt à toutes les manipulations et négociations, même auprès de la femme de son candidat, pour lui apporter le poste de gouverneur. Boss quant à elle fait dans l’intense et le sexy par le biais du personnage d’Ezra Stone, voire à moindre échelle celui de Kitty. Cette dernière incarne le second qui trahit au nom de l’opportunisme, celui qui fait défection au chef pour rejoindre la concurrence guidée notamment par la chair et les sentiments. Ezra quant à lui, sublime le rôle du second : il oscille au sein de la dichotomie pouvoir-chef. Il est à la fois fervent défenseur de son chef, Tom Kane, mais n’hésite pas effectuer tous les sacrifices nécessaires pour la préservation du pouvoir. En réalité, Ezra Stone incarne la clef d’interprétation du message de la créatrice sur Chicago : la puissance en cette ville ne s’incarne qu’en un homme, il use et incarne le pouvoir en soi. Servir le pouvoir, c’est servir l’homme et non l’inverse. Cette dénonciation à peine dissimulée de la tendance mafieuse du gouvernent municipal de Chicago représente le cœur de la dénonciation politique voulue par la créatrice Fahrad Safina.
(ci-dessous  le discours de fin de Ezra Stone qui révèle toute l’ambiguïté de son rôle)






Le concurrent



Cette élaboration d'un réseau est évidement nécessaire pour satisfaire le besoin de contrôle du personnage tenant le pouvoir mais se révèle aussi un très bon moyen pour lutter contre la conccurence. Souvent le traitement du concurrent politique manque de relief, comme cela peut l'être dans The Good Wife où l'utilité de Glenn Childs en tant qu'opposant à Peter Florrick s'apparente plus à du superfétatoire que du fondamental. Là où la plupart du temps les séries politiques utilisent le personnage du concurrent comme un faire valoir ou une simple épine dans le pied du personnage principal, Boss se distingue. Ben Zajac n'est pas seulement qu'un obstacle sur la route dévorante du pouvoir de Kane, il se révèle à la fois élu et disciple de ce dernier, outsider, jeune requin guidé par le pouvoir tout en se révélant dans les derniers épisodes comme un être dénué d'ambition traîné en réalité par sa femme sur le devant de la scène. La série a su par l'intermédiaire du personnage de Zajac se séparer du manichéisme habituel des série politiques où le concurrent n’apparaît que comme l'être à abattre face à un pouvoir tenu par un homme qui se doit d'être préservé.

Le conjoint



Quelques soient les séries sur les coulisses du pouvoir, le personnage principal possède un conjoint : Abbey Bartlet dans The West Wing, Bud Hammond dans Political Animals et bien évidemment, Meredith Kane dans Boss. Le rôle du conjoint, qui s’avère majoritairement une femme excepté dans Commander in Chief, soit permet la pénétration dans la sphère de l’intime du chef, écarté le plus possible du monde politique, soit prend part partiellement ou totalement  à la fonction de son époux. Le rôle le plus éculé est celui de la femme sourire, celle qui présente bien en toutes circonstances et qui sait prendre les coups des médias, les frasques de son mari et qui ne perd le masque de la femme parfaite qu’en de rares occasions. L’exemple de The Good Wife est évidemment la référence qui saute en premier lieu à l’esprit, Julianna Margulies incarne parfaitement la femme bafouée qui lutte pour son mariage même si la série sur le long de ses trois saisons a su développer habilement son personnage et la façonner toute en nuance. Meredith Kane dans Boss, la femme du maire, embrasse toutes les facettes de la « femme de ». Sourire de façade, prestation aux diners de charité et politique alors que le mariage n’est plus intime depuis des années et que les deux épousés ne se supportent plus. Toutefois, elle est plus que cela, elle se révèle aussi machiavélique, manipulatrice et assoiffée de pouvoir que son mari. Bien plus qu’une compagne et un visage, elle assure l’aspect culturel, la communication et les mondanités de la mairie de Chicago et ce avec des méthodes similaires mais totalement différentes dans la forme. Ainsi, si Tom Kane est le feu, Meredith serait la glace ; lors du pilot de la série deux scènes résonnent ensemble, celle où Tom Kane hurle sur le chef des ouvriers et celle où sa femme annonce avec froid, calme et puissance au directeur d’une école qu'il doit rectifier ses erreurs : les attentions sont similaires, les méthodes aussi, la manière diffère. En soi le conjoint de Boss représente bien plus que ceux d’autres séries, s’avérant à la fois un personnage à part entière mais surtout la moitié d’un binôme qui sans l’un ou l’autre péricliterait : les Kane assument tous deux les sacrifices qu’ils ont effectués et le feront encore et encore.

La dualité, thème récurrent dans Boss et d’autres séries politiques, se sublime dans la série car elle est omniprésente et plurielle : le personnage de Kane se trouve confronté à plusieurs figures fortes qui tout en s’opposant à lui, le complètent et renforcent encore plus sa puissance et sa fureur.


Le cas Homeland vs Boss


On le sait, on l’a dit, ça nous a fait râler pendant des semaines : il existe une véritable battle de popularité entre Boss et la dernière série star de Showtime: Homeland. Situons : à l’aube de la saison 2011-2012, qui a vu naître ce mythique blog, deux séries d’ordre politique étaient annoncées, Boss et Homeland. La première laissait à première vue tous les chats du coin complètement de marbre : diffusée sur Starz, dépourvue du moindre teaser et affublée d’une affiche peu convaincante, Boss ne brillait guère. La seconde, en revanche, était plus parlante : centrée autour d’un soldat revenu traumatisé de la guerre –thème cher à mon cœur fut un temps  et comptant Claire Danes, mon héros, au casting, Homeland était carrément sexy. Trois épisodes plus tard, pourtant, la dynamique s’était inversée et nous n’avons pas tardé à nous dresser contre l’ensemble de la critique pour affirmer que Homeland ne cassait pas trois pattes à une tortue mais que, par contre, elle nous brisait les nouilles. Maintenant que vous savez un peu mieux où on se pose, voici trois points de comparaison fondamentaux qui, je l’espère, vous feront pencher du bon côté de la force.

1) Terrorisme versus Mafia 

Acte I : Homeland et Boss diffèrent notamment par leurs thématiques centrales. L’objet de la première est tout imprégné de psychose post attentats du 11 septembre, puisque Nicholas Brody, protagoniste, a été séquestré par des talibans pendant plusieurs années avant d’être découvert par l’armée américaine et ramené au pays. La saison a pour pivot la question de l’attachement à la nation et celle des méthodes de guerre : la bombe en guise de pendentif, in or out ? Blague à part, ces thèmes-là sont très accrocheurs et ont rapidement su fédérer l’audience par leur côté a priori plutôt neuf. En revanche, Boss s’intéresse à un objet éculé : les tractations et déviances d’une politique corrompue, les rapports entre le pouvoir légitime et la mafia. Ainsi, tandis que l’on pouvait s’attendre à un traitement sérieux et efficace de la question terroriste dans Homeland, on s’est retrouvé comme un canard face à une analyse foutrement manichéenne et donc trop légère du sujet ; à l’inverse, Boss a su nous séduire, que dis-je, nous envoûter en apportant un regard intelligent et moderne sur tout ce qui a trait à la manipulation et aux malversations. Entonces, Boss : 1 – Homeland : 0.

2) Nicholas Brody versus Ezra Stone

Acte II : la gestion de l’ambivalence d’un personnage clé de l’intrigue. Voilà, il n’y a pas à tortiller, une bonne série politique s’agrémente de quelques personnages mystérieux, dont la véritable allégeance est sujette à caution. Gentil ou méchant ? Méchant ou gentil ? La question se pose sans détour pour Nicholas Brody : son séjour chez les talibans a-t-il été si forcé que ça ? A-t-il été retourné contre son propre pays ? Surtout, est-il revenu pour faire péter le Pentagone ? Bonne question, bonne question, mais réponse unilatéralement médiocre : quelques malheureux épisodes après le début de la saison, tout suspens s’envole quant aux véritables intentions du héros. Ce qui nous est proposé est, en termes d’honnêteté psychologique, tout bonnement inadmissible car bien trop simple : Homeland tombe là encore dans un manichéisme digne de Princesse Sarah. Chez Boss, au contraire, on nous propose Ezra Stone, le second de Tom Kane : est-il réellement fidèle ? Cautionne-t-il réellement les agissements discutables de son mentor ? La réponse est ici évidente, le retournement final attendu, mais brillamment exécuté. Non vraiment, Boss : 2 – Homeland : 0.

3) Schizophrénie versus Lewy 

Acte III : la crédibilité du protagoniste. Dans Homeland, Claire Danes joue Carrie Mathison, une jeune agent de la CIA atteinte bipolarité. Maladie sexy s’il en est, qui nous avait livré le formidable Billy Chenowith de Six Feet Under pour ne nommer que lui, la bipolarité peut permettre des merveilles scénaristiques. Elle peut façonner un personnage effrayant, instable, imprévisible, mais si vous avez lu ce qui précède, vous savez déjà que Carrie Mathison fait une bien piètre bipolaire. Je ne remets pas en cause les compétences de l’actrice, récompensée à juste titre pour son excellent travail, mais on lui a demandé de jouer une psychotique tristement évidente. Tout ce que fait Carrie Mathison est calculé en fonction du théorème « une personne cinglée agira toujours envers le bon sens », ce qui nous permet d’anticiper le moindre mouvement de cette pauvre Carrie. De plus, sa maladie revient très souvent sur le tapis de façon déplaisante, puisque les scénaristes l’utilisent comme catalyseur à tout va : « ah, le pot aux roses va être découvert ? mince alors, faisons faire une crise à Carrie »…De l'autre côté, Tom Kane est malade lui aussi : atteint de la maladie de Lewy, qui induit une très rapide dégénérescence cérébrale, il est tout aussi instable qu’un être bipolaire. A la différence toutefois du personnage de Claire Danes, qui utilise bien souvent son désordre psychique comme une baguette magique pour comprendre des choses, Tom Kane est l’esclave de son affliction : il perd ses mots, son calme, maîtrise moins son corps…Il peut basculer à tout moment et révéler son incapacité à la face du monde, perdant ainsi toute crédibilité et tout pouvoir : sa dégénérescence n’est pas un couteau suisse mais une épée de Damoclès.
Pour conclure cette étude de cas, je me permettrai de mentionner les scènes finales de ces deux séries : au ridicule d’un rebondissement digne de Sunset Beach dont nous accable Showtime répond une envolée poétique saisissante dans Boss, preuve s’il en est que la comparaison ne tient pas. Remballez vos goûts de hipsters, parce que Boss : 3 et Homeland : 0.


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Cet article a mérité sa fin : il nous aura à tout le moins permis de vous dire à quel point Boss nous a convaincu. La saison deux, qui débute ce soir, n’a pas intérêt à nous faire mentir…



W., ambiance rombière

N., un brin mégalo



dimanche 27 mai 2012

Upfront - NBC - Tv shows are coming ...


En mai en dehors de faire tout ce qui nous plait, il faut aussi s'attarder sur les Upfront. Que se cache-t-il derrière ce terme barbare ? La saison des upfronts est la période de l'année où les nouvelles séries de la rentrée sont sélectionnées par les networks. S'enchaînent donc l'apparition des pitchs, la sélection des pilotes par les chaînes et enfin la sortie des trailers des nouveautés sélectionnées. Histoire que vous et nous soyons bien préparés pour la rentrée 2012/2013, on s’atèle à la critique, acerbe comme toujours, de ces bandes annonces. 

Go On



Contre toute attente, cette bande annonce a produit un effet plutôt agréable et inédit chez moi, car vous n'ignorez pas que les sitcoms, les comédies, n'ont pas ma faveur immédiate. Le pitch : un commentateur sportif un brin arrogant (Matthew Perry, que l'on aime un peu mieux depuis la saison trois de The Good Wife) s'inscrit dans une thérapie de groupe pour surmonter ses problèmes. Quand on a lu ça, on se dit qu'on aura tout vu (mais on a pas encore vu Animal Practice, voir plus bas) et que l'apocalypse par les zombies peut avoir lieu mais miracle, le trailer m'a fait sourire. C'est amusant, c'est touchant, ça ressemble à un traitement à la fois léger et intelligent du deuil, grâce à un personnage principal charismatique et deux ou trois effets de style bien placés.


Conclusion : On verra quand on verra, mais pourquoi pas.

The New Normal

  

Il y a deux choses qui m’énervent dans la vie : l'intolérance envers les autres orientations sexuelles et les homosexuels. Blague a part, Ryan Murphy à une obsession pour le sujet de l'homosexualité et on l'en remercie plutôt car il traite les sujets de façon pertinente. Toutefois, il retombe dans ses travers habituels à savoir un couple d'homos avec un mec profondément efféminé et maniéré et l'autre qui ressemble à un hétéro lambda mais bogoss. Exactement le même schéma que dans Glee et American Horror Story. Traiter de l'adoption homosexuel sur un grand network et en format sitcom est un pari couillu, espérons toutefois, que l'ensemble ne tombe pas trop dans le cliché avec vingt-cinq blagues par épisode sur les manières et gestuelles exagérées d'un des deux pères. NBC et Murphy ont voulu ici clairement surfer sur la vague Modern Family : mettre sur le devant de la scène une famille considérée comme moderne entendre par là qu'elle diffère de la cellule familiale occidentale traditionnelle, à savoir papa maman poupon, et créer ainsi une forte curiosité chez le téléspectateur qui peut à la fois s'identifier et se dire "oh bordel ça se passe pas comme ça chez moi quand même, sont bizarres ces homos". 


Conclusion : Plutôt neutre, on verra bien.

Chicago Fire




A l'heure où en France les mecs les mieux gaulés du pays aka les pompiers de Paris sont destitués pour bizutages intensifs, viols et autres sucreries, NBC décide de mettre sur le devant de la scène ses propres machines à muscles. Présenté comme un tv show sombre et complexe, Chicago Fire narre les pérégrinations d'une équipe de combattants du feu : problèmes familiaux, sentimentaux et rivalités seront pour sûr de la partie. Si la chaîne nous promet une série d'une noirceur intense dont le thème pourrait, en effet, se prêter à cette intensité (on pense notamment à la diffusion de Rescue sur la chaîne câblée FX qui traite du même sujet mais dans la ville de New York) le trailer pour l'instant ne met en avant que la bogossitude et les pecs saillants de ses personnages plus qu'autre chose. Ce n'est pas une simple tirade à la con sur la façon d'extérioriser la violence qui me bernera. Non, non, non.

Conclusion : On t'attend au tournant.

Guys with Kids


Excusez moi je vais vomir.

Conclusion : Mais de quelle série parlez vous, j'ai déjà oublié !

Animal Practice





Accrochez-vous : voici venir House chez les toutous. Oui, après les chirurgiens, les urgentistes, les médecins de clinique, les ambulanciers, nous avons droit aux VETERINAIRES! Et histoire de pimenter l'action, le véto en chef est méchant, il n'aime pas les êtres humains et trouve qu'ils ne méritent pas leurs compagnons. Amateurs de petits singes intelligents, de courses de tortue et de micro chiens, foncez! On trouvera ici quelques bonnes blagues, une tension sexuelle entre les deux protagonistes, un brin de mélodrame à base de "mon dieu, mais il va faire piquer la pauvre bête!" et autres douceurs. 


Conclusion : cynisme gratuit mis à part, on verra ce que ça donne à la rentrée. 

Revolution


JJ Abrams nous revient, cette année encore. Personnellement, je n'en peux plus, il m'a fatiguée et je peux très bien crier haut et fort : "Mec, arrête, maintenant, PRENDS TA RETRAITE". Donc j'ai vu arriver la bande annonce de Revolution d'un oeil plutôt circonspect, forcément...Finalement, je suis mitigée, parce que comme d'habitude, on me drague avec un pitch méga cool : et si toute trace d'énergie disparaissait ? Et si on se retrouvait quinze ans plus tard, pour voir un peu comment les meufs font pousser du basilic dans leurs moteurs de bagnoles et les mecs ont une barbe de deux jours et demie en permanence? Sympathique, non? Oui, oui, mais voilà...Et si un type malin savait des choses importantes mais qu'il mourait dans les cinq premières minutes du pilote? Et si sa fille méga belle gosse partait à l'aventure avec un méga beau gosse pour une mission de sauvetage courageuse? Et si on y collait des arts martiaux, des mecs pas contents, des histoires d'amour niaises, des clichés psychologiques de la taille du Kansas...Avant de me mettre à taper sur mon écran d'ordi de colère, je vais attendre la rentrée pour me faire une véritable opinion, mais j'ai peur que mes petits espoirs envers Révolution ne se fassent écraser par une enclume de cul-cul.


Conclusion : Pitié, ne me décevez pas



La suite demain avec la CW, ça va envoyer du BOIS.

dimanche 18 septembre 2011

The Good Wife - "You know I'm no good"

Attention ça spoile.

Les photos en grand, beau, reluisant et shinny tout ça, c'est par .
Alicia Florrick (Julianna Marguiles) va connaitre à la rentrée la troisième années de ses aventures et ce à travers la série The Good Wife (TGW). La série est diffusée sur CBS et remporte un succès critique, Julianne Marguiles a remporté le Golden Globes de la meilleure actrice il y a de ça deux ans et Archie Panjabi l’Emmy du meilleur second rôle en 2010, que ce soit par la qualité de son scénario, la complexité de ses personnages qu’ils soient premiers ou secondaires et le traitement de l’image de la femme qu’elle prône. Néanmoins, malgré des audiences plutôt importantes pour sa case horaire 11,8 million epour la saison 2, elle manque d’un élément essentiel à la pérennité des tv shows sur les chaines nationales américaines, l’audience des 18-45 ans (seulement 2,1 pour la saison 2 ; a titre d’exemple Grey’s anatomy réunit 4.5 de 18-45 en moyenne). Néanmoins, c’est l’une des seules séries récompensée de CBS ce qui lui assure une sécurité plus ou moins grande.
Comment la série a-t-elle fait évoluer son personnage et son image au cours de ces trois années et que pouvons nous attendre de cette saison 3 ?
Les posters promotionnels de TGW sont toujours structurés de façons identiques : un slogan, une symbolique du scandale et la présence centrale d’Alicia Florick.

Dis moi ton slogan, je te dirais qui tu es.
« His scandal. Her Life », « Son Scandale à lui. Sa vie à elle. » ce slogan de la saison 1 reflète parfaitement le peach de base de la série. En effet, Alicia Florick est une femme au foyer ayant arrêtée sa prometteuse carrière d’avocate afin d’élever ses deux enfants et permettre à son mari de continuer sa carrière dans la politique et le droit. Malheureusement, son mari, State attorney (SA) de son état, est la cible d’un double scandale. Scandale professionnel d’une part, il est accusé de malversation, et personnel, d’autre part, il est paparizité avec moult prostitués. Evidemment, les deux scandales se confondent et obtiennent une portée médiatique démesurée. Le SA, dont le rôle est de representer l’état dans les procédures criminelles, se retrouve projeté simultanément sur le devant de la scène médiatique et derrière les barreaux, sa femme doit donc supporter le scandale, sa famille et sa vie seule – excepté la présence d’une belle mère envahissante.
« Wife is complicated » tel est le slogan de la saison 2 ; détournement volontaire de l’adage « Life is complicated », ce slogan illustre les nouveaux enjeux de la saison : Alicia redevient femme, moitié d’un mari qui tente de reprendre flot, elle doit gérer la reconstruction de son mariage au quotidien et sa vie de working girl qui s’est développée durant l’année passée. En effet, malgré la liberation de son mari elle ne reprend pas son rôle de femme au foyer, le couple doit alors se redéfinir ; un couple qui a connu la tromperie et le scandale, un couple où la femme est devenue indépendante financièrement, où elle s’est redéfinie sentimentalement et professionnellement grâce à Will.
Le double slogan des affiches de la saisons 3 qui s’avère en réalité être un titre et son sous titre, est révélateur d’un tournant dans la vie d’Alicia : elle n’est plus qu’une épouse, elle se révèle femme. «Don’t let the name fool you » ( Ne laissez pas le nom (the good wife) vous tromper) sous titré « New day, new life, new beginning » ( Nouveau jour, nouvelle vie, nouveau commencement ) met bien en avant l’idée qu’Alicia n’est plus The Good Wife, celle qu’elle se devait être pour survivre dans la première saison, celle qui a survécu au scandale. Toutefois, cette image n’est pas derrière elle, bien au contraire elle est omniprésente, excepté que désormais elle ne la subit plus, elle s’en sert, l’utilise et la domine ; idée qui se retrouve d’autant plus dans le traitement du scandale dans les affiches.

"Ce qu'il y a de scandaleux dans le scandale, c'est qu'on s'y habitue" (Simone de Beauvoir)
L’autre fondement de TGW et de ses affiches promotionnelles, est le traitement du scandale.
Sur les affiches de la première saison, il est omniprésent. Il apparait soit dans la foule de photographes, soit dans la tapisserie d’écris qui entoure Alicia. Plusieurs messages ici : tout d’abord le choix du scandale alors que sa description est portée sous silence sur la première affiche, la seconde met sur le devant de la scène le scandale sexuelle. Deux idées ressortent de la position d’Alicia sur ces affiches, sur la première elle fait dos au scandale, elle est dans l’ombre de son mari, Peter est sur le devant, elle ne semble que peu touchée par le scandale médiatique ; Dimension à laquelle il faut ajouter celle apportée par la deuxième affiche, dans l’ombre certes mais encerclée et acculée par le scandale, elle y baigne et y sombre. Cette image d’une femme qui subit passivement le scandale disparait dans le poster de la saison 2. Effectivement, la domination du scandale sur le visuel disparait pour n’être qu’incarné par la menotte qui pend au poignet de Peter. Un détail intéressant se trouve dans la position d’Alicia et Peter. En effet, ils sont de faces tous les deux et se tiennent la main : Alicia n’est plus cachée et est sans attache à son mari, elle se lie a lui volontairement. Précision d’autant plus pertinente lorsqu’elle est mise en opposition avec la présence de Will de l’autre coté de l’image. Le scandale n’est plus totalement dû à son mari, elle le provoque par ses liens professionnels et sentimentaux représentés respectivement par la mallette et Will. Les deux pans ne faisant qu’un, Will étant le « senor partner » de son cabinet. Ce métier et cet homme qui lui ont permit de renaître ( rappelons que Will lui a obtenu sa place et que , de plus, est un de ses ancien ami et flirt) sont ce qui la positionne au centre de l’affiche par choix et non par obligation. Dernier détail intéressant : la position des mains. En effet, la main d’Alicia se trouve derrière celle de Peter contrairement à celle positionnée par dessus celle de Will. La main qui se cache ne devrait elle pas se trouver dans la main de Will ? Surtout lorsque l’on sait que sa relation réelle, non fantasmée et officielle est avec son mari. De là à affirmer que la position des mains est l’expression inconsciente de ce qu’elle désire réellement, il n’y a qu’un pas.


Scène culte de la saison 2 : Alicia, Will et les mains, une grande histoire.


Alicia devient son propre scandale, principe qui ne semble que se renforcer dans les affiches de la saison 3 : la première montre une Alicia qui domine l’image, qui la domine dénudée. En s’inspirant des pubs aubade, l’héroïne incarne le scandale de l’affiche, elle ne subit plus celui de Peter. La disparition progressive du scandale de son mari atteint son apogée sur la dernière affiche : la seule évocation du scandale de Peter ne semble pouvoir être trouver que dans le carton de dossiers, voire d’archives, qui se situe aux pieds de l’héroïne. Non le scandale n’a pas disparu, il semble assimilé et dépassé. Il apparait ici une cohérence avec la fin de la saison 2 : le scandale est dépassé Peter étant redevenu States Attorney, projetant même une campagne de gouverneur, et sa femme l’a mis à la porte.


Enfin le visage des pubs Aubade est révélé.

L’ingéniosité des publicistes pour traiter les thèmes de la série en filigrane dans les affiches ne s’arrête pas la. Concentrons nous sur les couleurs des affiches à dominance noire, grise et rouge. Alors que le noir est omniprésent sur les affiches de la saison 1 et ce certainement pour représenter la place dans l’ombre d’Alicia, la dureté et l’âpreté de sa vie ; dès la saison 2 la dominance est grise ce qui évidemment, concorde avec le slogan et la position d’Alicia : une vie plus en nuances, en complexité, choix et conflits. Le gris reste sur les affiches de la saison 3, la difficulté de sa vie n’ayant pas disparu, néanmoins, c’est un gris teinté de blanc qui lui envahit le corps ; elle épouse et incarne cette complexité de vie tout en l’assumant. L'arrière-plan permet alors l'apparition d'une nouvelle variété de couleurs, au travers de la ville qui siège derrière Alicia et semble symboliser sa vie future. Enfin, le traitement du rouge sur l’ensemble de la campagne publicitaire, est de loin le plus pertinent, il symbolise le scandale. Durant la saison 1 c’est la robe d’Alicia qui incarne le rouge, elle porte le scandale, c’est son fardeau, a la fois elle le symbolise et il l’emprisonne. La présence du rouge sur le corps d’Alicia ne fait que diminuer sur les affiches pour n’être qu’apparente sur les bijoux, les ongles et le dessous de ses Louboutins, il orne les symboles de la féminité : elle ne subit plus le scandale, elle s’en pare et s’en arme. Alors que durant les premières saisons, le scandale de Peter lui obtenait des affaires et ce de façon déplaisante, cette dynamique pourrait s'inverser : dans un futur proche, le scandale deviendra une arme assumée. Une évolution qui a connu ses balbutiements dès la fin de la saisons 1 lorsqu’elle accepte de faire jouer les contacts de son mari pour garder sa place et dans la saison 2 lorsqu’elle assume le scandale de son mari sur une grande chaîne nationale et devient une image médiatique à part entière , séparée de son mari ; on ne doute pas que cette intervention accroitra sa popularité auprès d’une future clientèle. Elle gère enfin son scandale jusqu'à parfois le faire totalement disparaitre de son esprit comme le prouve l’affiche inspiré d’aubade.

De Jackie à Carrie
Que cela soit les slogans ou le traitement du scandale tout revient au personnage d’Alicia, elle est le cœur et le corps de la série.
Sur les affiches de la saison 1 le personnage d’Alicia rappelle clairement la femme au foyer américaine des années 60, la ménagère niveau de vie Kennedy, certes, mais la ménagère quand même. La robe dont elle est vêtue est d’une simplicité et d’une monotonie à endormir les pulsions des plus excités d’entre nous, cet aspect austère et wasp n’est que renforcé par la présence du collier en perles blanches et nacrées ras le coup typique de la femme de bonne famille.


Jackie, Alicia, même combat.

Dès la saison 2 l’évolution est notable, la robe à la coupe clairement contemporaine et non dénuée de gout laisse paraitre ses épaules et épouse ses formes à la perfection mettant en avant sa féminité, renforcée par la légère chaine qui sillonne son cou. Evidemment, les affiches de la saison 3 ne changent pas de cap, Alicia devient femme, accepte son corps, ses formes et ses atouts, l’affiche où elle apparait quasi nue mis a part, il est précieux de constater à quel point la coupe de sa dernière robe s’est simplifiée, fluidifiée et décoltée; elle semble s’échapper de ses propres vêtements, de ce qu’il l’emprisonne dans un rôle qu’elle n’occupe plus même si, évidemment ,elle ne perd en rien sa tenue distingué qui est caractéristique à son milieu professionnel, à son personnage et à l’image d’ensemble de la série. Cette épanouissement transparait aussi dans les expressions d’Alicia : l’impassibilité semi angoissée de la première saison semble laisser place à un sourire et un sentiment de plaisir non négligeable.
Les positions prisent par Alicia sur les affiches de la saison 3 temoignent d’un relâchement globale du personnage : elle n’est plus debout et droite, elle est allongée et dénudée ou assise nonchalamment dans un fauteuil où elle exhibe ses jambes – fauteuil qui, par ailleurs, n’oublie pas de procurer à cette nouvelle femme un impression de maitrise et domination de son environnement. La présence d’apparats supplémentaires sur les posters de la saison 3 n’est pas à passer sous silence. Que ce la soit le vernis sur les pieds , les louboutins ou la bague rouge imposante à sa main, Alicia affiche de plus en plus sa féminité. La présence des chaussures à semelles rouge n’est ici pas innocente, elles font référence directement à deux séries juridiques récentes, Faily Legal et Harry’s Law, séries au ton plus léger et où l’aspect girly de certaines héroïnes est mis sur le devant de la scène. De plus, ces séries possèdent des héroïnes célibataires qui gèrent d’une main d’acier leur carrière professionnelle. Ce nouveau visage d’Alicia embrasse à la fois le suite logique de la série mais aussi la volonté de rajeunir le public de The Good Wife.


Les nouvelles Ally Mcbeal.

Enfin, évoquons le mystère de l’alliance. Sur les affiches de la saison 1, Alicia se tient l’auriculaire de manière angoissée suggérant qu’elle tient ou tourne son alliance alors que sur les affiches suivantes l’alliance disparait dans la main de Will, voire disparait tout court. : la question sur la saison 3 reste entière. Sur l’affiche dénudée l’auriculaire est cernée, certes mais est ce un cheveux ou une alliance ? Notons qu’il est plutôt clair que cette affiche semble faire référence à la dernière scène de la saison 2. Alicia aurait elle gardé l’alliance lorsqu’elle a fait l’amour avec Will ? Si elle est passée à l’acte d’ailleurs même si l’affiche ne semble point laisser de doute sur ce sujet là. La présence symbolique d’une alliance la placerait dans le domaine de l’adultère – écho magnifique au début de la saison 1- alors que son absence la rendrait wedding free. La dernière affiche nous apporterait elle une réponse ? Alicia n’abhorre plus d’alliance, qu’elle soit imaginée ou non. Cette affiche c’est Alicia après l’acte, après la libération, après son changement de vie et ses prises de décisions importantes, c’est l’Alicia, ce n’est plus Madame Florick.

Les photos en grand, beau, reluisant et shinny tout ça, c'est par .


N. pour vous servir.